22h49: Zelensky dit sa reconnaissance à la présidente du Parlement européen pour sa venue à Kiev

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit sa "reconnaissance" à Roberta Metsola, la présidente maltaise du Parlement européen, d'être venue "héroïquement" et "personnellement" à Kiev, en l'accueillant dans la capitale ukrainienne où il est retranché depuis la fin février. Mme Metsola, élue présidente du Parlement européen le 18 janvier, est le premier dirigeant d'une institution européenne à se rendre dans la capitale ukrainienne depuis le début de l'invasion russe le 24 février.

"Je veux vous remercier personnellement Roberta, vous et votre équipe, dans un moment aussi important pour notre pays (...) aujourd'hui quand les Ukrainiens croient en les actes et les mesures concrètes, de faire preuve d'héroïsme - car c'est aujourd'hui de l'héroïsme de venir en Ukraine", a déclaré M. Zelensky, toujours en T-shirt kaki en accueillant la délégation européenne, selon une video mise en ligne par la présidence ukrainienne.

Il a remercié Mme Metsola pour le soutien du Parlement européen à l'Ukraine.

"Nous apprécions énormément toutes ces démarches. Et comme nous voyons tout désormais par le prisme ami/pas ami, (...) que la zone grise n'existe plus pour nous dans la diplomatie (...) nous sommes heureux que vous soyez du côté de la lumière et du bien concernant l'Ukraine", a-t-il ajouté.

"Vous êtes venue et c'est un signe très important. Nous vous en sommes reconnaissants et nous ne l'oublierons pas", a encore dit le président ukrainien.

Avant Mme Metsola, seuls les trois Premiers ministres polonais, tchèque et slovène s'étaient rendus à Kiev, le 15 mars, afin de manifester leur solidarité avec l'Ukraine

22h36: Une colonne de bus avec des habitants de Marioupol arrive à Zaporojie

Une colonne de bus transportant des personnes déplacées dont des habitants de la ville portuaire assiégée de Marioupol est arrivée vendredi soir à Zaporijjia, ville ukrainienne contrôlée par l'armée de Kiev, a constaté l'AFP. Les bus transportaient des habitants de Marioupol qui avaient réussi à rejoindre la ville de Berdiansk, occupée par les forces russes, où elles avaient été prises en charge par le convoi, selon les témoignages d'arrivants à l'AFP et des responsables officiels.

Cette information a été confirmée par la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk, dans une vidéo sur Telegram.

"Dès aujourd'hui, alors que nous enregistrons cette vidéo, les bus sont déjà en route, pour mettre des habitants de Marioupol, 42 bus, en sécurité", a-t-elle dit.

L'AFP a pu observer une trentaine de bus.

"Nous savons combien vous espérez être sauvés. Chaque jour nous allons tenter et tenter encore de passer jusqu'à ce que vous ayez une chance de quitter la ville, et le plus important, de vivre paisiblement", a ajouté Mme Verechtchouk.

Elle avait indiqué jeudi que le gouvernement ukrainien envoyait 45 bus pour évacuer des civils depuis Marioupol après que Moscou eut annoncé une trêve pour permettre leur départ.

Le CICR, qui devait prendre part à l'évacuation, avait annoncé vendredi que son équipe envoyée à Marioupol avait dû rebrousser chemin, l'évacuation prévue de milliers de civils de cette ville portuaire assiégée par les forces russes étant "impossible" vendredi.

22h20: L'Ukraine nie avoir attaqué un dépôt de pétrole russe

L'Ukraine réfute les accusations russes selon lesquelles elle aurait attaqué un dépôt de pétrole à Belgorod, en Russie, a rapporté vendredi le radiodiffuseur public britannique BBC.

"Ils affirment que nous l'avons fait, mais selon nos informations, cela ne correspond pas à la réalité", a déclaré le secrétaire du Conseil de sécurité ukrainien Oleksiy Danilovà la télévision nationale. Plus tôt dans la journée, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kuleba avait déclaré qu'il ne pouvait ni confirmer ni infirmer l'attaque.

La Russie a indiqué dans la matinée que des hélicoptères ukrainiens avaient frappé vendredi matin un dépôt de carburant de l'entreprise publique Rosneft, situé à une quarantaine de kilomètres de la frontière ukrainienne, provoquant un incendie maîtrisé depuis.

21h03: La Bulgarie expulse un nouveau diplomate russe, soupçonné d'espionnage

La Bulgarie a annoncé vendredi l'expulsion du premier secrétaire de l'ambassade de Russie soupçonné d'être impliqué dans une affaire d'espionnage, deux semaines après avoir déjà renvoyé dix diplomates. Il doit quitter le pays dans un délai de 72 heures, a annoncé le ministère des Affaires étrangères.

Le parquet a ouvert une enquête à son encontre pour des "activités de renseignement non réglementées, probablement en faveur de la Fédération russe", selon un communiqué.

Le parquet avait fait état plus tôt dans la journée de soupçons visant "deux responsables de l'agence de sécurité nationale" (contre-espionnage) et un agent de ministère "pour avoir fourni par des moyens techniques des informations" à Moscou.

La Bulgarie avait déjà expulsé le 18 mars dix diplomates russes.

Depuis l'invasion russe en Ukraine le 24 février, des dizaines d'expulsions ont eu lieu aux États-Unis, aux Pays-Bas, en Irlande ou encore en Pologne, dans les pays baltes et d'Europe orientale.

La Bulgarie, membre de l'Union européenne et de l'Otan, entretient traditionnellement des relations étroites avec la Russie, notamment dans le domaine de la culture et de l'énergie.

Mais depuis octobre 2019, une série de scandales d'espionnage ont suscité des crispations, qui se sont accentuées depuis le début de la guerre.

Au total sur la période, une vingtaine de diplomates et un assistant technique à l'ambassade ont été déclarés personæ non gratæ.

Par ailleurs, Sofia a récemment rappelé pour consultations son ambassadeur à Moscou pour protester contre des propos de la représentante russe en Bulgarie sur la guerre en Ukraine.

Le Premier ministre Kiril Petkov a déclaré s'attendre à ce que Moscou fasse de même, ce qui n'est toujours pas le cas à ce jour.

18h34 : "Impossible" de procéder à l'évacuation de Marioupol vendredi

L'évacuation de Marioupol n'a pu avoir lieu vendredi, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Une nouvelle tentative sera menée samedi, a annoncé l'organisation à Genève. Dans une déclaration, elle affirme que ses neuf collaborateurs dans trois véhicules n'ont pu atteindre la ville assiégée. Les "arrangements" et les "conditions" rendaient le dispositif impossible.

Mais les employés du CICR "tenteront à nouveau samedi" de faciliter une évacuation sûre de civils en dehors de Marioupol. Il faut que les parties honorent les accords et garantissent la sécurité, ajoute l'organisation.

"Nous devons être certains qu'un cessez-le-feu sera honoré et que le convoi humanitaire pourra passer en sécurité les barrages militaires", contrairement aux précédentes tentatives il y a quelques semaines, avait dit auparavant un porte-parole. "Tous les détails" ne sont pas réglés, avait-il ajouté.

17h36 : La centrale de Tchernobyl est intacte, mais les Russes sont exposés aux radiations, selon Kiev

La centrale nucléaire de Tchernobyl n'a pas été endommagée pendant les quatre semaines d'occupation par les soldats russes. Cependant, les autorités ukrainiennes pensent que les Russes se sont exposés aux radiations en creusant des tranchées dans des zones contaminées. La centrale de Tchernobyl ne produit plus d'électricité, mais des déchets radioactifs y sont toujours stockés. La centrale a été occupée par les troupes russes le premier jour de la guerre. Ils ont quitté le site jeudi.

"Tous les équipements de la centrale de Tchernobyl fonctionnent. Tous les systèmes de surveillance et de contrôle des radiations fonctionnent selon leur régime habituel", a déclaré le directeur de la centrale, Valeri Sejda, dans un communiqué de l'agence ukrainienne pour l'énergie nucléaire Energoatom.

Selon les autorités ukrainiennes, les soldats russes ont été exposés à des doses de radiation probablement élevées dans une zone interdite, fortement contaminée par la catastrophe de 1986. "L'épaisse poussière que leurs véhicules ont libérée dans l'air et les particules radioactives qu'elle contenait ont facilement pénétré dans le corps des Russes par leurs poumons", a expliqué Sejda. Ils auraient également creusé des tranchées dans cette zone contaminée, ce qui est encore plus dangereux. "Il est donc tout à fait possible qu'ils aient subi une contamination radiologique importante", indique Energoatom.

17h33 : L'Ukraine dit avoir procédé à un échange de 86 de ses militaires avec la Russie

L'Ukraine a annoncé vendredi avoir procédé à un échange de 86 de ses militaires contre des Russes, sans préciser le nombre de ces derniers. "Un échange vient d'avoir lieu, 86 militaires ukrainiens dont 15 femmes sont déjà en sécurité", a indiqué sur Telegram le chef adjoint de l'administration présidentielle ukrainienne Kyrylo Tymochenko.

17h27 : Macron discute avec Zelensky et reçoit le maire de Melitopol

Emmanuel Macron s'est de nouveau entretenu vendredi avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui lui a demandé de tenter "d'obtenir de la Russie les conditions nécessaires à une opération humanitaire à Marioupol", assiégée et bombardée par l'armée russe, selon l'Élysée.

La Croix-Rouge espérait mener ce vendredi une opération d'évacuation avec un cinquantaine de bus, mais n'est pas sûre de pouvoir y parvenir, faute de garanties sécuritaires, a expliqué un porte-parole vendredi midi. Moscou avait pourtant assuré jeudi soir qu'un couloir humanitaire serait ouvert dès vendredi matin. Comme l'a souligné Volodymyr Zelensky au président français, "cela implique une trêve suffisamment longue et annoncée suffisamment à l'avance".

Emmanuel Macron avait annoncé vendredi dernier vouloir organiser très rapidement, avec la Croix-Rouge et l'ONU, une opération humanitaire à Marioupol, avec la Grèce et la Turquie. Mais il n'a pas réussi à obtenir des garanties suffisantes de Vladimir Poutine, auquel il a parlé mardi.

Le président français a répété à son homologue ukrainien vendredi "sa détermination à oeuvrer à un cessez-le-feu permettant les évacuations" à Marioupol et "permettre l'entrée dans la ville de l'aide humanitaire". "La France poursuivra dans cette perspective son soutien politique, militaire, économique et humanitaire au pays", lui a-t-il assuré. Les deux présidents maintiennent un contact constant, avec des appels téléphoniques quasi quotidiens depuis le début de l'invasion russe le 24 février.

Emmanuel Macron a par ailleurs reçu vendredi midi Ivan Fedorov, le maire de Melitopol, ville du sud de l'Ukraine bombardée et occupée par les Russes, auquel il a exprimé son soutien.

17h26 : Gazprom se retire de sa filiale Gazprom Germania

Le géant russe Gazprom a annoncé vendredi qu'il avait mis fin à sa participation au sein de sa filiale allemande Gazprom Germania. L'opération concerne tous les avoirs, y compris ceux de Gazprom Marketing & Trading Ltd., a précisé l'entreprise. Peu de détails ont été dévoilés. Les conséquences pour le marché allemand demeurent incertaines.

Gazprom Germania, qui ne s'est pas encore exprimée, est une filiale à 100% de Gazprom. Elle détient plusieurs sociétés gazières allemandes, comme le négociant Wingas ou Astora, active dans le stockage. Le gouvernement allemand étudie plusieurs scénarios concernant Wingas, qui fournit 20% du marché. Les livraisons de gaz causent beaucoup d'inquiétudes en Allemagne, qui a établi et enclenché une phase d'alerte comprenant des mesures préventives en cas de fermeture du robinet russe.

17h05 : L'obligation de parcours d'accueil des primo-arrivants à Bruxelles est reportée à juin

'entrée en vigueur du parcours d'accueil obligatoire des primo-arrivants en Région bruxelloise a été reportée de deux mois, jusqu'au 1er juin prochain, a affirmé vendredi le ministre Alain Maron (Ecolo), en charge de l'Action sociale au sein du collège de la Commission Communautaire française de Bruxelles. M. Maron était interpellé à ce sujet par le député libéral Gaëtan Van Goidsenhoven.

D'après le ministre, cette décision est la conséquence d'une demande unanime de la conférence des bourgmestres de la capitale. Les administrations communales et les services des Étrangers sont confrontés à un travail accru en raison de l'afflux de réfugiés en provenance d'Ukraine et bien en mal d'assumer en même temps celui qu'entrainera la mise en œuvre de l'obligation de suivre ce parcours d'accueil.

16h27 : Une cinquantaine de sites culturels en Ukraine endommagés ou détruits, selon l'Unesco

Au moins 53 sites culturels ont été endommagés ou partiellement détruits depuis le début de l'invasion russe en Ukraine, a fait savoir vendredi l'Unesco. Parmi eux, l'organisation compte 29 églises, 16 bâtiments historiques, quatre musées et quatre monuments, a déclaré vendredi à Paris le directeur général adjoint de l'Unesco pour la culture, Ernesto Ottone Ramirez.

Kharkiv, située dans le nord-est du pays, est l'une des régions d'Ukraine les plus touchées à cet égard. Entre autres, le Mémorial de l'Holocauste, le Théâtre d'État pour l'Opéra et le Ballet et le Musée d'art ont été touchés par les bombardements russes, a précisé M. Ottone Ramirez. Kharkiv est la deuxième plus grande ville d'Ukraine.

16h43 : Le président français exprime son soutien au maire de la ville ukrainienne de Melitopol

Le président français Emmanuel Macron a reçu vendredi le maire de la ville ukrainienne de Melitopol, Ivan Fedorov, un temps détenu par les forces russes, et promis de continuer à soutenir Kiev face à l'invasion menée par Moscou. Cette rencontre intervient avant un nouvel appel de M. Macron à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.

Ivan Fedorov, reçu avec quatre députées ukrainiennes, a été détenu par les forces russes avant d'être libéré à l'occasion d'un échange de prisonniers.

"On est heureux de vous voir ici, libre, et je n'ose imaginer ce que vous avez vécu, nous avons tous été bouleversés quand vous avez été enlevé", lui a dit le président français.

16h03 : L'activité industrielle russe à son plus bas niveau depuis deux ans

L'activité industrielle russe a atteint en mars son plus bas niveau depuis deux ans, touchée par une baisse de la demande mondiale et des problèmes d'approvisionnement en raison des sanctions occidentales décrétées en représailles de l'invasion, fin février, de l'Ukraine par Moscou. C'est ce qu'il ressort vendredi d'une étude de données menée par le cabinet d'analyse financière S&P Global. L'indice Purchasing Managers' Index (PMI) de S&P Global pour la Russie, qui évalue la santé globale d'une économie, a chuté de 48,6 points en février à 44,1 points en mars. En dessous de 50, l'indice montre une contraction de l'activité.

Les commandes ont dégringolé à un rythme jamais observé ces dernières années, plombées par la faible demande étrangère. Quant aux prévisions futures, la confiance des entreprises russes s'est effondrée pour atteindre son plus bas niveau depuis 22 mois.

15h51 : L'UE prévient Pékin qu'un soutien à Moscou "ternira gravement sa réputation"

L'UE a appelé vendredi Pékin à "ne pas interférer" dans les sanctions occidentales visant la Russie, avertissant que tout soutien à Moscou "ternira gravement la réputation" de la Chine en Europe, a indiqué la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

"Les entreprises regardent comment les pays se positionnent (...) Aucun citoyen européen ne comprendrait que (la Chine) soutienne la capacité de la Russie à poursuivre sa guerre" en Ukraine, a-t-elle indiqué, au côté du président du Conseil européen Charles Michel, à l'issue d'un sommet en visioconférence avec le président chinois Xi Jinping.

15h11 : Le ministère ukrainien de la Défense "ne confirme ni ne dément" le rôle de l'Ukraine dans l'attaque du dépôt de pétrole en Russie

Dans des propos retranscris par CNN, Oleksandr Motuzyanyk, porte-parole du ministère de la Défense de l'Ukraine, a déclaré lors d'une interview télévisée que "l'Ukraine effectue une opération défensive contre l'agression russe sur le territoire de l'Ukraine" mais que "cela ne signifie pas que l'Ukraine doit être responsable de chaque erreur de calcul ou événement ou catastrophe qui s'est produit sur le territoire de la Fédération de Russie". Il fait ici référence à l'attaque d'un dépôt de pétrole à Belgorod, en Russie, où un incendie s'est déclenché ce vendredi.

"Ce n'est pas la première fois que nous assistons à de telles accusations. Par conséquent, je ne confirmerai ni ne démentirai ces informations", a conclu Oleksandr Motuzyanyk.


14h13 : Un officier de réserve de l'armée allemande inculpé pour espionnage au profit de la Russie

Un officier de réserve de l'armée allemande a été inculpé pour espionnage entre 2014 et 2020 au profit de la Russie, a annoncé vendredi le parquet fédéral.

Le suspect est accusé d'avoir fourni aux services de renseignement russes des informations sur les réservistes de la Bundeswehr, la "défense civile" ou encore sur les conséquences de sanctions économiques imposées à Moscou à partir de 2014 ainsi que le chantier du gazoduc controversé Nord Stream 2, reliant la Russie et l'Allemagne et suspendu en février, précise le parquet fédéral dans un communiqué.

14h12 : "La Russie tue des civils ukrainiens", selon une enquête d'Amnesty

Les tactiques de guerre de siège mises en œuvre par l'armée russe en Ukraine, "émaillées d'incessantes attaques menées sans discrimination contre des zones densément peuplées", tuent illégalement des civils dans plusieurs villes, dénonce vendredi Amnesty International à la suite de nouvelles investigations menées sur le terrain. Les enquêteurs de l'organisation de défense des droits humains ont recueilli des témoignages qui rendent compte de "la stratégie d'assiègement russe, notamment les attaques illégales sans discrimination, les interruptions de services de base, les coupures de communication, la destruction d'infrastructures civiles et les restrictions d'accès aux médicaments et aux soins de santé".

Pour la première fois, les enquêteurs de terrain d'Amnesty International en Ukraine ont également vérifié de manière indépendante les preuves matérielles attestant de l'utilisation d'armes à sous-munitions interdites, en violation du droit international.

13h56 : La Russie salue la position de l'Inde sur le conflit en Ukraine

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a salué vendredi à New Delhi l'approche équilibrée selon lui de l'Inde au sujet de la guerre en Ukraine.

L'Inde, que le président américain Joe Biden avait trouvé "hésitante" dans sa réponse à l'invasion de l'Ukraine, a refusé de se joindre aux votes condamnant Moscou aux Nations unies.

"Ces jours-ci, nos collègues occidentaux voudraient réduire toute question internationale significative à la crise en Ukraine (...)", a déclaré en anglais le chef de la diplomatie russe à New Delhi, lors d'une rencontre avec son homologue indien S. Jaishankar.

"(Nous) apprécions que l'Inde appréhende cette situation avec l'ensemble des faits et pas uniquement de manière unilatérale", a-t-il poursuivi.

"L'amitié est le mot clé pour décrire l'histoire de nos relations et nos relations ont été par le passé très soutenues dans de nombreux moments difficiles", a-t-il ajouté.

13h44 : Plus de 4,1 millions de réfugiés ukrainiens

Un peu plus de 4,1 millions de réfugiés ukrainiens ont fui leur pays depuis l'invasion ordonnée par le président russe Vladimir Poutine le 24 février, selon les chiffres du Haut commissariat aux réfugiés. "Forcés de fuir pour rester en vie. Forcés d'abandonner leur foyer. Forcés de se séparer de leurs familles. Cette tragédie doit prendre fin", a souligné le HCR.

Depuis le 22 mars, le flux de réfugiés s'est nettement ralenti, aux alentours de 40.000 passages quotidiens.

Au total, plus de dix millions de personnes, soit plus d'un quart de la population, ont dû quitter leur foyer soit en traversant la frontière pour trouver refuge dans les pays limitrophes, soit en trouvant refuge ailleurs en Ukraine. L'ONU estime à presque 6,5 millions le nombre de déplacés à l'intérieur du pays.

12h44: Les pourparlers russo-ukrainiens ont repris par visioconférence

Les pourparlers russo-ukrainiens visant à mettre fin au conflit en Ukraine ont repris vendredi, selon le négociateur du Kremlin Vladimir Medinski.

"Nous continuons les négociations par visioconférence. Nos positions sur la Crimée et le Donbass n'ont pas changé", a-t-il indiqué sur sa chaîne Telegram, en référence à deux régions ukrainiennes, l'une que la Russie a annexée en 2014 et l'autre qui est partiellement sous contrôle de séparatistes prorusses.

12h30 : Le Kremlin juge que l'attaque ukrainienne sur le sol russe va peser sur les pourparlers

Le Kremlin a estimé vendredi que l'attaque menée, selon Moscou, par des hélicoptères ukrainiens en territoire russe contre un dépôt de carburant allait peser sur les pourparlers russo-ukrainiens pour mettre fin à l'offensive en Ukraine.

"Il est clair qu'on ne peut pas considérer cela comme quelque chose qui va créer les conditions appropriées pour la poursuite des négociations", a estimé Dmitri Peskov, porte-parole de la présidence russe, après la destruction à l'aube d'un dépôt dans la région de Belgorod, frontalière de l'Ukraine.

Kiev n'a dans l'immédiat rien dit de cette opération.

Cette frappe, la première du genre si elle était confirmée comme étant l'oeuvre de l'armée de l'air ukrainienne, intervient alors que la Russie a affirmé à plusieurs reprises avoir une maîtrise totale des airs en Ukraine.

Le Kremlin a d'ailleurs réaffirmé que c'était le cas.

"La maîtrise des airs au cours de l'opération militaire spéciale est un fait absolu. Concernant l'incident (de Belgorod) il reviendra à nos forces armées de l'évaluer", a-t-il dit.

Le gouverneur de la région de Belgorod, Viatcheslav Gladkov, a annoncé dans la matinée que des hélicoptères ukrainiens avaient frappé un dépôt de carburant dans le ville de Belgorod, à une quarantaine de kilomètres de la frontière ukrainienne.

La ville est située à environ 80 kilomètres au nord de Kharkiv, deuxième ville ukrainienne, qui résiste aux forces russes depuis le début de l'offensive du Kremlin le 24 février.

12h20 : La Commission propose de convertir sans charge jusqu'à 300 euros par réfugié ukrainien

La Commission européenne a proposé vendredi aux États membres une approche commune pour aider les réfugiés d'Ukraine à convertir leurs billets en euros ou dans la monnaie locale de l'État membre où ils ont trouvé refuge. Elle propose que les Vingt-sept acceptent, pendant trois mois, une conversion sans charge d'un montant maximal de 10.000 hryvnias, soit un peu plus de 300 euros, par réfugié ukrainien. "Cette approche est nécessaire vu que la Banque nationale d'Ukraine a dû suspendre le change des billets de hryvnia - la devise monétaire du pays - en devise étrangère afin de protéger les réserves de change de l'Ukraine, qui sont limitées", a expliqué l'exécutif européen dans un communiqué.

12h00 : En Russie, reprise de la conscription militaire en plein conflit en Ukraine

La Russie a repris vendredi la mobilisation de jeunes hommes pour le service militaire obligatoire d'un an, en plein conflit armé en Ukraine, Moscou assurant toutefois que les conscrits ne seront pas envoyés au front. Tous les ans, des dizaines de milliers de Russes âgés de 18 à 27 ans sont mobilisés dans l'armée pendant deux périodes d'appel, l'une au printemps/été et l'autre à l'automne.

Pour cet appel du printemps 2022, le président Vladimir Poutine a fixé pour objectif d'envoyer 134.500 jeunes au service militaire, selon un décret publié par le Kremlin. Les premières affections dans des unités doivent intervenir fin mai.

De nombreux Russes parviennent toutefois à échapper au service militaire en payant des pots-de-vins ou en obtenant des exemptions médicales ou grâce à leurs études.

Cette mobilisation intervient en pleine offensive en Ukraine.

Le 9 mars, le ministère de la Défense a reconnu que des conscrits combattaient en Ukraine et que certains avaient été faits prisonniers. Mais l'armée russe a assuré que ceux-ci avaient été envoyés sur le front par erreur et depuis rapatriés.

Le Kremlin affirme que, selon les instructions de Vladimir Poutine, seuls des soldats et officiers professionnels, ayant signé un contrat, combattent actuellement en Ukraine.

Mais plusieurs médias russes indépendants ont signalé des cas de conscrits ayant été contraints ou très vivement encouragés à signer un contrat puis envoyés sur le front ukrainien.

Le 29 mars, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou a réaffirmé qu'aucun conscrit ne sera envoyé sur des "zones chaudes", ajoutant que ceux dont le service militaire se termine ce printemps deviendront réservistes et seront renvoyés chez eux.

11h45 : Une action de Greenpeace pour bloquer du pétrole russe interrompue par la police danoise

La police a interrompu vendredi une opération de Greenpeace visant à empêcher le transbordement d'une cargaison de pétrole russe entre deux navires au large du Danemark, a annoncé l'organisation de protection de l'environnement. "La police est en train de retirer les quatre militants de Greenpeace qui maintenaient ce matin le blocus du Pertamina Prime", un supertanker, a indiqué à l'AFP une porte-parole de Greenpeace, Emma Oehlenschläger.

11h35 : Réunion extraordinaire de l'AIE ce vendredi au sujet du pétrole

Les pays de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) se retrouvent pour une réunion extraordinaire vendredi afin de discuter du marché pétrolier, avec la possibilité de nouvelles mesures pour tenter de calmer des cours affolés par l'invasion de l'Ukraine. "Nous allons discuter des mesures que nous pouvons prendre pour assurer la stabilité des marchés pétroliers", a expliqué le directeur exécutif de l'AIE, Fatih Birol, lors d'une discussion organisée par le New York Times.

11h30 : Europol déploie des équipes aux frontières avec l'Ukraine

L'agence européenne de police Europol a indiqué vendredi avoir déployé des équipes à la frontière avec l'Ukraine dans les pays voisins pour lutter contre le passage de criminels et de "terroristes" qui tentent d'entrer dans l'UE avec le flux de réfugiés.

11h00 : Gazprom poursuit ses livraisons de gaz vers l'Europe

Les livraisons du géant gazier russe Gazprom vers l'Europe se poursuivait ce vendredi, alors que le président russe Vladimir Poutine a mis en garde contre la fin des livraisons par la Russie aux pays "inamicaux" qui refuseraient de payer en roubles à partir du 1er avril. Les livraisons de Gazprom via l'Ukraine sont un peu plus faibles que jeudi mais toujours proche de la quantité maximale que le groupe gazier peut faire passer en vertu du contrat de transit conclu avec l'Ukraine, selon l'agence de presse financière Bloomberg.

En outre, du gaz est également livré via le gazoduc Nord Stream 1, qui relie directement l'Allemagne au gaz russe. Là aussi, les volumes sont plus faibles que jeudi mais proches de la capacité maximale des infrastructures.

10h50 : HRW dénonce de possibles "crimes de guerre" envers des prisonniers russes

L'ONG Human Rights Watch a appelé les autorités ukrainiennes à enquêter sur de potentiels "crimes de guerre" envers les prisonniers russes, après la diffusion d'images semblant montrer des soldats ukrainiens leur tirant dans les jambes. Sur une vidéo diffusée le 27 mars, on peut voir trois hommes en treillis, les mains attachées dans le dos, jetés à terre depuis un fourgon par d'autres hommes armés, qui leur tirent dans les jambes.

Si l'authenticité des images n'a pas pu être établie de manière indépendante, l'AFP a géolocalisé la vidéo comme étant tournée dans le village de Mala Rogan, dans la région de Kharkiv (nord-est), repris en début de semaine par les forces ukrainiennes après une offensive.

Les journalistes de l'AFP qui ont pu se rendre à Mala Rogan le 28 mars ont vu les corps de deux soldats russes gisant dans l'une des allées du village, en grande partie détruit par les combats, tandis qu'au moins deux autres corps ont été jetés dans un puits.

10h48 : L'UE déplore les sanctions russes contre ses dirigeants et leur manque de transparence

L'Union européenne a déploré vendredi la décision des autorités russes d'interdire l'entrée sur son territoire aux dirigeants européens et à la majorité des eurodéputés, et souligné leur manque de transparence. "Les sanctions de l'Union européenne répondent à l'agression militaire de la Russie contre l'Ukraine et visent à mettre un terme à ces actions illégales et destructrices", a souligné le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, dans un communiqué.

"Au contraire des contre-sanctions russes, les mesures restrictives de l'UE ont été publiées de manière transparente et sur base de critères clairs, incluant des moyens légaux de les contester", a-t-il fait valoir.

La diplomatie russe n'a pas publié la liste des personnes ciblées, mais a déclaré avoir informé la représentation européenne à Moscou de cette mesure. Mi-mars, Moscou avait déjà annoncé une interdiction d'entrée sur le territoire russe visant le président Joe Biden et plusieurs hauts responsables américains.

Les nouvelles restrictions s'appliquent aux plus hauts dirigeants de l'Union européenne, y compris un certain nombre de commissaires européens et de chefs d'organes militaires européens, ainsi qu'à la vaste majorité des députés du Parlement européen, qui font la promotion de politiques antirusses, avait affirmé jeudi le ministère russe des Affaires étrangères.

© AFP

10h45 : Pas certain que l'évacuation à Marioupol puisse avoir lieu vendredi

Il n'est pas certain que l'évacuation prévue de civils de la ville assiégée de Marioupol, en Ukraine, puisse avoir lieu ce vendredi, a déclaré Ewan Watson un porte-parole du CICR à Genève.

"Il y a beaucoup de parties mouvantes et tous les détails ne sont pas réglés pour être sûr que cela se passe en toute sécurité (...) Il n'est pas clair encore si cela va se faire aujourd'hui", a ajouté le porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge lors d'un brieifing régulier de l'ONU.


10h30 : L'Autorité bancaire européenne se veut rassurante sur l'exposition des banques européennes

L'Autorité bancaire européenne (EBA) s'est voulue rassurante vendredi sur le niveau d'exposition des banques européennes en Russie et en Ukraine mais a partagé son inquiétude à plus long terme, un peu plus d'un mois après le début de la guerre. Les risques directs, dits de premier tour, de la guerre en Ukraine déclenchée le 24 février par la Russie pour le système bancaire de l'Union européenne (UE) "ne constituent pas une menace fondamentale pour la stabilité financière", affirme l'EBA dans une étude portant initialement sur le quatrième trimestre 2021.

10h00 : La Russie perturbe le système de navigation satellite des avions

Depuis le début de l'invasion de l'Ukraine le 24 février dernier, l'armée russe brouille les systèmes de navigation satellite des avions commerciaux qui sont proches des zones de combat, affirme Benoit Roturier, directeur de programme navigation par satellite à la Direction générale de l'aviation civile en France (DGAC). Des pilotes de compagnies aériennes ont signalé des perturbations dans des régions proches de la mer Noire, de l'est de la Finlande et de l'enclave de Kaliningrad. Ces perturbations semblent provoquées par des véhicules russes équipés de systèmes brouillant les signaux GPS, afin de protéger les troupes et installations russes contre des missiles guidés par GPS. "Pour l'heure, je ne pense pas que le but soit de perturber la navigation civile", souligne Benoit Roturier, pour qui il s'agit plutôt d'un "dommage collatéral".

Cette situation n'a pas encore provoqué de problème majeur mais le Français estime que l'Europe doit mettre en place des plans d'urgence au cas où tous les systèmes satellites venaient à ne plus pouvoir être utilisés.

L'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) a mis en garde mi-mars contre ce phénomène de perturbations de signaux GPS, dû soit à un "brouillage" des signaux satellitaires de positionnement, soit à leur "usurpation".

© AP

08h30 : Zelensky prévient que l'armée russe se repositionne pour attaquer l'Est

Le président ukrainien a assuré que l'armée russe se repositionnait dans l'est du pays en prévision "d'attaques puissantes", notamment sur le port assiégé de Marioupol où doit avoir lieu vendredi une nouvelle tentative d'évacuation de civils.

La Russie a indiqué cette semaine qu'elle entendait réduire son activité de Kiev et Tcherniguiv afin de transférer sa puissance de frappe depuis le nord vers les régions (séparatistes) de Donetsk et de Lougansk, dans l'est.

"Cela fait partie de leur tactique", a déclaré Volodymyr Zelensky dans une allocution prononcée dans la nuit de jeudi à vendredi.

"Nous savons qu'ils s'éloignent des régions où nous les battons pour se concentrer sur d'autres qui sont très importantes... où cela peut être difficile pour nous", a ajouté le président ukrainien. En particulier, la situation dans l'est du pays est "très difficile".

"Dans le Donbass et à Marioupol, dans la direction de Kharkiv, l'armée russe se renforce en prévision d'attaques puissantes", a déclaré le président.


08:00 : Kiev accusé d'avoir attaqué un dépôt de pétrole en Russie

Un responsable russe a accusé vendredi l'Ukraine d'avoir mené une attaque à l'hélicoptère contre un "dépôt de pétrole" dans la ville de Belgorod, dans l'ouest de la Russie, à une quarantaine de kilomètres de la frontière ukrainienne. "Un incendie dans un dépôt de pétrole a eu lieu à cause d'une frappe aérienne menée par deux hélicoptères de l'armée ukrainienne qui sont entrés sur le territoire russe à base altitude", a déclaré sur son compte Telegram le gouverneur de la région de Belgorod, Viatcheslav Gladkov.

Dans un autre message, il a indiqué que les pompiers étaient à pied d'oeuvre pour éteindre l'incendie et que deux employés du dépot avaient été blessés. Le ministère russe des Situations d'urgence affirme que 170 secouristes interviennent.

L'entreprise publique Rosneft, propriétaire des lieux, a affirmé aux agences de presse russes avoir évacué son personnel sur place.

Mercredi, des explosions avaient eu lieu dans un dépôt de munitions de la région de Belgorod, sans que les autorités russes n'expliquent clairement la cause de l'incident.

Belgorod est situé à environ 80 kilomètres au nord de Kharkiv, une grande ville ukrainienne attaquée par les forces russes depuis le début de l'offensive du Kremlin.


07h30 : L'Australie s'engage à fournir des véhicules blindés à l'Ukraine

Le gouvernement australien a accepté de fournir des équipements militaires supplémentaires à l'Ukraine, a déclaré vendredi le Premier ministre Scott Morrison. Cette annonce fait suite à un discours du président ukrainien Volodymyr Zelensky devant le parlement à Canberra.

06h30 : L'armée russe est en train de se regrouper en vue de nouvelles attaques

L'armée russe est en train de se regrouper en vue de nouvelles attaques en Ukraine, ont estimé Kiev et l'Otan jeudi.

Les forces russes "ne se retirent pas mais se repositionnent" en Ukraine, a déclaré jeudi le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, jugeant que Moscou entendait renforcer son offensive sur la région du Donbass, dans l'est, tout en maintenant "la pression sur Kiev et d'autres villes".

"Nous nous attendons à des actions offensives supplémentaires qui se traduiront par encore davantage de souffrances", a-t-il conclu.

Ce recentrage laisse présager un conflit "prolongé", qui pourrait durer des mois, selon un haut responsable du Pentagone.

"Si de fait ils donnent la priorité à la région du Donbass, (...) une région où ils n'ont pas combattu depuis huit ans, une région où il y a beaucoup de soldats ukrainiens (...) cela pourrait durer un moment", a déclaré le porte-parole du Pentagone, John Kirby.

Ces propos font écho à ceux du général ukrainien Pavlo "Maestro" à Kharkiv. L'ennemi "se regroupe pour attaquer et mettre le maximum de forces" dans le sud et l'est de l'Ukraine, a-t-il déclaré jeudi à l'AFP.

Le président américain Joe Biden s'est aussi dit "sceptique" face aux annonces de Moscou d'un retrait partiel de ses troupes.

02h00 : La présidente du Parlement européen se rend à Kiev

Roberta Metsola, la présidente maltaise du Parlement européen, a indiqué jeudi soir sur Twitter qu'elle était "en route pour Kiev". "Je suis en route pour Kiev", a-t-elle simplement écrit en anglais et en ukrainien, avec un drapeau ukrainien et un hashtag de soutien au pays envahi, et une photo où on la voit emmitouflée dans un blouson devant ce qui semble être un wagon de train.

Mme Metsola, élue présidente du Parlement européen le 18 janvier dernier, n'a pas ajouté de détails.

En arrivant à destination, elle serait la première dirigeante d'une institution européenne à se rendre dans la capitale ukrainienne depuis le début de l'invasion russe.

Avant elle, trois Premiers ministres polonais, tchèque et slovène s'étaient déjà rendus à Kiev, le 15 mars, afin de manifester leur solidarité avec l'Ukraine.

Le Polonais Mateusz Morawiecki, le Tchèque Petr Fiala et le Slovène Janez Jansa, accompagnés du vice-Premier ministre polonais Jaroslaw Kaczynski, avaient rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky et son Premier ministre Denys Chmygal.

Jeudi, la Russie a annoncé interdire l'entrée sur son territoire aux dirigeants européens et à la majorité des eurodéputés, en réaction aux mesures punitives visant Moscou. La diplomatie russe n'a pas publié la liste des personnes ciblées, mais a déclaré avoir informé la représentation européenne à Moscou de cette mesure.

00h01 : Moscou menace de couper l'approvisionnement en gaz aux pays "inamicaux" qui refuseraient de payer en roubles

Le président russe Vladimir Poutine a lui annoncé interdire l'entrée sur son territoire aux dirigeants européens et à la majorité des eurodéputés, en réaction aux sanctions tous azimuts visant Moscou.

Et il a menacé les acheteurs de gaz russe de pays "inamicaux" de stopper leur approvisionnement s'ils ne se pliaient pas aux exigences du Kremlin, une mesure destinée à soutenir le rouble qui affecterait principalement l'Union européenne, très dépendante.

"Ils doivent ouvrir des comptes en roubles dans des banques russes. Et de ces comptes ils devront payer le gaz livré et cela dès demain", a-t-il déclaré.

Le chancelier allemand Olaf Scholz a aussitôt répondu que les pays européens continueront de payer le gaz russe en euros et dollars comme cela est "écrit dans les contrats".

Dans ce contexte, le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire, en déplacement à Berlin, a indiqué que la France et l'Allemagne se "préparaient" à un potentiel arrêt des importations de gaz russe.

De son côté, Roberta Metsola, la présidente maltaise du Parlement européen, a indiqué jeudi soir sur Twitter être "en route pour Kiev", sans donner de détails. Elle serait la première dirigeante d'une institution européenne à s'y rendre depuis le début de la guerre, même si trois Premiers ministres d'Europe de l'est y étaient allés le 15 mars.