Trois des quatre hommes, âgés de 43 à 69 ans, ont été arrêtés mardi matin par des policiers dans les Hautes-Pyrénées (sud), la Meuse (est) et les Hauts-de-Seine (près de Paris), tandis qu'un quatrième était déjà emprisonné suite à l'affaire de l'enlèvement d'une fillette, Mia, en avril dernier dans l'est de la France.

Tous sont proches du Français Rémy Daillet, figure des milieux complotistes et soupçonné d'être impliqué dans le rapt de la fillette, une affaire qui avait connu un fort retentissement en France. Un des autres interpellés est également inculpé dans ce dossier et deux des interpellés sont d'anciens militaires, a précisé la même source.

Selon la chaîne française BFMTV, les quatre hommes avaient des projets visant "des centres de vaccination anti-Covid". Une source proche du dossier a évoqué auprès de l'AFP une "multitude de projets d'actions violentes, visant des sites institutionnels, des centres de vaccination, des antennes 5G..."

Ces interpellations ont été réalisées dans le cadre d'une enquête baptisée "Honneur et nation", menée par des juges antiterroristes à Paris, et dans laquelle trois personnes ont été inculpées début mai et cinq autres le 24 septembre pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle".

Ces huit personnes sont notamment soupçonnées d'avoir préparé une action violente contre une loge maçonnique, mais elles visaient également, selon une source proche de l'enquête, d'autres cibles telles que des centres de vaccination, des personnalités ou des journalistes.

Depuis 2017, six enquêtes liées à des projets d'attentats d'ultradroite ont été ouvertes par le parquet antiterroriste. L'une d'elles, visant un groupuscule baptisé OAS (Organisation des armées sociales), a déjà abouti au procès de six personnes, qui se tient actuellement à Paris.