Pour la 8e semaine d'affilée, les gilets jaunes se sont réunis un peu partout en France.

Plusieurs milliers de "gilets jaunes" défilaient samedi dans un calme relatif à travers la France pour "l'acte VIII" de leur mobilisation, émaillé de heurts avec les forces de l'ordre à Paris et dans certaines villes de province.

Face à la multiplication des incidents en fin d'après-midi, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a appelé sur Twitter "chacun à la responsabilité et au respect du droit". Alors que le défilé parisien, parti des Champs-Elysées, s'était déroulé sans heurts dans la matinée, des tensions sont apparues dans l'après-midi dans la capitale, avec des jets de projectiles sur les forces de l'ordre qui ont répliqué par des tirs de lacrymogènes sur les quais de Seine, près de l'Hôtel de Ville.

Des incidents ont ensuite éclaté sur la passerelle Leopold-Sédar-Senghor qui relie les deux rives de la Seine au niveau du Jardin des Tuileries. Un gendarme a été blessé et évacué par les sapeurs-pompiers, selon la gendarmerie. Les images, diffusées sur Twitter, témoignent de la violence de l'incident.


"Nous allons vous apprendre celles du code pénal"

Rapidement, l'identité de cet homme qui s'en prend à un gendarme a été révélée. Il s'agirait de Christophe Dettinger, un ancien boxeur français aujourd'hui âgé de 37 ans. Jadis champion de France des poids lourds-légers, il se trouve aujourd'hui au cœur de la tourmente.

Sur Twitter, Christophe Castaner a annoncé que la "préfecture de police de Paris a saisi le procureur de la République de Paris". Le ministre de l'Intérieur a fait part de sa "pleine confiance en notre justice devant laquelle il devra rendre compte de cette attaque aussi lâche qu'intolérable".

Tandis que le SCPN, le syndicat des commissaires de la police nationale, a fait part de son indignation face à ce comportement, aux antipodes des valeurs inculquées par le noble art. "Monsieur, vous qui avez frappé un collègue à terre, vous êtes identifié. Pour un boxeur, vous ne respectez apparement (sic) pas beaucoup de règles. Nous allons vous apprendre celles du code pénal."