À Marioupol, ville portuaire occupée par l'armée russe, la crainte d'une épidémie de choléra grandit. Le Parisien écrit d'ailleurs que les forces russes qui contrôlent la ville ukrainienne l'ont mise en quarantaine, d'après ce qu'affirment les autorités ukrainiennes.

Le vice-premier ministre de la Santé en Ukraine, Ihor Kuzin, a confirmé que la situation sanitaire devenait critique à Marioupol, à cause des "enterrements de masse" et du manque d'accès à l'eau potable. D'après des Ukrainiens encore sur place, "l'épidémie a déjà plus ou moins commencé". Les détritus et les cadavres en décomposition s'amoncellent dans les rues, et commencent à contaminer les sources d'eau de la ville.

"Des corps pourrissent sous les décombres de centaines de tours d'habitation. Et cela empoisonne littéralement l'air", a déclaré Petro Andryushchenko, conseiller du maire de Marioupol, à la télévision ukrainienne. Et pour avoir accès à de l'eau potable, "les habitants de Mariupol doivent faire la queue pendant des heures". En outre, cette eau n'est mise à disposition qu'un jour sur deux, au maximum.

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Marioupol a subi les bombardements russes quasi constamment pendant des semaines, et a été largement détruite. Des infrastructures telles que les égouts et des hôpitaux ont été touchées, ce qui ne va pas aider la ville à éviter une épidémie de choléra.