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Le préfet de police de Paris Michel Delpuech a signalé au parquet de Paris des vidéos circulant sur les réseaux sociaux et appelant à "commettre des exactions" dans la capitale, après l'interpellation de l'ex-boxeur accusé d'avoir agressé des gendarmes, a-t-on appris jeudi auprès de la préfecture de police. Le préfet de police a effectué deux signalements mercredi, et un autre jeudi, auprès du parquet de Paris, sur la base de l'article 40 du Code de procédure pénale, qui enjoint tout représentant des autorités à le faire s'il a connaissance d'un crime ou d'un délit.

"Il s'agit de vidéos faites par les gens du voyage, qui incitent à en découdre à Paris" en marge des manifestations des "gilets jaunes", selon une source policière, qui confirme une information de BFMTV.

Ces vidéos ont été faites en réponse à l'arrestation de l'ancien boxeur professionnel Christophe Dettinger, lui-même issu de la communauté des gens du voyages.

Filmé en train de frapper deux gendarmes le samedi 5 janvier, lors de l'acte 8 des "gilets jaunes", Christophe Dettinger a été placé en détention provisoire mercredi dans l'attente de son procès, qui a été renvoyé au 13 février.

"Je regrette mes actes. (...) Quand je vois ces images, je ne suis pas fier de moi", a déclaré ce père de trois enfants au casier judiciaire vierge lors de sa comparution immédiate mercredi.

Il s'était présenté lundi matin à la police, qui le recherchait depuis la diffusion de vidéos de l'agression de deux gendarmes, sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor samedi à Paris, lors d'une manifestation de "gilets jaunes".

Conformément aux réquisitions du parquet, le tribunal correctionnel a ordonné son placement en détention provisoire, afin d'"empêcher la réitération des faits et une soustraction à la justice", le prévenu ayant refusé en garde à vue "de s'expliquer sur les raisons de sa fuite".