Les combats se poursuivent toujours sur le territoire ukrainien et en particulier autour de Kiev ou les affrontements sont féroces en ce 10e jour de confit.

Le fil info :

23h55 : Zelensky exhorte ses compatriotes à chasser les troupes russes du pays

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé ses compatriotes à chasser les troupes russes du pays. "Nous devons sortir! Nous devons nous battre! Chaque fois que l'occasion se présente", a déclaré Zelensky dans un message vidéo. Il appelle les Ukrainiens à faire comme à Kherson, Berdiansk ou Melitopol et à "chasser ce mal de nos villes". Selon les informations rapportées ces derniers jours, des citoyens non armés de ces villes se sont opposés aux unités russes et l'occupation n'a donc été que temporaire. Il était important d'empêcher la création de nouvelles "républiques populaires" comme dans les régions de Donetsk et de Louhansk, a expliqué le président ukrainien.

23h47 : Visa et Mastercard suspendent leurs opérations en Russie

Les géants mondiaux des cartes bancaires Visa et Mastercard ont annoncé samedi qu'ils suspendaient leurs opérations en Russie après l'invasion de l'Ukraine.

Mastercard a "décidé de suspendre (son) réseau de services en Russie", et Visa va "cesser toutes les transactions Visa au cours des prochains jours", ont fait savoir les deux sociétés dans des communiqués.

23h30 : Londres prévoit un "plan d'action" pour faire "échouer" Poutine

Le Premier ministre britannique Boris Johnson va présenter un "plan d'action" international visant à faire "échouer" l'invasion russe de l'Ukraine et multiplier les rencontres diplomatiques à cette fin la semaine prochaine à Londres, ont indiqué ses services samedi.

Après une vague "sans précédent" de sanctions des Occidentaux contre des intérêts russes en réponse à l'offensive armée en Ukraine, Boris Johnson va appeler la communauté internationale à renouveler "son effort concerté" contre Moscou via ce "plan d'action en six points", qu'il doit détailler dimanche, a précisé Downing Street dans un communiqué.

Le président russe Vladimir "Poutine doit échouer et nous devons veiller à ce qu'il échoue dans cet acte d'agression", a déclaré le dirigeant dans un communiqué.

"Il ne suffit pas d'exprimer notre soutien à l'ordre international fondé sur des règles, nous devons le défendre contre une tentative durable de réécrire les règles au moyen de la force militaire", a-t-il ajouté.

A cette fin, Boris Johnson s'entretiendra lundi à Downing Street, séparément puis lors d'une trilatérale, avec ses homologues canadien, Justin Trudeau, et néerlandais, Mark Rutte.

Mardi, il recevra à Londres les dirigeants du groupe de Visegrad (V4) réunissant la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie.

Le plan d'action prévoit de mobiliser une coalition humanitaire internationale pour l'Ukraine, de soutenir la capacité du pays à se défendre, de "maximiser" la pression économique contre le régime russe, d'empêcher "la normalisation insidieuse" de ce que la Russie fait à l'Ukraine, de poursuivre la voie diplomatique pour obtenir la désescalade et de lancer "une campagne rapide" pour renforcer la sécurité dans la zone euro-atlantique.

22h50 : Plus de 100.000 volontaires pour défendre Kiev, selon les autorités ukrainiennes

Selon la vice-ministre ukrainienne de la Défense, Hanna Malyar, plus de 100.000 volontaires se sont proposés pour défendre Kiev contre les forces russes, a rapporté l'agence de presse ukrainienne Unian. Après la guerre avec la Russie, les unités de volontaires ne seront pas dissoutes mais incorporées dans l'armée ukrainienne, a ajouté Hanna Malyar.

22h41 : Un avion russe atterrit aux Etats-Unis pour récupérer des diplomates accusés d'espionnage

Un avion russe a atterri samedi aux Etats-Unis pour récupérer une douzaine de diplomates expulsés de la mission de la Russie à l'ONU et accusés par Washington d'"espionnage", selon les autorités. Les Etats-Unis ont fermé leur espace aérien à tous les avions russes après l'invasion de l'Ukraine par Moscou la semaine dernière.

Un Iliouchine IL-96 s'est toutefois posé samedi à l'aéroport international de Washington, selon le site Flight aware qui suit tous les mouvements aériens.

"Le gouvernement américain a donné son feu vert à cet avion affrété par le gouvernement russe pour faciliter le départ des diplomates de la mission russe" aux Nations unies, a déclaré à l'AFP une porte-parole du département d'Etat. Cette "exception" vise à assurer leur départ et celui de leurs familles "à la date imposée", a-t-elle ajouté.

Les Etats-Unis ont annoncé lundi l'expulsion de "12 agents de renseignement de la mission russe qui ont abusé" de leur statut diplomatique aux Etats-Unis "en s'adonnant à des activités d'espionnage". Le lendemain, sur la même base, ils ont ordonné le départ avant le 7 mars d'un ressortissant russe travaillant au secrétariat de l'ONU.

L'ambassadeur russe aux Etats-Unis, Anatoli Antonov, avait dénoncé "une démarche hostile" contre son pays.

La mission russe à l'ONU compte une centaine de personnes, selon une source diplomatique russe.

22h10 : La situation est "catastrophique" à Marioupol

Il est "impératif" d'évacuer rapidement la population de la ville ukrainienne de Marioupol, assiégée par l'armée russe et ses alliés, en raison de la situation humanitaire "catastrophique", a plaidé samedi un responsable de l'ONG Médecins sans frontières (MSF) en Ukraine. "A Marioupol, la situation est catastrophique et empire de jour en jour", a déclaré à l'AFP Laurent Ligozat, coordinateur d'urgence de l'ONG en Ukraine.

"Aujourd'hui il n'y a plus d'eau; les gens ont énormément de problèmes pour accéder à de l'eau potable et cela devient un enjeu un peu essentiel. Il n'y a plus d'électricité, il n'y a plus de chauffage. La nourriture vient à manquer, les magasins sont vides", a-t-il dit depuis la ville de Lviv, dans l'ouest du pays.

MSF disposait déjà de personnel dans ce port stratégique de quelque 450.000 habitants avant l'invasion russe de l'Ukraine la semaine dernière. L'ONG dispose toujours d'équipes sur place, qui y sont bloquées depuis plusieurs jours.

Après plusieurs jours de bombardements, la Russie a annoncé samedi matin un cessez-le-feu et l'ouverture de couloirs humanitaires pour évacuer les civils pris au piège des combats à Marioupol, sur la mer Noire, et de la ville de Volnovakha voisine, également assiégée.

Mais les Ukrainiens ont ensuite reporté ces évacuations, invoquant des violations du cessez-le-feu par les forces russes, que ces dernières ont démenties.

"Depuis plusieurs jours tout simplement, il n'y a plus rien qui rentre et qui sort de la ville", a déploré M. Ligozat.

Il a lancé un appel aux belligérants pour qu'ils permettent aux civils de quitter les lieux.

"Il est impératif que ce corridor humanitaire, qui aurait pu voir le jour aujourd'hui mais qui ne s'est pas vraiment mis en place suite à un non-respect du cessez-le-feu, se mette très rapidement en place pour permettre aux populations civiles, aux femmes et aux enfants de sortir de cette ville", a-t-il affirmé.

21h25 : Le point sur le conflit

L'armée russe a annoncé samedi avoir repris à 15H00 GMT "l'offensive" après le report de l'évacuation de civils de deux villes assiégées dans le sud-est de l'Ukraine, dont le port stratégique de Marioupol.

L'évacuation a été reportée en raison de multiples violations russes du cessez-le-feu, selon la mairie de Marioupol, tandis que Moscou accusait les "nationalistes" ukrainiens d'empêcher les civils de partir et de profiter de la trêve pour consolider leurs défenses.

La prise de cette ville de quelque 450.000 habitants, située sur la mer d'Azov, serait un tournant dans l'invasion russe de l'Ukraine. Elle permettrait la jonction entre les forces russes en provenance de la Crimée annexée, qui ont déjà pris les ports clés de Berdiansk et de Kherson, et les troupes séparatistes et russes dans le Donbass.

Les forces russes se rapprochent de Kiev, rencontrant une tenace résistance et bombardant parfois des immeubles d'habitation, notamment à Tcherniguiv, à 150 km au nord de la capitale, où des dizaines de civils ont été tués ces derniers jours.

Le président ukrainien a annoncé samedi que les forces ukrainiennes avaient lancé une contre-attaque autour de Kharkiv (nord-est), la deuxième ville d'Ukraine (1,4 million d'habitants), théâtre de bombardements parmi les plus intenses depuis le début de la guerre.

L'armée russe continue de pilonner les alentours de Kiev.

Après dix jours de guerre, le bilan est impossible à vérifier de manière indépendante.

Kiev fait état d'au moins 350 civils et plus de 9.000 soldats russes tués, sans mentionner ses pertes militaires, et Moscou évoque 2.870 morts côté ukrainien et 498 côté russe.

Un troisième round de pourparlers entre l'Ukraine et la Russie se déroulera lundi, a annoncé samedi un membre de la délégation ukrainienne, David Arakhamia.

20h25 : Le Premier ministre israélien, M.Bennett, a rencontré le président russe, M. Poutine, à Moscou.

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett a lancé samedi une médiation dans le conflit entre la Russie et l'Ukraine, avec des visites à Moscou puis Berlin et un entretien téléphonique avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Jusqu'à présent, M. Bennett ne s'est pas joint au concert des condamnations internationales de l'invasion russe de l'Ukraine lancée le 24 février, en soulignant les liens solides qui unissent Israël à Moscou et à Kiev.

En raison de cette proximité avec les deux belligérants, Israël a proposé de servir de médiateur, une proposition soutenue par les responsables ukrainiens.

M. Bennett s'est envolé samedi pour Moscou où il a rencontré le président russe Vladimir Poutine pendant "environ trois heures", selon ses services.

Il s'agit de la première visite en Russie d'un dirigeant étranger, liée à l'invasion russe de l'Ukraine.

Il s'est ensuite entretenu au téléphone avec Volodymyr Zelensky avant de se rendre à Berlin pour rencontrer le chancelier Olaf Scholz.

Peu de détails ont filtré sur le contenu exact des discussions.

Les services de M. Bennett n'ont pas explicitement mentionné l'invasion russe, se contenant d'indiquer qu'il avait évoqué "la situation des Israéliens et des communautés juives à la suite du conflit".

Dans un communiqué, le Kremlin a indiqué que MM. Poutine et Bennett avaient abordé "les différents aspects de la situation en Ukraine dans le cadre de l'opération militaire spéciale de la Russie pour la protection du Donbass".

M. Bennett "s'est concerté avec les Etats-Unis, l'Allemagne et la France" avant sa rencontre avec le président russe, ont précisé ses services.

A Paris, un communiqué de la présidence a affirmé que le président Emmanuel Macron avait "parlé au Premier Ministre ce matin avant qu'il ne parte à Moscou dans une logique de coordination des efforts pour obtenir l'arrêt des combats".

"Le président lui a fait part de ses dernières conversations avec le président Poutine. Ils vont rester en contact avec ce même objectif qui est d'obtenir le cessez-le-feu et cela en coordination également avec le chancelier Scholz", selon le texte.

M. Bennett est un juif religieux qui ne conduit pas d'affaires officielles le samedi, jour de repos hebdomadaire juif, sauf dans des circonstances extraordinaires.

19h37 : Washington appelle les ressortissants américains à quitter "immédiatement" la Russie

"Les citoyens des États-Unis sont priés de quitter immédiatement la Russie", a indiqué le département d'État dans un avis de voyage actualisé samedi. Le précédent avis, émis lundi, recommandait aux ressortissants des États-Unis "d'envisager" de quitter la Russie dans le contexte du conflit armé avec l'Ukraine.

Samedi, le département d'État a cependant décidé de renforcer ses conseils aux voyageurs, mettant en garde contre de possibles intimidations par les forces de sécurité russes, alors que l'ambassade n'est en mesure d'offrir qu'une aide limitée.

Les Américains sont appelés à organiser eux-mêmes leur départ et solliciter de l'aide consulaire dans d'autres pays en cas de nécessité.

19h10 : Rencontre entre Blinken et le ministre des Affaires étrangères ukrainien

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a rencontré samedi le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, à la frontière entre la Pologne et l'Ukraine, en signe de solidarité au dixième jour de l'invasion par la Russie de son voisin pro-occidental.

"J'espère que le peuple ukrainien pourra y voir une manifestation claire du fait que nous avons des amis qui se tiennent littéralement à nos côtés", a déclaré M. Kouleba après leur rencontre au poste frontière de Korczowa-Krakovets, sous haute sécurité.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères a indiqué samedi à son homologue américain, rencontré en tête-à-tête, que son pays avait besoin d'avions de chasse et de systèmes de défense aérienne, qualifiant de "signe de faiblesse" le refus de l'Otan de mettre en place une zone d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine.

"Ce n'est un secret pour personne que notre demande la plus forte concerne les avions de chasse, les avions d'assaut et les systèmes de défense aérienne", a déclaré Dmytro Kouleba au secrétaire d'État américain Antony Blinken, lors d'entretiens à la frontière entre l'Ukraine et la Pologne

19h02 : Radio France annonce suspendre la correspondance de ses journalistes en Russie

Le groupe radiophonique public Radio France a annoncé samedi à l'AFP suspendre la correspondance de ses journalistes en Russie, après le vote d'une loi russe prévoyant de la prison ferme pour la publication de "fausses informations" sur la guerre en Ukraine, selon les critères des autorités russes.

Le groupe, qui compte sept chaînes nationales dont France Inter et Franceinfo, a sollicité une expertise juridique afin de déterminer si la loi russe s'applique aux journalistes étrangers. Elle a également sollicité l'avis de l'Union Européenne de Radio-Télévision (UER), grande alliance de médias de service public. Dans l'attente de ces conclusions, la correspondance de ses journalistes en Russie est suspendue.

18h28 : La troisième session de pourparlers aura lieu lundi

Un troisième round de pourparlers entre l'Ukraine et la Russie se déroulera lundi, a annoncé samedi un membre de la délégation ukrainienne, David Arakhamia. "Le troisième round de négociations se tiendra lundi", a-t-il écrit sur sa page Facebook au dixième jour de l'invasion russe en Ukraine.

17h52 : L'armée russe a repris "l'offensive"

L'armée russe a repris "l'offensive" après le report de l'évacuation de civils de deux villes assiégées dans le sud-est de l'Ukraine, a déclaré samedi le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov.

"En raison de la réticence de la partie ukrainienne à influencer les nationalistes ou à prolonger le +cessez-le-feu+, les opérations offensives ont repris depuis 18H00, heure de Moscou", soit 15H00 GMT, a-t-il déclaré dans un message vidéo.

La Russie a annoncé plus tôt samedi un cessez-le-feu et l'ouverture de couloirs humanitaires pour évacuer les civils du port stratégique de Marioupol et de la ville de Volnovakha voisine.

"Pas un seul civil n'a pu quitter Marioupol et Volnovakha le long des couloirs de sécurité annoncés. La population de ces villes est détenue par des formations nationalistes comme boucliers humains", a ajouté le porte-parole du ministère de la Défense.

Il a également déclaré que des "bataillons nationalistes" avaient utilisé le cessez-le-feu pour "se regrouper et renforcer leurs positions".

17h48 : Une escalade du conflit en Ukraine aurait des conséquences économiques "dévastatrices"

Une escalade du conflit en Ukraine aurait des conséquences économiques "dévastatrices" au niveau mondial, a prévenu le Fonds monétaire international (FMI) samedi.

Outre le conflit lui-même, les sanctions imposées à la Russie "auront aussi un impact substantiel sur l'économie mondiale et les marchés financiers, avec des effets collatéraux pour d'autres pays", a également averti le FMI.

17h41 : L'agence de presse espagnole Efe suspend son activité en Russie

L'agence de presse espagnole Efe a annoncé samedi "suspendre" son activité en Russie après le vote d'une nouvelle loi qui prévoit de la prison ferme pour la publication de "fausses informations" sur la guerre en Ukraine selon les critères des autorités russes.

"L'agence Efe a décidé de suspendre temporairement son activité d'information en Russie et ce à partir d'aujourd'hui, après l'approbation d'une nouvelle loi qui prévoit jusqu'à quinze ans de prison pour sanctionner la publication de ce que les autorités (russes) pourraient considérer comme +de fausses informations+ en lien avec la guerre en Ukraine", a annoncé la première agence de presse hispanophone au monde dans un texte publié sur son site.

16h39 : L'Italie gèle des biens d'oligarques russes pour 140 millions d'euros

Le gouvernement italien a annoncé samedi que la valeur des biens gelés jusqu'à présent des oligarques russes dans la péninsule s'élevait à environ 140 millions d'euros, dont les yachts mis sous séquestre vendredi.

Le plus important est le yacht Lady M d'une valeur de 65 millions d'euros appartenant à Alexei Mordachov, un oligarque russe proche de Vladimir Poutine et visé par les sanctions de l'Union européenne après l'invasion de l'Ukraine par Moscou.

Un second yacht, le Lena, d'une valeur de 50 millions d'euros environ et propriété de Gennady Timchenko, milliardaire co-fondateur de Gunvor, une société de négoce de matières premières, a également été mis sous séquestre vendredi.

Par ailleurs une propriété immobilière en Sardaigne d'une valeur de 17 millions d'euros environ et appartenant au milliardaire russe Alisher Usmanov a également été mise sous séquestre.

D'autres biens immobiliers, appartenant à deux personnalités considérées comme proches du pouvoir russe et ayant une valeur totale d'environ 11 millions d'euros, ont été également été mis sous séquestre, précise le gouvernement italien.

Les sanctions européennes visent plus de 500 personnalités ou entités russes, dont les avoirs et les ressources économiques doivent être progressivement gelés à mesure que les Etats européens parviennent à les localiser et les relier à leurs propriétaires.

16h36 : Les habitants de Kherson manifestent contre l'occupation russe

Les habitants et habitantes de la ville ukrainienne de Kherson sont descendus dans les rues samedi pour protester contre l'occupation russe. Des images partagées sur les réseaux sociaux montrent une foule de manifestants arborant le drapeau ukrainien. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmitro Koeleba, a salué le courage de Kherson sur Twitter. "Des milliers d'Ukrainiens pacifiques protestent contre l'occupation russe face à des soldats russes armés", a-t-il commenté, avant d'appeler le monde entier à exprimer son soutien aux Ukrainiens de Kherson.

Des responsables ukrainiens avaient confirmé dans la nuit de mercredi à jeudi que l'armée russe s'était emparée la métropole habitée par 290.000 personnes, proche de la péninsule de Crimée, après de violents bombardements.


16h12 : La zone de secours de la Wallonie picarde envoie du matériel aux Ukrainiens

La zone de secours de la Wallonie picarde a décidé samedi d'envoyer une autopompe et une ambulance aux pompiers ukrainiens. Un convoi transportant des produits de première nécessité partira aussi mardi de Tournai vers la frontière entre la Pologne et l'Ukraine, a indiqué le bourgmestre de Tournai, Paul-Olivier Delannois. Sous la présidence de Paul-Olivier Delannois, le collège de la zone de secours de Wallonie picarde s'est réuni samedi matin, face à la situation engendrée par l'invasion russe de l'Ukraine. Les pompiers, très sensibles à ce qu'il se passe actuellement en Europe, ont souhaité d'initiative participer à un élan de solidarité pour venir en aide aux victimes de la guerre.

De par ses contacts privilégiés avec les pompiers français, Olivier Lowagie, commandant de la zone de secours de Wapi, a proposé au bureau d'accompagner un convoi qui s'est déjà rendu récemment sur place. Ainsi, dès mardi, 16 pompiers de Wallonie picarde se rendront à la frontière ukrainienne en Pologne afin d'y apporter des médicaments, de la nourriture et des consommables pour bébés, des produits récemment récoltés par les 23 communes de Wallonie picarde.

Vu les besoins émis par les pompiers ukrainiens, le collège de la zone a également décidé d'offrir une autopompe et une ambulance. Six autres véhicules accompagneront le convoi afin d'y apporter les dons. "Je suis particulièrement fier de la réaction de nos pompiers et l'ensemble des bourgmestres de notre zone qui s'associent à ces actions", commente Paul-Olivier Delannois.

15h42 : Le Kremlin affirme ne pas être isolé sur la scène internationale

Le Kremlin affirme ne pas se sentir isolé sur la scène internationale, malgré l'invasion de l'Ukraine par les forces russes et les lourdes sanctions occidentales qui ont suivi. "Le monde est trop vaste pour que l'Europe et les États-Unis puissent isoler quel pays que ce soit, surtout un pays aussi grand que la Russie", a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, cité par l'agence russe Interfax. Moscou a adopté de nouvelles mesures pour protéger son économie frappée par les sanctions occidentales. "La situation exceptionnelle de l'économie appelle des mesures exceptionnelles", a ajouté Dmitri Peskov, sans ajouter de détails.

Ces dernières semaines, la Russie s'est targuée d'avoir d'importantes réserves pour faire face aux conséquences de l'invasion de l'Ukraine. Dans le même temps, M. Peskov s'est inquiété du fait que les États-Unis pourraient cesser d'acheter du pétrole à la Russie. "Une attitude qui pourrait ébranler les marchés mondiaux de l'énergie", a souligné le porte-parole du Kremlin.

15h37 : Les scènes à Marioupol sont "déchirantes"

Le CICR a qualifié samedi de "déchirante" la situation à Marioupol, où l'évacuation des habitants a été reportée, appelant les parties à protéger les civils en Ukraine, qu'il y ait couloir humanitaire ou pas. "Nous comprenons que les opérations de passage sécurisé depuis Marioupol et Volnovakha ne commenceront pas aujourd'hui. Nous continuons à dialoguer avec les parties au sujet du passage en toute sécurité des civils des différentes villes touchées par le conflit", a indiqué le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans un communiqué.

"Les scènes qui se déroulent aujourd'hui à Marioupol et dans d'autres villes sont déchirantes", a ajouté l'organisation, dont le siège se trouve à Genève en Suisse.

La Russie avait annoncé samedi matin un cessez-le-feu à partir de 07H00 GMT pour permettre aux civils de Marioupol et de la ville de Volnovakha, à 60 km au nord, de partir.

Mais l'évacuation des habitants de Marioupol, port stratégique ukrainien encerclé par les forces russes et leurs alliés, a été reportée à cause de multiples violations russes du cessez-le-feu, a accusé samedi la mairie de la ville portuaire.

La prise de Marioupol, ville de quelque 450.000 habitants située sur la mer d'Azov, serait un tournant dans l'invasion russe de l'Ukraine. Elle permettrait la jonction entre les forces russes venues de la Crimée annexée, qui ont déjà pris les ports clés de Berdiansk et Kherson, et les troupes séparatistes et russes dans le Donbass.

"Que des couloirs humanitaires soient mis en oeuvre ou pas dans les prochains jours, les parties doivent continuer à protéger les civils et les infrastructures civiles en vertu du droit international humanitaire, tant pour ceux qui choisissent de partir que pour ceux qui restent", a souligné le CICR.

"Les couloirs dits humanitaires ou autres mesures visant à offrir un répit aux personnes touchées par un conflit doivent être bien planifiés et mis en oeuvre avec l'accord des parties au conflit", a-t-elle également relevé.

En tant qu'intermédiaire humanitaire neutre et impartial, le CICR se dit prêt à contribuer à faciliter le passage en toute sécurité des civils "dès lors que les parties sont parvenues à un accord et que ses termes sont strictement humanitaires".

© AP
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15h00 : La chaîne publique italienne RAI suspend sa couverture depuis la Russie

La chaîne de télévision publique italienne RAI a annoncé samedi suspendre immédiatement sa couverture depuis la Russie en raison de la récente loi russe menaçant de lourdes sanctions pour toute diffusion d'"informations mensongères sur l'armée".

"Suite à l'approbation de la loi qui prévoit de fortes peines de détention pour la publication d'informations considérées fausses par les autorités, la RAI suspend à partir d'aujourd'hui les services journalistiques de ses propres envoyés et correspondants dans la Fédération de Russie", indique un communiqué.

14h50 : Une zone d'exclusion aérienne ferait des pays impliqués des cobelligérants

Le président russe Vladimir Poutine a souligné samedi que la Russie considérerait comme cobelligérant tout pays tentant d'imposer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine, une revendication de Kiev que l'Otan a rejetée.

"Nous allons considérer toute évolution en ce sens comme une participation au conflit armé de tout pays du territoire duquel une menace serait créée envers nos militaires", a-t-il dit au sujet d'une éventuelle "zone d'exclusion aérienne au-dessus du territoire de l'Ukraine".

14h44 : Près de 1,37 million de réfugiés ukrainiens

Près de 1,37 million de personnes ont fui l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe il y a dix jours, selon les derniers décomptes de l'ONU samedi. Le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) recensait exactement 1.368.864 réfugiés sur son site internet dédié à 13H15 HB. Ce sont près de 160.000 de plus que lors du précédent pointage vendredi.

Les autorités et l'ONU s'attendent à ce que le flot s'intensifie, l'armée russe continuant d'avancer en Ukraine, avec toujours de féroces combats autour de la capitale Kiev.

"1,3 million de personnes ont maintenu fui d'Ukraine en quête d'un lieu sûr. À moins d'une fin immédiate au conflit, des millions d'autres seront probablement forcées de fuir", a indiqué le HCR samedi dans un tweet.

Selon l'ONU, quatre millions de personnes pourraient vouloir quitter le pays pour échapper à la guerre.

Avant ce conflit, l'Ukraine était peuplée de plus de 37 millions de personnes dans les territoires contrôlés par Kiev - qui n'incluent donc pas la Crimée annexée par la Russie ni les zones sous contrôle séparatiste.

14H25: Poutine dit ne pas prévoir de décréter la loi martiale en Russie

La Russie ne prévoit pas d'introduire la loi martiale, a indiqué samedi le président Vladimir Poutine, en réponse à d'insistantes rumeurs en ce sens à cause du conflit en Ukraine.

"La loi martiale est mise en oeuvre (...) en cas d'agression notamment dans les régions où des combats ont lieu. Nous n'avons pas une telle situation, et j'espère qu'elle n'interviendra pas", a-t-il dit, interrogé par des employées de la compagnie aérienne russe Aeroflot.

14H15: Les chaînes publiques allemandes ARD et ZDF suspendent leur couverture depuis la Russie

Les chaînes de télévision publique allemandes ARD et ZDF ont annoncé samedi la suspension temporaire de leur couverture depuis Moscou, le temps d'"examiner les conséquences" de la récente loi russe menaçant de sanctions pour toute diffusion d'"informations mensongères sur l'armée". Les deux émetteurs publics "suspendent pour l'instant les reportages depuis leurs studios de Moscou", indique un communiqué. Ils "continueront d'informer le public de manière exhaustive sur ce qui se passe en Russie et en Ukraine" depuis d'autres sites en dehors de la Russie.

14H05: Londres appelle les Britanniques à quitter la Russie

Londres a appelé samedi les Britanniques dont la présence n'est pas "essentielle" à quitter la Russie, alors que les tensions s'aggravent en raison de la guerre en Ukraine. "Si votre présence en Russie n'est pas essentielle, nous vous conseillons vivement d'envisager de partir par les destinations commerciales encore disponibles", indique le site du Foreign Office.

En raison des sanctions qui frappent les compagnies aériennes, le gouvernement britannique a indiqué qu'il ne serait peut-être pas possible de se rendre directement au Royaume-Uni ou de passer par les pays de l'UE, mais que les personnes voulant quitter la Russie pourraient voyager via le Moyen-Orient ou la Turquie.

Le conseil précédent du Foreign Office aux Britanniques était de ne pas se rendre en Russie "en raison du manque d'options de vol disponibles pour rentrer au Royaume-Uni et de la volatilité accrue de l'économie russe".

13H45: de féroces combats ont lieu autour de Kiev

"La nuit dernière, les bombardements se sont intensifiés et rapprochés", a indiqué à l'AFP un membre de l'ONG Médecins sans frontières (MSF) encore sur place, ajoutant que les habitants manquaient de tout : eau - au point de devoir ramasser et faire fondre de la neige pour en avoir - électricité et nourriture, les bombardements ayant détruit de nombreux magasins.

Le siège de Marioupol intervient alors que les forces russes se rapprochent de la capitale Kiev, rencontrant une tenace résistance et bombardant parfois des immeubles d'habitations, notamment à Tcherniguiv, à 150 km au nord de la capitale, où des dizaines de civils ont été tués ces derniers jours.

Une équipe de l'AFP qui s'est rendue sur place samedi a constaté des scènes de dévastation dans des quartiers civils - alors que Moscou dit ne pas les viser - dans cette ville de 300.000 habitants qui se vidait de ses habitants, faisant craindre un destin similaire pour Kiev une fois les batteries de missiles et l'artillerie russes aux portes de la capitale.

Samedi matin, le ministre ukrainien de la Défense, Oleksiï Reznikov, a admis que les Russes avaient avancé dans plusieurs directions, tout en précisant qu'ils ne contrôlent qu'une "petite portion" de territoire.

Il a accusé Moscou d'avoir changé de tactique et s'en prendre aux civils après avoir rencontré une tenace résistance ukrainienne, qui a mis à mal selon lui les plans russes d'invasion des grandes villes et de renversement rapide du gouvernement du président Volodymyr Zelensky.

Ce dernier continuait à défier Moscou et a annoncé samedi que les forces ukrainiennes avaient lancé une contre-attaque autour de Kharkiv (nord), la deuxième ville du pays, théâtre des bombardements parmi les plus intenses depuis le début de la guerre.

"Les forces armées ukrainiennes ont courageusement conservé toutes leurs positions clé pour nous protéger. Nous infligeons de aux envahisseurs des pertes qu'ils n'auraient jamais pu imaginer même dans leurs pires cauchemars", a-t-il affirmé.

L'armée russe, qui continue de bombarder intensément les alentours de Kiev au nord-ouest et à l'est notamment, occupe depuis vendredi la centrale nucléaire de Zaporojie (sud), où des frappes de son artillerie, selon les Ukrainiens, ont provoqué un incendie - dont Moscou nie être à l'origine - faisant craindre un accident nucléaire catastrophique.

13H18: Moscou réclame à Washington des garanties avant un accord

La Russie a réclamé samedi à Washington la garantie que les sanctions la visant à cause de l'Ukraine ne concerneront pas sa coopération avec Téhéran, avant de relancer l'accord sur le nucléaire iranien.

"Il y a des problèmes du côté russe", a dit le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov en conférence de presse.

"Nous avons demandé à nos collègues américains des garanties écrites (...) que les sanctions ne toucheront pas à notre droit à une libre et entière coopération commerciale, économique, d'investissement et technico-militaire avec l'Iran", a-t-il ajouté.

Cette annonce intervient alors même que des efforts cruciaux sont en cours pour sauver l'accord de 2015.

Il avait été conclu par l'Iran d'un côté, et par les Etats-Unis, la Chine, la France, le Royaume-Uni, la Russie et l'Allemagne de l'autre, pour empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique, une intention qu'a toujours nié ce pays.

M. Lavrov a souligné vouloir au minimum la garantie du secrétaire d'Etat Antony Blinken, dénonçant l'"avalanche de sanctions agressives" adoptées par l'Occident en lien avec l'Ukraine, insistant sur la nécessité d'avoir des "réponses très précises".

13H12: La compagnie russe Aeroflot suspend ses vols internationaux à partir du 8 mars

La compagnie aérienne russe Aeroflot a annoncé samedi la suspension de ses vols internationaux à partir du 8 mars, au moment où Moscou est frappé de plein fouet par des sanctions occidentales en lien avec l'Ukraine.

Cette décision, qui entrera en vigueur à minuit (lundi 21H00 GMT), est due aux nouvelles "circonstances qui entravent l'opération des vols", a déclaré dans un communiqué la compagnie, ajoutant que les liaisons intérieures et avec le Bélarus seraient maintenues.

13H10: Londres constate une diminution du nombre de frappes russes

Le nombre de frappes russes en Ukraine a diminué au cours des dernières 24 heures par rapport aux jours précédents, a affirmé samedi matin le ministère britannique de la Défense. Le "taux global des frappes aériennes et d'artillerie russes observées au cours des dernières 24 heures a été plus faible que les jours précédents", a déclaré le ministère sur Twitter. L'Ukraine contrôle toujours Kharkiv, Tchernihiv et Marioupol et des rapports font état de combats de rue à Sumy, a-t-il ajouté. "Il est très probable que les quatre villes soient encerclées par les forces russes", poursuit-il.

"Les forces russes progressent vraisemblablement vers la ville portuaire de Mykolaïv, au sud. Il existe une possibilité réaliste que certaines forces tentent de contourner la ville pour donner la priorité à la progression vers Odessa", conclut la note.

13H05: l'espagnol Inditex (Zara) suspend ses activités en Russie

Le géant espagnol du vêtement Inditex, propriétaire de Zara, leader mondial de l'habillement, a annoncé samedi "suspendre temporairement son activité dans les 502 magasins" en Russie ainsi que sur le site d'achat du groupe en ligne dans le pays.

"Etant donné les circonstances actuelles, Inditex ne peut garantir la continuité des opérations et des conditions commerciales dans la Fédération de Russie", a annoncé le groupe dans un communiqué, précisant que la Russie représentait environ 8,5% de son résultat d'exploitation.

12H55: L'Union européenne de cyclisme lance une collecte de fonds pour l'Ukraine

L'Union européenne de cyclisme (UEC) a lancé une collecte de fonds pour la fédération ukrainienne de cyclisme et ses coureurs après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, a communiqué l'UEC samedi. "L'Union Européenne de Cyclisme est consciente que de nombreux athlètes ukrainiens ont été contraints de quitter leur patrie pendant la crise et cherchent refuge dans d'autres pays. Ces athlètes sont désormais soutenus par les Fédérations Nationales, les amis et les familles et nous tenons à remercier tous ceux qui ont offert et continuent d'offrir leur soutien", peut-on lire dans le communiqué.

L'UEC a également précisé qu'elle avait elle-même offert 100.000 euros. "Nous encourageons et demandons à toutes les parties intéressées de se joindre à ces efforts pour soutenir nos amis et collègues ukrainiens", a conclu l'instance.

12H30: Erdogan va appeler Poutine à "mettre immédiatement fin" à la guerre

Le président turc Recep Tayyip Erdogan compte appeler son homologue russe Vladimir Poutine à "mettre immédiatement fin à la guerre" et proposer d'accueillir des pourparlers de haut niveau entre la Russie et l'Ukraine, lors d'un entretien téléphonique prévu dimanche, selon son porte-parole.

"Le président lui transmettra le message que nous répétons depuis le début: mettez immédiatement fin à cette guerre, donnez une chance au cessez-le-feu et aux négociations, établissons un couloir humanitaire et effectuons les évacuations", a affirmé samedi le porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin lors d'une interview sur la chaîne turque privée NTV. M. Erdogan appellera aussi à des pourparlers "au niveau des dirigeants" entre la Russie et l'Ukraine qui pourraient avoir lieu en Turquie, a précisé le porte-parole. Le ministre turc des Affaires étrangères avait exprimé vendredi l'espoir de pouvoir réunir ses homologues russe et ukrainien au Forum de la diplomatie prévu du 11 au 13 mars à Antalya, dans le sud de la Turquie. Selon les médias turcs, l'invitation de M. Cavusoglu a été positivement accueillie par l'ambassadeur russe à l'ONU Guennadi Gatilov qui a qualifié une éventuelle rencontre des deux ministres à Antalya de "bonne idée". Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a confirmé sa participation au Forum, selon M. Cavusoglu.

11H50: l'évacuation de Marioupol "reportée" pour non-respect du cessez-le-feu

L'évacuation des habitants de Marioupol, port stratégique ukrainien encerclé par les forces russes et leurs alliés, a été reportée à cause de multiples violations russes du cessez-le-feu, a accusé samedi la mairie.

L'évacuation des civils, qui devait commencer en fin de matinée, "est reportée pour des raisons de sécurité", car les forces russes "continuent de bombarder Marioupol et ses environs", a déclaré la municipalité sur Telegram.

11H35: Blinken arrive en Pologne, près de la frontière avec l'Ukraine

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken est arrivé en Pologne samedi pour des entretiens avec les hauts responsables de ce pays, qui accueille des centaines de milliers de réfugiés ukrainiens fuyant l'invasion russe. M. Blinken, plus haut responsable américain à se rendre en Pologne depuis le début de la guerre, doit s'entretenir avec le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki et le ministre des Affaires étrangères Zbigniew Rau, à Rzeszow, près de la frontière avec l'Ukraine.

Plus de 780.000 personnes ont fui l'Ukraine pour se réfugier en Pologne depuis le début de l'invasion, le 24 février.

11H26: Vivawest succède à Gazprom comme sponsor principal de Schalke 04

Schalke 04 a trouvé un nouveau sponsor principal avec Vivawest, une entreprise spécialisée dans le bâtiment, a annoncé le club de D2 allemande samedi. La semaine dernière, Schalke 04 avait mis un terme à son partenariat avec l'entreprise russe Gazprom après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Gazprom, spécialiste dans la production et le transport de gaz, était sponsor des Königsblauen depuis 2006. Lundi dernier, l'UEFA, l'Union européenne de football, avait également rompu son contrat avec Gazprom qui était le sponsor principal de la Ligue des Champions et de l'Euro 2024 en Allemagne

11H22: Londres veut sanctionner "plus durement" les intérêts russes

Le gouvernement britannique a indiqué samedi vouloir renforcer son arsenal législatif pour sanctionner "plus durement et rapidement" les "élites corrompues" liées au régime du président russe Vladimir Poutine, après l'invasion de l'Ukraine.

Cette annonce survient alors que Londres est régulièrement critiqué, par l'opposition et des membres de la majorité conservatrice, pour ne pas lutter assez énergiquement contre les flux douteux d'argent russe affluant depuis des années au Royaume-Uni.

Le secrétaire d'État au Trésor John Glen a indiqué samedi sur la BBC que le gouvernement voulait agir "plus durement et rapidement" pour sanctionner oligarques et entreprises liés au gouvernement russe.

"Ce que nous essayons de faire, c'est d'avoir plus facilement une base légale pour agir", a-t-il ajouté.

Pour sévir contre ces "élites corrompues", l'exécutif a précisé dans un communiqué qu'il présenterait à cette fin des amendements à son projet de loi visant à lutter contre la criminalité économique, introduit mardi au Parlement.

Ces amendements permettront aussi à Londres de s'aligner "plus rapidement" sur les sanctions imposées à des individus par l'Union européenne, les États-Unis ou le Canada.

11H20: Le Kremlin défend sa loi restrictive, pour faire face à une "guerre de l'information"

Le Kremlin a défendu samedi la "fermeté" nécessaire de sa loi réprimant "les informations mensongères" sur l'armée russe pour faire face à une "guerre de l'information" menée selon lui contre la Russie en lien avec le conflit en Ukraine.

"Dans le contexte de la guerre de l'information, il fallait adopter une loi dont la fermeté était adaptée, ce qui a été fait", a dit le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov, au lendemain de l'entrée en vigueur de cette loi réprimant de lourdes peines la diffusion de toute information jugée mensongère sur l'armée russe.

11H05: La Pologne a déjà accueilli près de 800.000 réfugiés ukrainiens

Environ 787.300 réfugiés ont traversé la frontière de l'Ukraine vers la Pologne depuis le début de l'invasion russe, ont indiqué samedi les garde-frontières polonais. Vendredi, 106.400 personnes sont arrivées dans le pays, soit le nombre le plus élevé depuis le début de la guerre.

De nombreuses personnes se pressent aux 30 centres d'accueil que le gouvernement polonais a mis en place le long de la frontière. Les villes et les communes ont également installé de tels centres.

Environ 1,2 million d'individus ont déjà fui l'Ukraine, selon le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. Ils ont principalement pris la route de la Pologne et de la Hongrie.

10H20: L'autorité russe du transport aérien prolonge les interdictions de vols jusqu'au 14 mars

Les autorités russes ont prolongé les interdictions de vols pour 11 aéroports du centre et du sud du pays jusqu'au 14 mars, a annoncé l'agence fédérale russe du transport aérien Rosaviatsia samedi. Elles concernent, entre autres, les aéroports de Rostov, Krasnodar et Simferopol en Crimée.

Les vols sont en revanche encore permis à l'aéroport de Sotchi, très fréquenté par les touristes. Les vols sont également autorisés à Kaliningrad, une enclave russe située entre la Lituanie et la Pologne. Les avions se rendant dans cette région doivent toutefois survoler les eaux neutres, ce qui augmente la durée du trajet.

De nombreux États ont fermé leur espace aérien aux avions russes, après l'invasion de l'Ukraine lancée par Moscou. En réponse, la Russie a décidé de ne plus autoriser les compagnies de ces pays à pénétrer dans l'espace aérien russe.

9H50: L'écurie de Formule 1 Haas met un terme au contrat de son pilote russe Nikita Mazepin et à son partenariat avec l'entreprise russe Uralkali

L'écurie américaine de Formule 1 Haas a décidé de mettre fin "avec effet immédiat" au partenariat avec son sponsor titre russe Uralkali et au contrat de pilote de Nikita Mazepin, lui aussi russe, en raison du conflit en Ukraine, a-t-elle annoncé samedi.

"Comme le reste de la communauté de la Formule 1, l'équipe est choquée et attristée par l'invasion de l'Ukraine et souhaite une fin rapide et pacifique au conflit", écrit l'équipe dans un communiqué.

8H40: L'évacuation des civils de Marioupol débutera à 10H

La mairie de la ville ukrainienne de Marioupol a annoncé samedi le début, en fin de matinée, de l'évacuation des civils de ce port stratégique de la mer d'Azov encerclé par les forces russes et prorusses.

"L'évacuation de la population civile commencera à 11H00 (09H00 GMT)", a indiqué la mairie, évoquant un accord de cessez-le-feu temporaire avec la Russie qui sera en vigueur samedi de 10H00 à 16H00 locales (08H00-14H00 GMT).

"Au total, il faudra plusieurs étapes d'évacuation, étalées sur plusieurs jours pour que chaque personne voulant partir puisse le faire", a ajouté la même source sur son compte Telegram.

Le couloir d'évacuation des civils mène à la ville ukrainienne de Zaporojie, 220 kilomètres au nord-ouest.

6h38 : La Russie annonce un cessez-le-feu pour permettre l'évacuation des civils de Marioupol

La Russie a annoncé samedi un cessez-le-feu pour permettre l'évacuation des civils de deux villes de l'est de l'Ukraine, dont le port stratégique de Marioupol sous blocus, après des concertations entre des représentants de Kiev et Moscou.

A partir de 07H00 GMT, "la partie russe déclare un régime de silence (des armes) et l'ouverture de couloirs humanitaires pour l'évacuation des civils de Marioupol et Volnovakha", a déclaré le ministère russe de la Défense, cité par les agences de presse russes.

6h30: La Russie se coupe d'internet et des médias pour mener sa guerre en Ukraine

Le tour de vis radical de la Russie contre les médias et les réseaux sociaux signale la détermination du gouvernement à étouffer toute voix dissonante sur le conflit ukrainien, quitte à couper l'internet russe du reste du monde, selon les experts.

De fait, entre le blocage de Facebook et une nouvelle loi drastique contre les médias indépendants, la population russe n'a désormais quasiment plus accès qu'aux discours officiels.

Le président Vladimir Poutine entend ainsi imposer son récit officiel sur l'invasion de l'Ukraine, présentée comme une opération limitée de maintien de la paix visant à protéger les Ukrainiens russophones d'un "génocide".

"C'est de la censure de dernier recours. Les Russes sont si désespérés à ce stade qu'ils débranchent une plateforme au lieu de bloquer certaines pages comme ils le font d'habitude", réagit Steven Feldstein, un spécialiste du think tank Carnegie Endowment for International Peace.

Le régulateur russe des médias a ordonné vendredi le blocage de Facebook, à qui il reproche de bloquer des médias proches du pouvoir (la chaîne RT et le site Sputnik) en Europe.

La Russie entre ainsi dans le club très restreint des pays interdisant le plus grand réseau social au monde, avec la Chine et la Corée du Nord.

4H25: Le Roi Philippe annule ses vacances au ski à cause de l'invasion en Ukraine

Le roi Philippe n'est pas parti en vacances au ski avec la famille royale à cause de la guerre en Ukraine, écrivent samedi Het Nieuwsblad, De Standaard et Het Belang van Limburg, avec confirmation du Palais.

Des vacances au ski étaient au programme de la famille royale pendant ce congé de détente. Le roi Philippe a finalement annulé le voyage tandis que la reine Mathilde et les enfants du couple royal sont partis.

Selon le Palais, la décision est liée à la guerre en Ukraine. En tant que commandant en chef de l'armée, le Roi souhaite rester informé de l'état de la situation.

Le couple royal devait également se rendre au Congo la semaine prochaine pour une visite officielle mais ce voyage a été reporté en raison de l'invasion russe de l'Ukraine.

3H50: Le port stratégique de Marioupol soumis à un "blocus" des forces russes

Le port stratégique de Marioupol, dans l'est de l'Ukraine, est soumis à un "blocus" de l'armée russe et à des attaques "impitoyables", a indiqué samedi le maire, appelant à l'instauration d'un couloir humanitaire.

"Pour l'instant nous cherchons des solutions aux problèmes humanitaires et tous les moyens possibles pour sortir Marioupol du blocus", a indiqué Vadim Boïtchenko, dans un message publié vers minuit locale sur le compte Telegram de la mairie.

"Notre priorité est la mise en place d'un cessez-le-feu pour que nous puissions rétablir les infrastructures vitales et mettre en place un couloir humanitaire pour faire venir des aliments et des médicaments dans la ville", a-t-il poursuivi.

La prise par Moscou de cette ville de quelque 450.000 habitants, située au bord de la mer d'Azov, serait un important tournant dans l'invasion de l'Ukraine. Elle permettrait de faire la jonction entre les forces russes venues de la Crimée annexée, qui ont déjà pris les ports clés de Berdiansk et Kherson, et les troupes séparatistes et russes dans le Donbass.

3H10: Moody's dégrade de deux crans la note de l'Ukraine

L'agence de notation Moody's a annoncé vendredi avoir dégradé de deux crans la note de la dette à long terme de l'Ukraine en raison de la guerre provoquée par la Russie, et menace de la dégrader encore davantage.

La notation est passée de B3 à Caa2, en d'autres termes, Moody's considère que le risque de crédit est très élevé. "La dégradation de deux crans des notes de l'Ukraine et la décision de maintenir les notes sous surveillance en vue d'une nouvelle dégradation ont été déclenchées par l'intensification de l'invasion militaire de l'Ukraine par la Russie", explique Moody's dans un communiqué.

L'agence souligne que l'invasion compromet la capacité de l'Ukraine à assurer le service de sa dette. De plus, l'invasion a un grave "impact" sur la force économique et budgétaire de l'Ukraine "en raison des dommages considérables causés à sa capacité de production".

Moody's estime en outre que le soutien financier international à venir "ne sera pas suffisant pour compenser complètement les risques de liquidités" et les besoins financiers pour rembourser la dette étant donné le coût causé par l'invasion.

2H30: Biden veut "renforcer la relation" avec la Finlande

Joe Biden a estimé qu'il y avait à l'heure actuelle "une occasion de renforcer encore la relation" entre Etats-Unis et Finlande, vendredi en recevant son homologue finlandais, mais sans qu'aucun des deux n'évoque ouvertement une éventuelle adhésion à l'Otan.

La Finlande, pays frontalier de la Russie, "est un allié important des Etats-Unis, un solide partenaire dans les questions de défense, et un partenaire de l'Otan, pour renforcer la sécurité de la mer Baltique", a dit le président américain dans le Bureau ovale. "Je veux vous remercier de votre leadership. Nous en avons besoin aujourd'hui", a déclaré le président finlandais Sauli Niinisto. "Nous avons un partenariat de longue date, de très bonnes relations, et j'espère (...) que nous pouvons les renforcer, entre les Etats-Unis, la Finlande et l'ensemble des pays nordiques", a-t-il ajouté. Aucun des deux dirigeants ne s'est exprimé sur la question d'une potentielle adhésion de la Finlande à l'Otan.

1H20: Nouvelle réunion lundi du Conseil de sécurité de l'ONU sur le volet humanitaire

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira une nouvelle fois en urgence lundi à 15H00 (21H00 en Belgique) sur la crise humanitaire déclenchée en Ukraine par l'invasion de la Russie, à la demande des Etats-Unis et de l'Albanie, a-t-on appris vendredi de sources diplomatiques.

A la suite de cette session publique, des consultations à huis clos entre les 15 membres du Conseil de sécurité suivront dans la foulée, cette fois à la demande du Mexique et de la France, à l'initiative d'un projet de résolution qui reste non concrétisé, a précisé à l'AFP un diplomate sous couvert d'anonymat.

00H50: Un journaliste britannique blessé par balle dans une embuscade près de Kiev

Un journaliste britannique a été touché par balle dans une embuscade près de la capitale ukrainienne. Stuart Ramsay, correspondant en chef de Sky News, a été blessé dans le bas du dos alors que des tirs ciblaient une voiture transportant son équipe vers Kiev lundi.

Le caméraman Richie Mockler a également été touché par deux balles mais a été protégé par son gilet pare-balles avant que l'équipe ne parvienne à s'échapper et à se mettre à couvert. Ils ont ensuite été secourus par la police ukrainienne.

Sky News a diffusé les images de l'incident vendredi soir. Selon les victimes, l'attaque était menée par des commandos russes.

L'équipe de Sky News est depuis rentrée au Royaume-Uni.


00H25: La Russie bloque Facebook et punit de prison les "mensonges" sur l'armée

La Russie a bloqué vendredi Facebook, restreint l'accès à Twitter et procédé à un sévère tour de vis contre les médias, introduisant de lourdes peines de prison pour toute diffusion d'"informations mensongères sur l'armée", en pleine invasion de l'Ukraine.

Les mesures prises renforcent l'arsenal des autorités pour contrôler le récit qu'elles font à la population russe de l'invasion de l'Ukraine, présentée comme une opération limitée visant à protéger les Ukrainiens russophones d'un "génocide".

Un amendement introduit diverses peines pouvant aller jusqu'à 15 ans de prison en cas de propagation d'informations visant à "discréditer" les forces armées russes.

Un deuxième prévoit des sanctions pour les "appels à imposer des sanctions à la Russie", confrontée à de dures mesures de rétorsion occidentales pour son invasion de l'Ukraine.

00H10: L'Italie saisit le yacht d'un oligarque russe

L'Italie a annoncé vendredi avoir saisi le yacht d'un oligarque russe proche de Vladimir Poutine et visé par les sanctions de l'Union européenne après l'invasion de l'Ukraine par Moscou.

"La police italienne vient de saisir le Lady M, un yacht d'une valeur de 65 millions d'euros appartenant à Alexei Mordachov, stationné à Imperia (Ligurie, nord-ouest de l'Italie), conformément aux sanctions récentes de l'UE", a annoncé sur son compte Twitter le conseiller de presse du chef du gouvernement italien Mario Draghi, Ferdinando Giugliano.