C'est seulement la troisième fois - alors que Forbes établit ce classement depuis maintenant 18 ans - que l'ancienne chancelière allemande Angela Merkel n'est pas numéro un. Son retrait de la vie politique profite à la milliardaire philanthrope MacKenzie Scott, troisième femme la plus riche du monde. Selon Forbes, sa détermination à faire don de son argent d'une manière significative et révolutionnaire la place au-dessus de la concurrence."Nous essayons tous de faire don d'une fortune qui a été rendue possible par des systèmes qui ont besoin de changer", avait déclaré MacKenzie Scott cet été.

Sur la deuxième marche du podium, on retrouve la vice-présidente des Etats-Unis Kamala Harris qui échange sa place avec Christine Lagarde. La présidente de la Banque centrale européenne est maintenant troisième.

Le magazine économique américain estime que pour se placer si haut dans le classement, il ne suffit pas d'avoir de l'argent ou une position de pouvoir. "La personne doit faire quelque chose de sa fortune, de sa voix ou de son audience", estime le média qui prend Rosalind Brewer pour exemple. "L'ancienne directrice de l'exploitation de Starbucks, qui a pris la tête de Walgreens [NdlR: société américaine qui exploite la deuxième plus grande chaîne de pharmacies aux États-Unis] en mars et qui est actuellement la seule femme noire à diriger une entreprise du S&P 500. Championne de longue date de la diversité sur le lieu de travail, Mme Brewer a gagné 15 places pour se retrouver à la 17e place", indique Forbes.

Parmi les artistes les plus célèbres, on trouve Rihanna, Beyoncé et Taylor Swift respectivement en 68e, 76e et 78e places. Rihanna doit notamment sa place à sa marque de cosmétique Fenty Beauty qui collecte les critiques positives. La star américaine est devenue milliardaire en août dernier.

D'autres figures de la politique internationale

La reine Elizabeth II chute, elle, au classement. La monarque qui était en 46e position lors de la dernière publication du ranking se retrouve cette année en 70e position.

La nouvelle présidente de la Tanzanie Samia Suluhu Hassan fait son entrée dans la liste, à la 94e place. Forbes souligne qu'elle a joué un rôle déterminant dans la mise en œuvre des protocoles Covid dans son pays.

La présidente de Taïwan Tsai Ing-wen, réputée pour son franc-parler en faveur de la liberté et de la démocratie face à la pression croissante de la Chine, grimpe de 28 places. Elle se classe donc au 9e rang. "Nous devons préserver nos valeurs communes pour garantir notre mode de vie libre et démocratique", avait-elle déclaré fin novembre.