"Ce qui nous intéresse beaucoup, c'est de trouver les moyens de créer les conditions pour un dialogue efficace, créer les conditions pour un cessez-le-feu dans les plus brefs délais", a déclaré M. Guterres avant des discussions avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

Bien que la situation en Ukraine soit "complexe, avec des interprétations différentes de ce qui s'y passe", il est possible d'avoir un "dialogue sérieux sur la manière d'oeuvrer au mieux à minimiser la souffrance des gens", a-t-il ajouté.

Après son entretien avec M. Lavrov, M. Guterres devait être reçu par le président Vladimir Poutine.

Après Moscou, il doit se rendre à Kiev, où son choix d'aller d'abord en Russie a été vivement critiqué, le président Volodymyr Zelensky disant ne voir "aucune justice et aucune logique dans cet ordre".

Depuis le début de l'intervention russe en Ukraine le 24 février, l'ONU est apparue marginalisée dans le conflit, entre autres à cause de la rupture provoquée par cette crise entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité dont Moscou fait partie avec Washington, Paris, Londres et Pékin.


Guterres appelle à enquêter sur de "possibles crimes de guerre" en Ukraine

Le chef des Nations unies Antonio Guterres a également appelé mardi à une enquête indépendante sur "de possibles crimes de guerre" en Ukraine, appelant également Moscou et Kiev à travailler avec l'ONU pour permettre l'ouverture de couloirs humanitaires.

"Je suis préoccupé par les rapports répétés faisant état de possibles crimes de guerre" en Ukraine, a déclaré M. Guterres durant une conférence de presse avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov à Moscou, estimant qu'ils "nécessitent une enquête indépendante".