"Les négociations n'avancent pas et nous constatons une absence totale de volonté des négociateurs ukrainiens de poursuivre ce processus", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, alors que la veille la présidence ukrainienne avait dit que les pourparlers étaient suspendus à cause de la Russie.

"Le processus de négociations est en pause", avait déclaré mardi Mykhaïlo Podoliak, un conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky. "La Russie ne fait pas preuve d'un élément clé: la compréhension de (...) ce qui se passe actuellement dans le monde et de son rôle extrêmement négatif", a-t-il affirmé.

Plusieurs rencontres entre négociateurs des deux camps ont eu lieu mais n'ont donné aucun résultat concret. La dernière rencontre entre les chefs des délégations, Vladimir Medinski côté russe et David Arakhamia pour l'Ukraine, remonte au 22 avril, selon les agences russes.

Le Kremlin a par ailleurs assuré n'avoir aucune information sur le cas du soldat russe jugé à partir de mercredi pour crime de guerre en Ukraine, tout en accusant Kiev de fabriquer les accusations de ce type visant la Russie. "Nous n'avons jusqu'à présent aucune information. Et les possibilités d'aider (le prévenu) sont très limitées en l'absence de représentation diplomatique", a dit Dmitri Peskov, en estimant que les nombreuses accusations de crimes de guerre visant l'armée russe étaient "des fakes ou des mises en scène".

Le soldat russe Vadim Chichimarine, 21 ans, comparaîtra à partir de 14h00 (12h00 à Bruxelles) devant le tribunal du quartier de Solomiansky à Kiev, où il devra s'expliquer sur la mort d'un homme de 62 ans, le 28 février dans le nord-est de l'Ukraine. Inculpé de crime de guerre et meurtre avec préméditation, le militaire, originaire d'Irkoutsk en Sibérie, encourt la prison à perpétuité.

La Russie annonce expulser 34 diplomates français

La Russie a annoncé mercredi expulser 34 diplomates français, en représailles aux expulsions en avril par la France de 41 Russes, dans la foulée de l'offensive en Ukraine. L'ambassadeur de France à Moscou a été convoqué mercredi au ministère russe des Affaires étrangères et s'est vu remettre une note signifiant que "34 collaborateurs des établissements diplomatiques français en Russie ont été déclarés 'persona non grata'", a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué. Ils doivent quitter la Russie d'ici deux semaines, selon la même source.