23h59 : Les deux filles de Poutine sanctionnées par l'UE

Les Européens ont sanctionné vendredi les deux filles de Vladimir Poutine, désormais inscrites sur la liste noire de l'UE, avec plus de 200 autres personnes, dont plusieurs oligarques proches du président russe et des patrons de presse pro-Kremlin.

Déjà ciblées par Washington et Londres, Maria Vorontsova et Katerina Tikhonova, nées respectivement en 1985 et 1986, sont les filles de Vladimir Poutine et de Lioudmila Poutina dont le président russe a annoncé avoir divorcé en 2013.

Comme les 217 individus et les 18 entités ajoutés sur cette liste publiée au journal officiel de l'UE, elles sont frappées d'une interdiction d'entrée dans l'UE et leurs avoirs y sont gelés.

L'aînée, Maria Vorontsova, est visée pour son rôle dans Nomenko, une importante société de projets d'investissement dans le secteur de la santé qui procure "des sources substantielles de revenus" au gouvernement russe, précise le journal officiel.

Sa soeur, Katerina Tikhonova, dirige un fonds de soutien aux jeunes scientifiques créé par des compagnies dont les dirigeants "sont des membres du cercle rapproché d'oligarques" du président russe, selon la même source.

Cette cinquième salve de sanctions impose en outre des mesures économiques notamment un embargo sur le charbon russe à partir du mois d'août et la fermeture des ports européens aux bateaux battant pavillon russe. Les achats de charbon par l'UE représentent un montant de huit milliards d'euros par an, une somme très inférieure aux achats de gaz et de pétrole.

Elle a été décidée après la découverte de dizaines de cadavres de civils le weekend dernier à Boutcha, près de Kiev, après le retrait des forces russes. Les images ont suscité une onde de choc mondiale et des accusations de "crimes de guerre" contre Moscou.

23h00 : Washington rejette définitivement un transfert d'avions de combat polonais

Les États-Unis ont définitivement rejeté la proposition de la Pologne de livrer à l'armée américaine ses avions Mig-29 pour ensuite les remettre à l'Ukraine, a annoncé mercredi le Pentagone. Après un échange mercredi entre le ministre américain de la Défense, Lloyd Austin, et son homologue polonais, le porte-parole du Pentagone, John Kirby, a affirmé lors d'une conférence de presse que Washington ne "soutenait pas le transfert d'avions de combat supplémentaires à l'armée de l'air ukrainienne à l'heure actuelle".

"Nous jugeons que l'ajout d'appareils à l'inventaire ukrainien n'est pas susceptible de changer de manière importante l'efficacité de l'armée de l'air ukrainienne vis-à-vis des capacités russes" dans les airs, a-t-il ajouté.

En outre, "les services de renseignement estiment que le transfert (d'avions) Mig-29 à l'Ukraine pourrait être perçu comme une surenchère (au conflit) et pourrait entraîner une réaction russe importante qui augmenterait la perspective d'une escalade militaire avec l'Otan", a déclaré John Kirby.

21h13 : Macron veut "rassembler des preuves" contre "des crimes de guerre des Russes"

Le président français Emmanuel Macron a affirmé vendredi que la France était en train de "rassembler les preuves" contre "des crimes de guerre des Russes" en Ukraine où des exactions contre des civils ont été attribuées à la Russie qui dément.

"Même en prenant le maximum de précautions que je me dois de prendre" en tant que chef d'Etat, "je peux dire que ce sont des crimes de guerre des Russes", a affirmé Emmanuel Macron sur le réseau social Brut, ajoutant que "des gendarmes, des magistrats" français avaient été envoyés pour aider les Ukrainiens à l'établir.

21h11 : La Banque centrale russe réautorise la vente des devises étrangères à partir du 18 avril

La Banque centrale de Russie a annoncé vendredi réautoriser à partir du 18 avril la vente des devises étrangères, suspendue début mars dans le pays frappé par des sanctions occidentales sans précédent en raison du conflit en Ukraine.

Les banques russes "pourront de nouveau vendre des devises en liquide aux citoyens à partir du 18 avril 2022", a indiqué la Banque centrale dans un communiqué, tout en précisant que seules les devises reçues par les banques à partir du 9 avril pourront être vendues.

20h32 : La Russie menacée de "décomposition", l'Ukraine a un "avenir européen" (Von der Leyen)

La Russie est menacée de "décomposition" en raison de sanctions toujours plus sévères, tandis que l'Ukraine a un "avenir européen", a déclaré vendredi Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, à l'occasion d'une visite à Kiev. "La Russie va sombrer dans la décomposition économique, financière et technologique, tandis que l'Ukraine marche vers un avenir européen", a dit Mme von der Leyen au cours d'une conférence de presse commune avec le chef de l'Etat ukrainien Volodymyr Zelensky.

"Votre combat est aussi notre combat. Je suis ici à Kiev avec vous aujourd'hui pour adresser un message très fort : l'UE est à vos côtés. Nous sommes à vos côtés", a-t-elle ajouté.

Mme Von der Leyen a condamné le massacre de civils à Boutcha, que l'Ukraine a imputé aux forces russes qui ont occupé cette petite ville au nord-ouest de la capitale ukrainienne.

"Notre humanité a été brisée à Boutcha", a-t-elle lancé, qualifiant en outre d'"épouvantable" la mort d'une cinquantaine de personnes dans une frappe contre une gare à Kramatorsk, dans l'est de l'Ukraine, quelques heures plus tôt.

"Nous mobilisons notre puissance économique pour faire payer un prix très, très élevé à (Vladimir) Poutine", le président russe, a-t-elle souligné.

20h00 : La Russie ferme les bureaux locaux d'Amnesty et de HRW

La Russie a annoncé vendredi la fermeture des bureaux locaux de plusieurs ONG réputées de défense des droits humains, parmi lesquelles Amnesty International et Human Rights Watch.

Cette annonce est intervenue en plein bras de fer russo-occidental autour de l'Ukraine où la Russie mène une offensive militaire depuis le 24 février.

La représentation locale d'Amnesty (Royaume-Uni) et celle de HRW (Etats-Unis) ont "été exclues du registre officiel des organisations non-gouvernementales étrangères" en Russie, en raison de "violations de la législation russe", selon un communiqué publié dans la soirée par le ministère russe de la Justice.

Parmi les autres ONG exclues de ce registre --15 au total -- figurent la Fondation Carnegie pour la paix internationale (Etats-Unis), la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté (Allemagne) et la Fondation Friedrich Ebert (Allemagne).

Il s'agit de facto de leur fermeture, a précisé pour sa part Amnesty dans un communiqué.

"Aujourd'hui, les autorités russes ont fermé les représentations d'Amnesty International et d'autres ONG internationales", a-t-elle indiqué.

Les ONG ont ainsi été "punies pour avoir défendu les droits humains et avoir dit la vérité aux autorités russes", a estimé Agnès Callamard, secrétaire générale d'Amnesty, citée dans le communiqué.

"Les autorités se trompent profondément si elles croient qu'en fermant notre bureau à Moscou, elles pourront mettre fin à notre travail visant à documenter et à exposer les violations des droits humains", a-t-elle assuré.

Amnesty va désormais "redoubler d'efforts pour exposer les violations flagrantes des droits humains par la Russie à la maison et à l'étranger", selon Mme Callamard.

Human Rights Watch, implantée en Russie depuis 30 ans, a également assuré qu'elle allait poursuivre son travail dans le pays.

"HRW a été présente en Russie depuis l'époque soviétique, quand c'était un Etat totalitaire fermé. Nous avons trouvé des moyens pour documenter les abus des droits humains à l'époque et nous allons le faire dans l'avenir", a déclaré dans un communiqué Rachel Denber, directrice adjointe de la division Europe et Asie centrale chez HRW.

19h26 : Un millier de marins bloqués dans les ports ukrainiens, d'après l'Onu

Deux agences de l'ONU ont appelé vendredi à une action urgente pour venir en aide à environ un millier de marins qui se trouvent bloqués dans les eaux et ports ukrainiens depuis l'invasion russe. Selon l'Organisation internationale du travail et l'Organisation internationale pour les migrations, plus de cent navires de commerce ne peuvent quitter les ports d'Ukraine et les eaux voisines.

Les dirigeants de ces deux organisations ont adressé une lettre conjointe aux dirigeants de l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR), du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de Médecins sans frontières (MSF) pour leur faire part de leur inquiétude concernant le sort de ces marins.

18h36 : Biden accuse la Russie d'avoir commis une "horrible atrocité" à Kramatorsk

Le président américain, Joe Biden, a accusé vendredi la Russie d'avoir commis une "horrible atrocité" après qu'au moins 50 personnes, dont cinq enfants, ont été tuées vendredi dans un bombardement sur la gare de Kramatorsk dans l'est de l'Ukraine. "L'attaque d'une gare ukrainienne est une nouvelle horrible atrocité commise par la Russie, frappant des civils qui tentaient d'évacuer et de se mettre en sécurité", a affirmé M. Biden dans un tweet.

17h17 : Couvre-feu déclaré de samedi soir à lundi matin dans la ville d'Odessa

Un couvre-feu sera en vigueur de samedi soir à lundi matin à Odessa, le grand port ukrainien sur la Mer Noire, face à la "menace" de frappes de missiles, ont annoncé les autorités locales. Après le bombardement de la gare de Kramatorsk, dans l'est de l'Ukraine, qui a fait au moins 5O morts, "une menace d'attaque au missile plane à Odessa, le 10 avril 2022. C'est pourquoi un couvre-feu est imposé à Odessa et dans sa région à partir de 21 heures le 9 avril jusqu'à 6 heures le 11 avril 2022", a annoncé vendredi l'administration militaire régionale.

16h48 : Boris Johnson annonce l'envoi de missiles antichars et antiaériens supplémentaires à l'Ukraine

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé vendredi renforcer l'aide militaire britannique à l'Ukraine, avec l'envoi de missiles antichars et antiaériens, après l'attaque "inconsciente" contre la gare de Kramatorsk.

Boris Johnson a annoncé la livraison d'"équipements militaires de haute qualité" d'une valeur de 100 millions de livres (120 millions d'euros), dont des missiles antiaériens Starstreak et 800 missiles antichars.

16h21 : Ursula von der Leyen à Boutcha, lieu de massacres en Ukraine

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen est arrivée vendredi à Boutcha, une petite ville au nord-ouest de Kiev devenue un symbole des atrocités de la guerre en Ukraine, a constaté un journaliste de l'AFP. Mme Von der Leyen, qui est accompagnée du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, avait annoncé vendredi se rendre dans la capitale en signe de soutien à l'Ukraine. Les deux responsables sont allés voir les fosses communes creusées à Boutcha pour y enterrer les dizaines de civils tués dans les combats.

© AP

16h06 : Attaque de la gare de Kramatorsk en Ukraine : le bilan grimpe à 50 morts, dont cinq enfants

Au moins 50 personnes, dont cinq enfants, ont été tuées vendredi dans l'attaque au missile sur la gare de Kramatorsk dans l'est de l'Ukraine, d'où se déroulaient des évacuations de civils, a annoncé le gouverneur de la région. "Cinquante morts, dont cinq enfants. C'est le nombre des victimes à cette heure à la suite de la frappe des troupes d'occupation russes sur la gare de Kramatorsk", a écrit sur la messagerie Telegram Pavlo Kyrylenko, précisant que 98 blessés avaient été hospitalisés.

16h01 : Macron dénonce l'attaque "abominable" contre des civils à Kramatorsk

Emmanuel Macron a dénoncé vendredi dans un tweet l'attaque "abominable" qui a coûté la vie à plusieurs dizaines de personnes à la gare de Kramatorsk, dans l'Est de l'Ukraine, dont Moscou a démenti être l'auteur.

"En Européens, nous prenons de nouvelles sanctions. Et nous continuons à soutenir l'Ukraine sur les plans humanitaire, militaire et financier", a ajouté le président français.

15h48 : La Russie expulse 45 diplomates polonais en mesure de représailles

La Russie a annoncé vendredi l'expulsion de 45 diplomates polonais en représailles à une mesure équivalente décidée fin mars par Varsovie.

"Du fait du principe de réciprocité, 45 collaborateurs de l'ambassade de Pologne et de ses consulats généraux à Irkoutsk, Kaliningrad et Saint-Pétersbourg ont été déclarés +persona non grata+", a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

15h37 : La Russie et l'Ukraine toujours "d'accord" pour se retrouver en Turquie

La Russie et l'Ukraine sont toujours "d'accord" pour se retrouver pour des pourparlers en Turquie malgré les récentes exactions commises sur le terrain, a affirmé vendredi un haut responsable turc. "La Russie et l'Ukraine sont d'accord pour tenir des pourparlers en Turquie, mais elles restent loin de s'accorder sur un texte commun", a indiqué à des journalistes ce responsable de haut niveau, refusant d'être nommé.

La question de la Crimée et du Donbass reste difficile à trancher, a confirmé cette même source, qui n'a pas avancé de date concernant une éventuelle nouvelle rencontre sur le sol turc entre les deux parties.

15h23 : Près de 700 personnés tuées à Tcherniguiv depuis le début de l'invasion russe

Près de 700 personnes ont été tuées dans des bombardements à Tcherniguiv, centre régional dans le nord de l'Ukraine, près de la frontière bélarusse qui a été pilonné pendant des semaines par les troupes russes, a indiqué vendredi son maire. "Je peux donner un chiffre approximatif, 700 personnes. Il s'agit des militaires et civils", a indiqué le maire Vladyslav Atrochenko, cité par l'agence indépendante ukrainienne Unian.

Selon lui, 80.000 à 95.000 personnes vivent toujours dans cette ville située à environ 150 kilomètres de Kiev, la capitale, et qui comptait presque 300.000 personnes avant le début de l'invasion russe fin février.

Un premier grand convoi d'aide humanitaire est arrivé jeudi à Tcherniguiv depuis le retrait des troupes russes de cette région la semaine passée, a indiqué dans la matinée le gouverneur régional Viatcheslav Tchaous.

14h19: Le président allemand appelle à un procès contre Vladimir Poutine à la CPI

Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a déclaré vendredi qu'il souhaitait voir le président russe Vladimir Poutine et le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov comparaître devait la Cour pénale internationale à La Haye. C'est ce que rapportent différents médias allemands. Concernant les crimes de guerre présumés commis par les soldats russes en Ukraine, Steinmeier a déclaré à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel : "Tous ceux qui portent la responsabilité de ces crimes devront en répondre." Outre les soldats, cela "inclut évidemment ceux qui portent une responsabilité politique", a-t-il affirmé au site Tagesschau.de.

M. Steinmeier s'est dit surpris par la guerre en Ukraine. Il a constaté un changement dans la politique russe, "mais franchement, j'espérais encore un résidu de rationalité de la part de Vladimir Poutine". Le président allemand ne s'attendait pas à ce que "le président russe, dans un délire impérial, risque la ruine politique, économique et morale totale de son pays".

13h47: Moscou accuse l'Ukraine d'avoir délibérément tiré sur la gare de Kramatorsk

La Russie a accusé vendredi les forces armées ukrainiennes d'avoir délibérément tiré un missile sur la gare bondée de Kramatorsk, dans l'est du pays, faisant au moins 39 morts.

"Le but de la frappe orchestrée par le régime de Kiev sur la gare ferroviaire de Kramatorsk était d'empêcher le départ de la population de la ville afin de pouvoir l'utiliser comme bouclier humain", a accusé le ministère russe de la Défense, assurant que le missile avait été tiré depuis la localité de Dobropillia.

13h37: L'Otan est prête à fournir des armes à l'Ukraine pendant des années

Les États membres de l'Otan sont disposés à fournir des armes à l'Ukraine au cours des prochaines années dans le cadre de la guerre contre la Russie. C'est ce qu'a déclaré le secrétaire général de l'Alliance atlantique vendredi. S'exprimant sur la radio britannique BBC, Jens Stoltenberg a déclaré qu'il ne pouvait pas commenter les systèmes d'armements fournis par des membres individuels de l'Otan, mais que l'impact de ces armes déjà livrées était clairement visible.

"Nous voyons tous les jours l'effet de ces systèmes et de ces armes sur le champ de bataille. Nous voyons tout l'armement russe détruit, nous voyons la capacité de l'Ukraine à abattre les missiles et les avions russes", a déclaré M. Stoltenberg. "Les alliés sont prêts à fournir encore davantage d'armes, y compris des armes plus modernes et plus lourdes."

13h35: Moscou dit avoir distribué 12.000 passeports russes aux réfugiés d'Ukraine

La Russie affirme avoir délivré environ 12.000 passeports russes à des réfugiés ukrainiens. Au total, plus de 18.000 personnes originaires d'Ukraine et des régions de l'est de l'Ukraine, Donetsk et Lougansk, ont demandé la citoyenneté russe, a déclaré vendredi Oleg Kadochnikov du ministère russe de l'Intérieur, selon l'agence de presse officielle Tass. Les chiffres datent du 30 mars. La Russie reconnaît Donetsk et Lougansk comme des États indépendants. Les autorités pro-Moscou ont commencé à en évacuer des personnes dès le 18 février. La raison invoquée était le danger croissant d'une attaque de l'armée ukrainienne.

M. Kadochnikov a déclaré que jusqu'au 30 mars, environ 500.000 personnes sont arrivées en Russie. Environ 100.000 d'entre elles seraient des enfants. Quelque 25.000 personnes, dont 10.500 enfants, vivent dans 800 abris d'urgence et ont reçu 10.000 roubles (environ 115 euros) d'aide, a-t-il dit.

Kiev accuse Moscou de déporter des civils vers la Russie. Le maire de Marioupol, Vadim Boïtchenko, a déclaré fin mars que près de 30.000 personnes avaient été emmenées de force en Russie depuis la seule ville portuaire assiégée du sud-est de l'Ukraine. Selon l'Ukraine, ces personnes étaient dispersées dans toute la Russie.

13h31 : L'attaque sur la gare de Kramatorsk a fait 39 morts, dont quatre enfants, selon les services de sécurité ukrainiens

Au moins 39 personnes dont quatre enfants ont été tuées dans l'attaque au missile vendredi sur la gare de Kramatorsk, dans l'est de l'Ukraine, ont annoncé les services de sécurité ukrainiens (SBU), revoyant à la hausse un précédent bilan.

"Les fascistes russes ont bombardé la gare de Kramatorsk, 39 morts dont quatre enfants", a indiqué sur Facebook le porte-parole du SBU, Artiom Dekhtiarenko.

13h30 : La Slovaquie fournit à l'Ukraine le système de défense anti-aérien S-300

Le Premier ministre slovaque Edouard Heger a annoncé vendredi que son pays avait fourni le système de défense aérienne S-300 à l'Ukraine en soutien à ce pays qui se bat contre l'invasion russe.

"Je peux confirmer que la République slovaque a fait don du système de défense aérienne S-300 à l'Ukraine", a indiqué M. Heger sur Facebook.

13h26 : La représentation de l'UE à Kiev rouvre ses portes

Six semaines après le début de la nouvelle invasion russe en Ukraine, la représentation de l'Union européenne dans la capitale de l'Ukraine rouvre ses portes, a annoncé le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, dans le train qui l'emmène à Kiev aux côtés de la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. Le bâtiment diplomatique avait été évacué au lendemain du 24 février, les équipes travaillant depuis lors depuis Rzeszow (sud de la Pologne). Leurs travaux reprennent désormais à Kiev, en équipe réduite.

Le retour à Kiev de l'ambassadeur Matti Maasikas, lui aussi à bord du train, montre que "l'Ukraine existe, qu'il y a là une capitale, un gouvernement et des représentants d'autres pays", a commenté M. Borrell, en affirmant que le pays était toujours sous contrôle ukrainien.

Le Haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité a également annoncé 7,5 millions d'euros pour enquêter sur les crimes de guerre commis à Boutcha et ailleurs dans le pays. Le chef de la diplomatie européenne a proposé d'augmenter de 500 millions d'euros le financement pour fournir des armes à l'Ukraine, ce qui porterait à 1,5 milliard d'euros l'aide de l'UE fournie à l'Ukraine pour du matériel militaire. Il s'est dit confiant dans un feu vert des États membres.

12h35 : l'UE a déjà gelé au moins 29,5 milliards d'euros d'avoirs russes

Les pays de l'UE ont déjà gelé au moins 29,5 milliards d'euros d'avoirs russes et bélarusses dans le cadre des sanctions adoptées contre la guerre menée en Ukraine, selon un décompte encore partiel annoncé vendredi par la Commission européenne.

Ces actifs incluent des bateaux, des hélicoptères, des biens immobiliers, des oeuvres d'art pour près de 6,7 milliards d'euros. Cette évaluation "est toujours en cours" a précisé la Commission dans un communiqué. Bruxelles a demandé aux Etats membres de partager leurs informations et, pour l'instant, "plus de la moitié d'entre eux" ont communiqué le bilan de leurs mesures.


12h07 : L'armée russe dément avoir frappé Kramatorsk, dénonce une "provocation" ukrainienne

L'armée russe a démenti vendredi tout tir de missile sur la gare de Kramatorsk, dans l'est de l'Ukraine, dénonçant une "provocation" des forces de Kiev, alors que cette frappe a fait au moins 35 morts.

"Toutes les déclarations des représentants du régime nationaliste de Kiev sur le fait que la Russie a mené une attaque de missile contre la gare ferroviaire de Kramatorsk sont une provocation et ne correspondent pas à la vérité", a dit le ministère de la Défense, affirmant même que seules "les forces armées ukrainiennes" utilisent ce type de missile "Totchka-U".

12h02 : L'UE "condamne fermement" l'attaque sur la gare de Kramatorsk

Le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell a condamné "fermement" l'attaque qui a touché vendredi la gare de Kramatorsk, dans l'Est de l'Ukraine, accusant la Russie, qui a démenti en être l'auteur, de "causer des souffrances humaines".

"Je condamne fermement l'attaque aveugle de ce matin contre une gare à #Kramatorsk par la Russie, qui a tué des dizaines de personnes et fait de nombreux blessés", a déclaré M. Borrell sur Twitter. "Il s'agit d'une nouvelle tentative de fermer les voies d'évacuation pour ceux qui fuient cette guerre injustifiée et de causer des souffrances humaines", a-t-il dénoncé.

11h34 : Zelensky dénonce un "mal sans limite" après l'attaque de Kramatorsk

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé vendredi un "mal sans limite" déchaîné par la Russie après l'attaque à la roquette sur la gare de Kramatorsk dans l'Est, d'où évacuaient des civils, qui a fait au moins 35 morts.

"Sans la force et le courage de nous affronter sur le champ de bataille, ils détruisent cyniquement la population civile. C'est un mal qui n'a pas de limite. Et s'il n'est pas puni, il ne s'arrêtera jamais", a écrit M. Zelensky sur Telegram, dénonçant les méthodes "inhumaines" des forces russes.

11h29 : Londres sanctionne les filles de Poutine et celle de Lavrov

Le Royaume-Uni a sanctionné vendredi les deux filles du président russe Vladimir Poutine et celle du chef de la diplomatie Sergueï Lavrov en raison de l'invasion de l'Ukraine, disant vouloir s'en prendre au "train de vie fasteux du cercle rapproché du Kremlin".

Katerina Tikhonova et Maria Vorontsova, filles de Vladimir Poutine avec son ex-femme Lioudmila, ainsi que Ekaterina Vinokourova, fille de M. Lavrov, sont désormais interdites d'entrée sur le territoire britannique, où tout éventuel actif sera gelé, a indiqué dans un communiqué la diplomatie britannique, qui prend ainsi la suite de Washington et Bruxelles.

11h22 : Le Japon va cesser d'importer du charbon russe, parmi d'autres sanctions

Le Japon a annoncé vendredi qu'il allait renoncer à se procurer du charbon russe, parmi d'autres nouvelles sanctions contre Moscou pour ses "crimes de guerre" en Ukraine, et va également expulser huit diplomates russes.

Ces annonces interviennent après une série de mesures similaires en Europe, les alliés de l'Ukraine accentuant la pression sur Moscou à la suite d'allégations de massacres de civils commis par les troupes russes dans la région de Kiev.

"Les troupes russes ont tué des civils et attaqué des installations nucléaires, ce qui constitue une grave violation du droit humanitaire international. Ce sont des crimes de guerre impardonnables", a déclaré le Premier ministre nippon Fumio Kishida lors d'une intervention retransmise à la télévision.

"Nous allons interdire l'importation de charbon russe. Nous adopterons des alternatives et en réduisant progressivement les importations, nous réduirons notre dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie", a-t-il ajouté.

En 2021, 11% des importations japonaises de charbon provenaient de Russie, selon des données du ministère nippon des Finances.

L'archipel nippon, qui importe massivement ses énergies fossiles, était en 2019 le troisième plus gros pays importateur de charbon au monde derrière la Chine et l'Inde, selon l'Agence internationale de l'Energie.

M. Kishida a également annoncé vendredi d'autres sanctions, dont des gels d'avoirs et des interdictions d'importation de machines industrielles russes et de vodka, et assuré que Tokyo soutiendrait l'effort international pour que les actes de la Russie fassent l'objet d'une enquête de la Cour pénale internationale.

Le ministère japonais des Affaires étrangères avait annoncé un peu plus tôt vendredi l'expulsion de huit diplomates et fonctionnaires de la représentation commerciale russe au Japon, précisant que cela ne concernait pas l'ambassadeur de Russie à Tokyo, Mikhail Galuzin.

10h47 : L'Ukraine ouvre vendredi 10 couloirs humanitaires pour évacuer les civils

Le gouvernement ukrainien a annoncé vendredi l'ouverture de dix corridors humanitaires pour évacuer les civils des villes les plus assiégées par les forces russes. Une route empruntable par les voitures de particuliers partira de la ville de Marioupol, fortement bombardée par l'armée russe, vers celle de Zaporijia, a déclaré la vice-première ministre Irina Verechtchouk. A Berdiansk, mais aussi depuis certaines autres zones à l'est du pays, les citoyens seront pris en charge par des bus. Ils pourront également utiliser leur propre véhicule.

Il y a cinq couloirs créés entre l'oblast de Lougansk et la ville de Bakhmout, a encore écrit Irina Verechtchouk sur Telegram. Jeudi soir, elle avait déclaré que 4.500 personnes avaient été évacuées ce jour-là.

10h35 : Une attaque sur la gare de Kramatorsk fait au moins 35 morts et 100 blessés

Au moins 35 personnes ont été tuées et 100 blessées vendredi après que deux roquettes se sont abattues sur la gare de Kramatorsk, dans l'Est de l'Ukraine, par laquelle des milliers de personnes sont évacuées depuis plusieurs jours.

Un volontaire humanitaire qui participe à l'évacuation des corps a affirmé à l'AFP qu'au moins 35 personnes étaient mortes.

Un journaliste de l'AFP a vu les corps, dans des sacs mortuaires et sous des bâches, d'au moins 20 personnes. Présent sur place plus tôt, il avait constaté que des centaines de personnes espéraient encore y trouver un train pour quitter la ville, sous menace d'une offensive russe majeure.

Le patron de la compagnie ferroviaire ukrainienne Ukrzaliznytsia, Oleksandre Kamychine, a lui évoqué 30 morts et plus de 100 blessés, dénonçant sur sa chaîne Telegram une "frappe délibérée".

Quatre voiture étaient brûlées devant la gare. L'intérieur et l'entrée de la gare étaient eux couverts de sang, de longues traces s'étendant par endroits sur le trottoir et des rangées de banc étant carbonisées.

Sur le parvis devant la gare, les restes d'un missile était toujours visible, sur lequel on pouvait lire en russe "Pour nos enfants".

Des bagages abandonnés et d'innombrables débris et éclats de verre brisés jonchaient aussi le parvis et les environ de la gare.

Les corps, déposés devant des petites boutiques attenantes à la gare, ont ensuite été évacués dans des camions de l'armée, selon le correspondant de l'AFP.

"Deux roquettes sont tombées sur la gare de Kramatorsk", avait dans un premier temps annoncé la compagnie ferroviaire ukrainienne.


10h09 : Les prix alimentaires mondiaux à un niveau jamais enregistré

Les prix mondiaux des denrées alimentaires ont atteint en mars leurs "plus hauts niveaux jamais enregistrés", à cause de la guerre en Ukraine qui "provoque des chocs" sur les marchés des céréales et des huiles végétales, a annoncé vendredi l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

L'indice FAO des prix alimentaires, qui suit la variation mensuelle des cours internationaux d'un panier de produits alimentaires de base, avait déjà battu au mois de février son record depuis sa création en 1990, et enregistre en mars une nouvelle hausse de 12,6% d'un mois sur l'autre, indique l'organisation dans un communiqué.

9h33 : La région de Soumy, frontalière avec la Russie, est "libérée" des forces russes

La région de Soumy, frontalière de la Russie dans le nord-est de l'Ukraine, a été totalement "libérée" des forces russes, a annoncé vendredi le chef de l'administration régionale Dmytro Jivitsky.

"Le territoire de la région est libéré des Orcs", a annoncé M. Jivitsky sur Telegram, en utilisant le surnom, tiré du livre "Le Seigneur des anneaux", qui est fréquemment donné aux soldats russes en Ukraine. Il a ajouté toutefois que la zone n'était "pas sûre" et que des opérations de déminage étaient en cours.

9h10 : Les Russes concentrent leurs efforts sur la prise de Marioupol

Les troupes russes continuent de se concentrer sur la capture de la ville portuaire de Marioupol, a déclaré l'état-major ukrainien dans sa mise à jour de vendredi matin. Des experts militaires de l'Institut américain pour l'étude de la guerre (ISW) ont déclaré dans leur dernière analyse que les forces russes concrétiseraient "probablement" la prise de Marioupol dans les prochains jours.

La télévision d'État russe a affirmé que le centre de Marioupol, ville à la situation stratégiquement intéressante sur la mer d'Azov, avait été pris mais que 3.000 combattants ukrainiens s'y trouvaient toujours.

Le rapport de l'état-major ukrainien a ajouté que les troupes russes se concentraient également sur une offensive autour de la ville d'Izioum, dans l'oblast de Kharkiv, dans l'est du pays.

Kiev affirme que Moscou y a récemment concentré ses troupes pour avancer vers Sloviansk dans la région de Donetsk.

8h56 : Les troupes russes se seraient "totalement" retirées du nord de l'Ukraine

Les troupes russes se sont "complètement retirées" du nord de l'Ukraine, affirme vendredi sur Twitter le ministère britannique de la Défense, s'appuyant sur le service de renseignement militaire Defence Intelligence. Les soldats russes seraient retournés vers le nord au Bélarus et en Russie. Certaines troupes sont transférées dans l'est de l'Ukraine pour combattre dans la région du Donbass. Mais beaucoup auront besoin d'un "réapprovisionnement important" avant d'être prêtes à être déployées à l'est. Selon le ministère, il faudra "au moins une semaine" avant qu'un regroupement à grande échelle dans le nord ne se concrétise.

Les bombardements russes des villes de l'est et du sud se poursuivent, a encore précisé le ministère britannique. Les troupes russes ont avancé plus au sud depuis la ville stratégiquement importante d'Izyum, qui reste sous leur contrôle, selon le même service.

8h40 : Les troupes russes ont déserté la ville nord-orientale de Soumy

Les troupes russes ont quitté la région de la ville de Soumy, dans le nord-est de l'Ukraine. C'est ce qu'assure Dmytro Zhyvytskyi, le chef de l'administration régionale, vendredi sur Facebook, en précisant que la région est désormais libérée des unités russes. Les explosions qu'on entend sont le fruit du travail des sauveteurs et des experts en explosifs qui neutralisent les munitions laissées par les unités russes, explique-t-il encore. M. Zhyvytskyi prévient aussi que la région n'est pas encore sûre, avec des mines installées à plusieurs endroits.

Il demande aux civils de ne pas rouler en voiture sur le bord de la route, de ne pas marcher sur les chemins forestiers et de ne pas s'approcher du matériel militaire. Dmytro Zhyvytskyi avait précédemment déclaré que les troupes russes avaient commencé à se retirer de la région dimanche.

Avec Donetsk, Lougansk, Kharkiv et la région de Kiev, la région de Soumy était l'une des zones que les forces russes attaquent depuis le début de la guerre il y a plus d'un mois. La Russie a récemment annoncé qu'elle concentrerait ce qu'elle désigne comme son "opération militaire spéciale" sur l'est de l'Ukraine.

7h : Ursula Von der Leyen et Josep Borrell en route vers Kiev

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a pris le train vendredi matin tôt pour rejoindre Kiev, la capitale ukrainienne, en compagnie du chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell. Elle y rencontrera le président ukrainien Volodymyr Zelensky. L'Allemande a débuté son voyage à Przemysl, ville du sud-est de la Pologne, toute proche de la frontière ukrainienne.

Le voyage d'Ursula von der Leyen et Josep Borrell a lieu quelques jours après la révélation des images de Boutcha, proche de Kiev, qui ont choqué internationalement et ont entre autres poussé l'UE à avancer sur un nouveau paquet de sanctions visant le Kremlin. La Commission avait exposé sa proposition de ce "5e paquet" de sanctions européennes mardi dernier.

Pour la première fois, elle suggérait de toucher directement aux importations de sources d'énergie depuis la Russie, ciblant le charbon.

Les représentants des 27 Etats membres auprès de l'UE ont donné leur feu vert jeudi soir à ce 5e paquet. Il doit être formellement adopté, par procédure écrite, avant d'être publié de manière détaillée au Journal officiel de l'UE. Cela devrait avoir lieu ce vendredi, indiquait jeudi soir la présidence française du Conseil de l'UE.

Les sanctions comportent l'arrêt des importations de charbon russe, mais cet embargo ne serait effectif que dans quatre mois. Comme l'avait annoncé la Commission, le nouveau paquet de sanctions comprend d'autres nouvelles interdictions d'importations depuis la Russie (entre autres bois, ciment, alcools, pour 5,5 milliards d'euros, selon la Commission), et élargit aussi la liste des produits interdits d'exportation vers Moscou (pour 10 milliards d'euros supplémentaires).

Autres mesures phares: l'interdiction d'accès aux ports européens pour les navires russes ou exploités pour le compte d'une entité russe (avec dérogations pour des produits essentiels), et l'interdiction d'accès aux transporteurs routiers russes et bélarusses.

Le point à 6h30 :

Les autorités ukrainiennes s'efforcent d'évacuer les civils des régions de l'Est, menacées par une offensive russe, le président Volodymyr Zelensky affirmant que les destructions à Borodianka sont pires encore que celles constatées récemment près de la capitale après le départ des forces russes.

Alors que la Russie multiplie ses attaques dans le sud et l'est, Kiev -- où sont attendus vendredi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et du chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell --, constate la véritable étendue des dégâts dans des régions désormais abandonnées par les forces de Moscou.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé que les destructions à Borodianka, près de Kiev, étaient pires par rapport à Boutcha, où les images de cadavres dans les rues ont suscité une indignation internationale.

Vingt-six corps ont été extraits par les secouristes ukrainiens des décombres de deux immeubles d'habitation à Borodianka, au nord-ouest de Kiev, a annoncé jeudi sur Facebook la procureure générale d'Ukraine Iryna Venediktova.

Dans un message vidéo jeudi soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré que la situation à Borodianka est "bien plus horrible" qu'à Boutcha. "Il y a plus de victimes".


Mais c'est aussi à l'est du pays, désormais cible prioritaire de Moscou, que l'attention se porte. Le porte-parole du Kremlin a reconnu jeudi que les forces russes avaient déjà subi dans cette région "des pertes militaires importantes", évoquant une "immense tragédie".

Redoutant une offensive contre ces régions, les autorités ukrainiennes ont à nouveau appelé la population civile à les quitter.

Les forces russes ont "endommagé la voie ferrée à Shastya. Désormais, l'évacuation aura lieu uniquement par bus", a indiqué le gouverneur de la région de Lougansk, Serguiï Gaïdaï.

"Toutes les horreurs que nous avons connues risquent d'empirer. Ne vous condamnez par à la mort vous-mêmes! Partez! Les prochains jours seront la dernière chance" pour une évacuation, a-t-il lancé sur Facebook.

Et a Donestk, le chef de l'administration militaire régionale Pavel Kirilenko a indiqué que trois trains d'évacuation avaient été immobilisés temporairement après une frappe russe contre une voie ferrée.

4h10 : Le consul général russe fait partie des diplomates expulsés de Belgique

Le consul général russe Georgy Kuznetsov va être expulsé de Belgique parmi les diplomates soupçonnés d'activités d'espionnage, rapportent De Standaard et Gazet van Antwerpen vendredi. La ministre des Affaires étrangères Sophie Wilmès (MR) avait annoncé la semaine dernière à la Chambre la décision d'expulser de Belgique 21 diplomates russes, pour leur implication dans des opérations d'espionnage et d'influence menaçant la sécurité du pays. La ministre n'a donné aucun détail sur l'identité des 21 Russes concernés, mais De Standaard a appris que l'un d'eux est le consul général Georgy Kuznetsov. Il devrait prendre, avec d'autres, un vol vers Moscou ce week-end.

Georgy Kuznetsov est une figure bien connue à Anvers. Il entretient de bons contacts avec plusieurs hauts dignitaires flamands. Le 26 janvier, le député flamand Filip Dewinter (Vlaams Belang) avait notamment publié sur Twitter une photo de lui aux côtés de Georgy Kuznetsov au Parlement flamand. À cette époque, le député affichait encore ouvertement sa sympathie pour la Russie et Vladimir Poutine. Sous-titrant la photo, il écrivait: "La diffamation anti-Poutine et anti-Russie ne nous aide pas. La neutralité est le 'message'. La Russie est notre alliée. Pas un ennemi."

Filip Dewinter avait également invité le consul général russe le 10 mars en tant qu'orateur pour le Hertogfonds, une asbl anversoise qui promeut "la culture flamande et la civilisation européenne". Mais l'intervention avait été annulée en raison du début de l'invasion russe. Depuis, il n'a plus affiché sa sympathie pour Poutine.

En janvier, Georgy Kuznetsov avait aussi eu des contacts officiels avec la gouverneure d'Anvers Cathy Berx (CD&V). Ses rencontres ne se limitaient pas au monde politique. Il avait également visité le port de Zeebrugge, la société de dragage Deme et avait rencontré des membres de la police locale anversoise "pour les remercier des missions de surveillance au consulat".

Selon les services de renseignement, Kuznetsov recherchait avant tout des informations pouvant être utiles au régime russe lors de ses diverses rencontres.

00h41 : Plus de 100 attaques confirmées contre des services de santé selon l'OMS

L'Organisation mondiale de la santé a confirmé jeudi plus de 100 attaques contre les services de santé en Ukraine et demandé l'accès humanitaire à la ville de Marioupol assiégée par les forces russes. "À ce jour, l'OMS a vérifié 103 attaques contre les services de santé, avec 73 personnes tuées et 51 blessées, dont des agents de santé et des patients", a déclaré le chef de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse, qualifiant ce bilan de "sombre".

Parmi les attaques confirmées, 89 ont touché des établissements de santé et la plupart des autres des services de transport, notamment des ambulances.

"Nous sommes scandalisés par la poursuite des attaques contre les services de santé", a poursuivi le chef de l'OMS, ajoutant qu'elles constituaient "une violation du droit humanitaire international".

S'exprimant lors d'une précédente conférence de presse à Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine, le directeur de la branche européenne de l'OMS, Hans Kluge, a déploré que certaines zones touchées restaient hors de portée de l'aide sanitaire.

"L'OMS a été capable de livrer du matériel permettant de sauver des vies dans de nombreuses zones touchées, mais il est vrai que certaines restent très difficiles", a-t-il reconnu. "Je pense que la priorité, clairement, est Marioupol", a-t-il affirmé.

L'armée russe et ses alliés séparatistes assiègent la ville depuis des semaines et font face à une résistance ukrainienne acharnée.

La situation humanitaire y est catastrophique, selon les deux camps, et la ville largement en ruine, avec une grande inquiétude sur le sort des civils de cette cité de plus de 400.000 habitants avant l'invasion russe.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait accusé mercredi la Russie de bloquer l'accès humanitaire à Marioupol pour dissimuler les "milliers" de victimes.

Jusqu'à présent, l'OMS "a pu livrer 185 tonnes de matériel médical aux zones les plus touchées du pays, permettant d'atteindre un demi-million de personnes", selon M. Kluge.

Il a également noté que "50 % des pharmacies ukrainiennes sont présumées fermées et que 1.000 établissements de santé se trouvent à proximité de zones de conflit ou de zones de contrôle modifiées".

M. Kluge a également souligné que les attaques contre les services de santé constituaient une "violation manifeste du droit humanitaire international", mais a ajouté que l'organisation n'a pas directement attribué la responsabilité de ces attaques, soulignant "ne pas avoir de mandat" pour le faire.

00h16 : Macron évoque le "cynisme" de Poutine et un "refus explicite" concernant Marioupol

Le président français Emmanuel Macron a évoqué jeudi un dialogue "ingrat" et le "cynisme au rendez-vous de chaque discussion" avec son homologue russe Vladimir Poutine, affirmant avoir reçu "un refus explicite" à une opération humanitaire à Marioupol. "Ce rôle de dialogue avec le président russe est ingrat, je passe des heures à discuter. Le cynisme est au rendez-vous de chaque discussion, ce n'est jamais une partie de plaisir... Mais c'est mon devoir", a-t-il répondu à des lecteurs du journal français Le Parisien.

Il a ajouté ne pas espérer de "débouché" au conflit russo-ukrainien avant "mi-mai", tout en soulignant que le dialogue "aura été utile pour préparer la paix demain".

Il accuse en outre le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki, qui l'avait critiqué pour dialoguer avec Vladimir Poutine, d'être "un antisémite d'extrême droite, qui interdit les LGBT".

La veille, il l'avait déjà accusé de "s'immiscer dans la campagne politique française", pointant sa proximité avec sa rivale d'extrême droite à la présidentielle Marine Le Pen.

Ces propos d'Emmanuel Macron interviennent au moment où Moscou a taxé d'"absurdes" jeudi les déclarations du porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal "sur le prétendu manque d'approbation de la Russie pour l'évacuation des civils de Marioupol".

"La partie russe est prête à déployer des couloirs humanitaires dans n'importe quelle direction dès que possible et à assurer l'évacuation en toute sécurité des civils", a assuré le ministère de la Défense.

D'après Emmanuel Macron, "le pouvoir russe choisit les gens qui sortent pour les amener en Russie".

"Ce n'est donc pas une opération humanitaire. La France, elle, propose un corridor, avec la Croix-Rouge internationale. La Russie le refuse: cela l'isole diplomatiquement", a-t-il ajouté.

Selon lui, "quand la France propose une opération humanitaire à Marioupol et qu'il y a un refus explicite du président russe, au moins les choses sont claires".

Gabriel Attal avait déclaré jeudi, "au nom du gouvernement français", que "les frappes de la Russie contre l'hôpital pédiatrique de Marioupol (étaient) inhumaines et lâches".

L'armée russe et ses alliés séparatistes assiègent Marioupol depuis des semaines et font face à une résistance ukrainienne acharnée. La situation humanitaire y est catastrophique, selon les deux camps, et la ville largement en ruine.