Feu vert arabe

Monde

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Le balancier est reparti en direction de la paix

LE CAIRE Les chefs des diplomaties arabes chargés du suivi du dossier israélo-palestinien ont donné jeudi à Yasser Arafat leur feu vert pour continuer à explorer les chances d'un accord avec Israël avant la fin du mandat de Bill Clinton.

`Le dialogue doit se poursuivre´, a déclaré à l'issue de la réunion au Caire le ministre égyptien, Amr Moussa, dont le pays donne généralement le la du camp arabe dans le processus de paix. Arafat, qui leur a rendu compte des éclaircissements que Clinton lui a donnés mardi à Washington sur certains aspects de son plan, s'est déclaré ensuite optimiste.

L'optimisme palestinien a fait des émules. Le chef de la diplomatie israélienne, Shlomo Ben-Ami, qui avait estimé cette tâche `humainement impossible dans un si court laps de temps´, a exprimé un optimisme nouveau devant le résultat de la réunion du Caire.

`Je crois que nous pouvons aboutir sinon à un accord, du moins à une forme de déclaration de principes fondamentaux susceptibles de former la base d'un accord´ avant le départ de Clinton, a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Berlin.

Pendant ce temps, aux Etats- Unis, sans tomber dans le triomphalisme, la Maison-Blanche a fait valoir que les deux parties avaient maintenant accepté de discuter sur les bases des grandes lignes formulées par Bill Clinton, tout en émettant des réserves, dont il sera tenu compte dans les négociations à venir entre les émissaires que les deux parties ont accepté de renvoyer à Washington.

La fin des violences, condition formulée par Israël pour reprendre la négociation, et acceptée par Arafat lors de sa rencontre avec Clinton, fera l'objet prochainement d'une réunion spécifique, peut-être au Caire, entre de hauts responsables militaires des deux camps sous la présidence du chef de la CIA, George Tenet.

Les négociations qui s'annoncent à Washington, indirectes dans un premier temps, devraient permettre de préciser les diverses clauses du projet d'accord-cadre présenté le 23 décembre par Clinton.

Compromis le plus élaboré à ce jour entre des thèses naguère incompatibles, il prévoit un retrait israélien de 100% de la bande de Gaza et d'environ 95% de la Cisjordanie, la souveraineté palestinienne sur le secteur arabe de Jérusalem mais le renoncement de facto au droit au retour des réfugiés du conflit de 1948.

Ce renoncement, dans sa formulation au moins, pose problème aux Palestiniens qui en avaient fait leur raison d'être de leur lutte depuis plus d'un demi-siècle. Au Caire, le Liban a réaffirmé son refus d'une pérennisation sur son sol de la présence des 360.000 réfugiés palestiniens déplacés par les guerres de 1948 et 1967. L'Onu a recensé 3,5 millions de réfugiés au total dans la région.

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