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L'avenir des jeunes a été "volé", a dénoncé la jeune militante suédoise pour le climat Greta Thunberg, lors d'une rencontre avec des députés britanniques, mardi à Londres, où des manifestants ont manifesté pour la neuvième journée consécutive pour réclamer un "état d'urgence écologique". "Notre avenir nous a été volé à chaque fois que vous avez dit: 'le ciel est la limite' ou 'on ne vit qu'une fois'", a déclaré l'adolescente lors de son intervention au parlement, à laquelle ont notamment assisté le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn ou celui des Libéraux-démocrates Vince Cable.

"Nous n'avons probablement plus d'avenir", a-t-elle ajouté, estimant que cet "avenir a été vendu à un petit nombre de personnes pour qu'elles en tirent un argent inimaginable".

Le ministre conservateur de l'Environnement Michael Gove lui a affirmé que son message avait été entendu. "Nous n'avons pas fait ce qu'il fallait", a-t-il dit. "Il faut agir maintenant, le défi ne peut pas être plus évident, Greta vous avez été entendue."

La lycéenne, instigatrice de la "grève de l'école pour le climat" et qui a inspiré des milliers de jeunes sur l'urgence de lutter contre les dérèglements climatiques, a parcouru l'Europe ces derniers jours pour appeler les responsables politiques à prendre au sérieux cette question. Elle est arrivée à Londres au cours du week-end pour apporter son soutien au groupe Extinction Rebellion qui mène depuis neuf jours des blocages pour réclamer un "état d'urgence écologique".

Mardi, plusieurs centaines de manifestants ont encore marché jusqu'au Parlement de Westminster où les députés britanniques ont repris le travail après la pause de Pâques.

Depuis le début du mouvement, plus d'un millier de manifestants ont été arrêtés - 71 ont été mis en examen mardi et devraient comparaître prochainement notamment pour obstruction de la voie publique et résistance à l'action de la police.