Alors que le conflit continue en Ukraine, dans ce qui ressemble de plus en plus à une "guerre d'usure", les rencontres diplomatiques des alliés occidentaux se multiplient pour tenter de stopper la Russie. Après son passage à Bruxelles ces mercredi et jeudi, le président américain Joe Biden se rend en Pologne ce vendredi.

Sur le terrain, la situation de la ville de Marioupol, lourdement bombardée, se dégrade encore. Les Ukrainiens dénoncent la déportation "en masse" d'habitants vers la Russie. L'offensive se poursuit ailleurs dans le pays, après des frappes meurtrières jeudi à Kharkiv, deuxième ville du pays, et à Longansk. Le président Zelensky a également accusé les Russes d'utiliser des bombes au phosphore à Roubijné.

22h20 : Le chef du renseignement militaire ukrainien juge l'armée russe "médiévale"

Le chef du renseignement militaire ukrainien, le général Kyrylo Boudanov, a promis aux Russes un "véritable enfer" en Ukraine, où l'armée russe, qu'il juge "médiévale", sera selon lui confrontée à une guérilla constante de partisans ukrainiens, dans un entretien publié vendredi. "Le commandement russe a fait de nombreuses erreurs et nous utilisons ces erreurs", a déclaré à l'hebdomadaire américain The Nation le général Boudanov, qui s'exprimait en ukrainien depuis Kiev, par l'intermédiaire d'un interprète à ses côtés.

"L'armée ukrainienne a montré que l'armée russe deuxième armée du monde, ce n'était qu'un mythe. C'est juste une concentration de pouvoir médiévale, de vieilles méthodes de combat", a ajouté ce jeune général de 36 ans, qui s'est engagé dans l'armée après la chute de l'URSS et a été formé aux méthodes de l'Otan.

Nommé en 2020 à la tête de la Direction principale du renseignement du ministère ukrainien de la Défense par le président Volodymyr Zelensky, le général Boudanov a estimé que l'une des clés des succès des forces ukrainiennes pour résister à l'armée russe avait été leur capacité à espionner l'adversaire.

20h45: France, Turquie et Grèce vont mener une "opération humanitaire" d'évacuation de Marioupol

La France, la Turquie et la Grèce vont mener "une opération humanitaire" d'évacuation "dans les tous prochains jours" de la ville assiégée de Marioupol, dans le sud de l'Ukraine, a annoncé vendredi le président français Emmanuel Macron. "Nous allons en lien avec la Turquie et avec la Grèce lancer une opération humanitaire pour évacuer toutes celles et ceux qui souhaitent quitter Marioupol", a-t-il déclaré à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles, précisant devoir s'entretenir sur le sujet avec le président russe Vladimir Poutine "d'ici 48 à 72 heures"

20h35 : Contre-offensive ukrainienne sur Kherson, dont le contrôle par les Russes est "contesté"

Les forces ukrainiennes ont lancé une contre-offensive sur la ville de Kherson (sud), seul centre urbain majeur conquis entièrement par les forces de Moscou, qui est désormais "contestée", a indiqué vendredi un haut responsable du Pentagone.

"Les Ukrainiens tentent de reprendre Kherson", a déclaré à la presse ce responsable ayant requis l'anonymat. "Nous ne pouvons dire exactement qui contrôle Kherson mais le fait est qu'elle n'est plus aussi solidement sous contrôle russe qu'auparavant."

Prise dès le 3 mars par les forces russes, cette ville stratégique située à l'embouchure du Dniepr, où des manifestations ont été violemment réprimées, "est de nouveau un territoire contesté", a-t-il ajouté.

20h30: Poutine signe une loi réprimant les "mensonges" sur l'action de Moscou à l'étranger

Le président russe Vladimir Poutine a signé vendredi soir une loi réprimant de peines de prison pouvant aller jusqu'à 15 ans les "informations mensongères" sur l'action de Moscou à l'étranger, arme répressive supplémentaire pour contrôler l'information sur son offensive en Ukraine.

Ce texte, dont la signature présidentielle marque l'entrée en vigueur, punit la "diffusion publique d'informations sciemment fausses sous couvert d'informations fiables" à propos des "activités des organes de l'Etat russe en dehors du territoire russe".

20h15 : Macron annonce une "opération humanitaire" d'évacuation de Marioupol avec la Turquie et la Grèce

La France, la Turquie et la Grèce vont mener "une opération humanitaire" d'évacuation "dans les tous prochains jours" de la ville assiégée de Marioupol, dans le sud de l'Ukraine, a annoncé vendredi le président français Emmanuel Macron.

"Nous allons en lien avec la Turquie et avec la Grèce lancer une opération humanitaire pour évacuer toutes celles et ceux qui souhaitent quitter Marioupol", a-t-il déclaré à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles, précisant devoir s'entretenir sur le sujet avec le président russe Vladimir Poutine "d'ici 48 à 72 heures".

20h10 : Interpol déploie une mission en Moldavie face à l'afflux de réfugiés

Interpol a annoncé vendredi avoir déployé une équipe de support opérationnel en Moldavie à la demande de ce pays qui fait face à un afflux de réfugiés depuis l'offensive russe en Ukraine. Déployée dans la capitale Chisinau et dans différents camps de réfugiés, cette mission comprenant des experts vise à "fournir un support sur le terrain aux forces de l'ordre et aux agences humanitaires qui gèrent l'important afflux de réfugiés en provenance d'Ukraine", précise l'organisation internationale de coopération policière dans un communiqué.

L'équipe envoyée "à la demande du bureau national central (NCB) de la Moldavie" doit notamment "aider à évaluer la situation sur le terrain, en identifiant les besoins pour apporter une formation, une analyse et un support opérationnel pertinents", selon la même source.

Interpol indique en effet avoir déjà reçu des "informations sur des trafiquants d'êtres humains et des passeurs attendant à différents passages de frontières pour s'attaquer aux populations vulnérables arrivant d'Ukraine".

"Les enfants et les mineurs non accompagnés sont particulièrement vulnérables" face à ces trafics, alerte l'organisation.

"Les criminels profitent de chaque occasion pour augmenter leur profits illicites et tous ceux qui ont afflué à la frontière ukrainienne ce mois-ci n'ont pas tous de bonnes intentions", prévient le secrétaire général d'Interpol Jürgen Stock, cité dans le communiqué.

Il n'a pas été possible d'obtenir de détails sur l'effectif et la composition de la mission déployée par Interpol.

19h20 : Pour Biden, le courage des Ukrainiens face aux Russes rappelle Tiananmen

Le président américain Joe Biden, en visite officielle en Pologne, a salué le courage du peuple ukrainien qui selon lui rappelle les événements de la place Tiananmen, et répété que selon lui Vladimir Poutine était un "criminel de guerre". Louant le "courage" et la "résilience" du peuple ukrainien, Joe Biden, depuis Rzeszow, à 80 km de la frontière avec l'Ukraine, a fait le rapprochement suivant.

"Quand vous voyez une femme de trente ans debout face à un char avec un fusil (...), si on parle de la place Tiananmen, c'est la place Tiananmen" en plus important encore, a-t-il estimé en référence aux manifestations de 1989 à Pékin.

En anglais, le président américain a joué sur les mots en parlant de "Tiananmen square squared", "square" signifiant la place, et "squared" se traduisant par "au carré".

Joe Biden a aussi, pour la deuxième fois, qualifié le président russe Vladimir Poutine de "criminel de guerre".

S'adressant lors d'une réunion sur la situation humanitaire à son homologue polonais, Andrzej Duda, le président américain a dit: "le plus important que nous puissions faire (...) est de maintenir l'unité des démocraties dans notre détermination et nos efforts pour réduire la dévastation provoquée par un homme qui est, je le pense, un criminel de guerre. Et je pense que nous remplirons les critères légaux (de cette définition) aussi."

Le gouvernement américain, le 23 mars, avait déjà officiellement "établi que les membres des forces russes ont commis des crimes de guerre en Ukraine", selon le secrétaire d'Etat Antony Blinken.

© AP

19h00 : La Géorgie pleure ses citoyens morts au combat en Ukraine

Des milliers de personnes se sont rassemblées vendredi dans la capitale géorgienne de Tbilissi pour les funérailles de deux Géorgiens morts au combat contre les troupes russes en Ukraine, ce qui rappelle au pays du Caucase l'invasion russe de son territoire en 2008. L'offensive lancée par le Kremlin il y a un mois a provoqué un mouvement de solidarité avec l'Ukraine en Géorgie, deux anciennes républiques soviétiques, et des centaines de Géorgiens ont rejoint volontairement les forces ukrainiennes.

Parmi eux se trouvaient les officiers de réserve Giorgi Beriashvili et David Ratiani, tous deux âgés de 53 ans, tués au combat le 17 mars près d'Irpin, dans la banlieue nord-ouest de Kiev, où d'intenses combats sont en cours.

"Ils sont morts d'une mort héroïque, luttant pour la liberté de l'Ukraine, pour la liberté de la Géorgie", a déclaré à l'AFP Lili Gardapkhadze, étudiante de 20 ans dans l'église Saint Georges, dans le centre de Tbilissi, où était exposé le corps de David Ratiani.

"Les Géorgiens et les Ukrainiens ne laisseront jamais Poutine voler notre liberté", a-t-elle ajouté.

18h50 : Le centre de commandement des forces aériennes ukrainiennes frappé par des missiles russes

Le centre de commandement des forces aériennes ukrainiennes, à Vinnytsia (centre), a été frappé vendredi par une salve de missiles de croisière russes, qui ont provoqué des "dommages significatifs", selon l'armée ukrainienne.

"Les Russes ont tiré six missiles de croisière. Certains ont été abattus par la défense antiaérienne. Les autres ont touché plusieurs bâtiments, causant des dommages significatifs", a annoncé le commandement des forces aériennes sur Telegram.

"Les conséquences de cette frappe de missiles par les occupants sont en cours d'évaluation", a ajouté cette source. L'annonce a été accompagnée d'une photo montrant simplement la partie éventrée d'un bâtiment de briques.

L'aviation et la défense antiaérienne ont résisté jusqu'ici aux tentatives de l'armée russe de maîtriser le ciel ukrainien, les aviateurs ukrainiens défendant ce dernier "avec une grande dextérité", avait déclaré lundi un haut responsable du Pentagone.

La Russie a amplifié ses opérations aériennes et navales face à la résistance des forces ukrainiennes, selon cette source, mais ces opérations ne se manifestent pas par des combats aériens, l'armée de l'air russe tendant à tirer des missiles air-sol sur des cibles ukrainiennes à partir de l'espace aérien russe ou bélarusse.

18h15 : Le Parlement du Benelux condamne fermement "l'agression armée de la Fédération de Russie"

Le Parlement du Benelux a, dans une déclaration publiée vendredi, "condamné fermement l'agression armée de la Fédération de Russie contre l'Ukraine. Les actions illégales et injustifiées de la Russie constituent une menace directe pour la paix et la stabilité en Europe et compromettent dangereusement la sécurité des pays baltes et nordiques avec lesquels le Benelux coopère de manière structurelle, indique le texte. Le Parlement du Benelux se réunit pour la première fois vendredi et samedi au parlement de Bruxelles. Au centre de la session, outre la déclaration sur la situation en Ukraine, se trouve un débat thématique sur la technologie de l'hydrogène.

18h00 : Le pape préside une cérémonie pour l'Ukraine et la Russie, en proie à une guerre "odieuse"

Le pape François a condamné vendredi la "guerre odieuse" contre "nos frères ukrainiens sans défense", lors d'une cérémonie consacrée à l'Ukraine et à la Russie au Vatican. "Ces jours ci, (...) les bombes détruisent les maisons de beaucoup de nos frères ukrainiens sans défense", a déclaré le souverain pontife argentin lors de ce service religieux à la basilique Saint-Pierre de Rome, avant de confier l'Ukraine et la Russie à la Vierge Marie.

"Cette guerre odieuse (...) provoque en chacun peur et désarroi", a ajouté le pape devant quelque 3.500 personnes, dont l'ambassadeur ukrainien et des représentants du corps diplomatique.

Environ 2.000 fidèles se sont réunis sur la place Saint-Pierre pour suivre la cérémonie sur des écrans géants, selon le service de presse du Saint-Siège, tandis que les prêtres et évêques du monde entier étaient appelés à se joindre à cette prière au même moment.

Symbole de l'importance accordée à cet événement par le Vatican, ce dernier avait diffusé en amont le texte de la prière dans 35 langues, un fait rare.

Ces dernières semaines, le pape - qui s'est entretenu avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky mais aussi avec le patriarche orthodoxe de Moscou Kirill - a multiplié les appels à la paix en Ukraine, dénonçant un "massacre" dans ce pays où "coulent des fleuves de larmes et de sang".

17h30 : Le maire de Kharkiv dénonce les bombardements russes

Le maire de Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine, a dénoncé vendredi des bombardements russes "indiscriminés" et incessants sur sa ville, la deuxième du pays. "La situation est aujourd'hui très difficile", a déclaré Ihor Terekhov, au cours d'un point de presse improvisé dans un lieu tenu secret et protégé des bombes.

"Tous les jours, il y a des bombardements indiscriminés sur la ville et de nombreux tués", a-t-il dénoncé, en affirmant qu'ils visaient "des zones résidentielles, des civils, des infrastructures comme des écoles".

"C'est une guerre contre Kharkiv, contre l'Ukraine, contre les civils", a fustigé l'édile, estimant que près des deux tiers des 1,5 million d'habitants ont fui la ville, située à une quarantaine de kilomètres de la frontière russe.

Les troupes russes, qui ont pénétré jusqu'aux faubourgs au premier jour de leur offensive le 24 février, ont été repoussées à plusieurs kilomètres en périphérie, où les combats se poursuivent.

La ville est depuis lors la cible de tirs quotidiens d'artillerie, de missiles et de bombardements aériens, qui ont fait "beaucoup de victimes", selon M. Terekhov, qui a cependant refusé d'en préciser le nombre.

Vendredi matin, l'un de ces bombardements a fait au moins quatre morts sur un quartier populaire proche de l'aéroport, selon les autorités locales.

Peu après la frappe et l'évacuation des victimes, l'ogive utilisée -- une bombe à fragmentation, selon plusieurs habitants -- gisait sur un carré de pelouse pelée, à côté de traces de sang.

Plusieurs autres bombardements, apparemment à la roquette, ont eu lieu dans la journée. Deux ont provoqué de violents incendies, dont l'un dans le district de Kyivskyi, où une conduite de gaz a été touchée, a-t-on constaté.

Jeudi, six personnes ont été tuées alors qu'elles faisaient la queue pour recevoir de l'aide humanitaire.

17h00 : Kiev juge les négociations difficiles, aucun accord avec Moscou

Les pourparlers avec Moscou sont "très difficiles", a jugé vendredi le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba. Il a démenti tout accord avec la Russie plus d'un mois après le début de l'invasion russe. "Le processus de négociation est très difficile", a déclaré le chef de la diplomatie ukrainienne dans un communiqué, niant tout "consensus" avec Moscou à ce stade.

Plus tôt dans la journée, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait assuré que la Russie et l'Ukraine étaient d'accord sur quatre points de négociation sur six. "Il n'y a pas de consensus avec la Russie sur les quatre points mentionnés par le président de la Turquie", a souligné M. Kouleba, saluant toutefois "les efforts diplomatiques" de ce pays "visant à mettre fin à la guerre".

M. Kouleba et son homologue russe Sergueï Lavrov s'étaient vus à Antalya en Turquie le 10 mars, à l'invitation d'Ankara, pour ce qui est la seule rencontre officielle à ce niveau depuis le début de la guerre.

Le chef de la diplomatie ukrainienne a répété la "position forte" et les "exigences" de Kiev pour parvenir à un accord avec Moscou: "un cessez-le-feu, des garanties de sécurité et l'intégrité territoriale de l'Ukraine", mais aussi que "la langue ukrainienne soit et demeure la seule langue d'Etat en Ukraine".

Selon lui, "la classification" par Ankara "des sujets clés des négociations en quatre ou autres points est incorrecte". "De nombreuses questions différentes sont discutées en même temps dans les sous-groupes de délégations", a-t-il ajouté dans le communiqué.

"L'Ukraine poursuivra son dialogue avec la Turquie et les autres parties prenantes afin de rétablir la paix sur le sol ukrainien", a enfin déclaré M. Kouleba pour qui la "stratégie tripartie - sanctions, soutien militaire, négociations -" actuelle "ne doit pas être remise en question".

16h10 : L'armée russe dit qu'elle va désormais se concentrer sur l'Est de l'Ukraine

La Russie a dit vendredi vouloir désormais concentrer ses efforts sur la "libération" de l'Est de l'Ukraine et reconnu la mort de 1.351 de ses soldats depuis le début de son offensive militaire en Ukraine. "Les principaux objectifs de la première phase de l'opération ont été remplis. Les capacités de combat des forces ukrainiennes ont été réduites de manière importante, ce qui permet (...) de concentrer le gros des efforts sur l'objectif principal: la libération du Donbass", déclaré l'adjoint au chef de l'état-major russe Sergueï Roudskoï.

Les principales avancées de la Russie ont eu lieu dans l'est et le sud de l'Ukraine, mais elle n'a pas conquis de grandes villes.

Le Donbass ukrainien est contrôlé en partie depuis 2014 par des séparatistes pro-russes. Juste avant l'offensive du 24 février, la Russie avait reconnu leur indépendance, et a lancé son intervention militaire dans le but officiel de les protéger d'un "génocide" orchestré par le pouvoir ukrainien.

16h00 : L'ONU dénonce des détentions arbitraires et disparitions forcées par les forces russes

Des dizaines de responsables, journalistes et militants ukrainiens opposés à l'invasion par Moscou ont été arbitrairement détenus par les forces russes ou ont disparu, a dénoncé l'ONU vendredi, estimant que certains cas s'apparentent à des "prises d'otages". En un peu plus d'un mois depuis le début de l'offensive ordonnée par Vladimir Poutine, le Haut-commissariat aux droits de l'homme des Nations unies a rassemblé des informations sur la détention arbitraire et la disparition forcée de 22 responsables ukrainiens locaux, dont 13 ont ensuite été libérés.

Le cas le plus célèbre est peut-être celui du maire de la ville de Melitopol, dans le sud-est de l'Ukraine, Ivan Fedorov, qui, selon les autorités ukrainiennes, a été enlevé par les forces d'occupation russes et détenu pendant plusieurs jours avant d'être libéré.

"Cela semble être un mode opératoire dans les zones occupées par la Fédération de Russie", a déclaré Matilda Bogner, qui est la représentante du Haut-commissariat en Ukraine, lors d'un point par visioconférence.

15h15 : M. Zelensky s'en est pris à M. Orban lors de son message aux dirigeants européens

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'en est pris jeudi soir, lors d'une discussion par visioconférence avec les dirigeants des Vingt-sept, au Premier ministre hongrois Viktor Orban en lui reprochant de freiner l'imposition de sanctions contre la Russie, entrée en guerre contre l'Ukraine le 24 février dernier, selon la présidence. "Ecoute Viktor, sais-tu ce qui se passe à Marioupol (une grande ville du sud-est de l'Ukraine en grande partie détruite par les combats)?, a lancé le chef de l'État à l'adresse de M. Orban.

"Je veux être clair une fois pour toutes: tu dois décider pour qui tu es", a ajouté M. Zelensky, selon une traduction anglaise de son intervention d'une dizaine de minutes publiée sur sa page Facebook.

Volodymyr Zelenski a cité un par un les 27 pays de l'Union européenne en évaluant leur degré de soutien à la cause ukrainienne.

15h00 : Des sanctions contre la Chine "pas nécessaires" à ce stade, selon les Etats-Unis

La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen a estimé vendredi que des sanctions contre la Chine n'étaient "pas nécessaires ou appropriées à ce stade", alors que Washington a l'espoir que le géant asiatique ne vole pas au secours de l'effort de guerre russe. "Je ne pense pas que ce soit nécessaire ou approprié à ce stade", a déclaré la ministre de l'Économie et des Finances de Joe Biden, interrogée sur la chaîne CNBC.

Elle a évoqué des discussions menées par de hauts responsables de l'administration avec la Chine, "pour s'assurer qu'ils comprennent notre position".

Le président Joe Biden avait lui-même déclaré jeudi qu'il avait "bon espoir" que Pékin ne vienne pas en aide à Moscou.

"Nous serions très inquiets s'ils fournissaient des armes à la Russie, ou s'ils essayaient d'échapper aux sanctions que nous avons mises en place contre le système financier russe et la banque centrale", a détaillé Mme Yellen.

"Nous ne voyons pas cela se produire à ce stade. Et nous voulons vraiment nous assurer qu'ils comprennent cette situation complexe à laquelle ils sont confrontés", a ajouté la secrétaire au Trésor.

Revenant sur les répercussions économiques de la guerre en Ukraine, elle a par ailleurs averti que l'escalade des prix de l'essence à la pompe pourrait continuer: "il est envisageable qu'ils augmentent encore".

"Nous faisons tout ce que nous pouvons en travaillant avec nos partenaires pour assurer un approvisionnement mondial adéquat, pour nous assurer que l'Europe est bien approvisionnée en pétrole et en gaz naturel et pour protéger les consommateurs américains dans la mesure du possible", a-t-elle assuré.

"Mais lorsque la 11e économie fait face à des sanctions en raison de son comportement horrible en Ukraine, il y a des retombées inévitables", a-t-elle commenté.

14h50 : Les pourparlers russo-ukrainiens font du "surplace" sur les points clés, selon Moscou

Les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine font du "surplace" sur les principaux points, a déploré vendredi le négociateur en chef de Moscou, tout en soulignant un rapprochement sur des aspects moins importants.

"Les positions convergent sur les points secondaires. Mais sur les principales (questions) politiques, nous faisons du surplace", a déclaré Vladimir Medinski, cité par les agences de presse russes.

Il a ajouté que Moscou insistait sur la signature d'un "traité exhaustif" prenant en compte ses exigences de neutralité, démilitarisation et "dénazification" de l'Ukraine, ainsi que la reconnaissance de la souveraineté russe sur la Crimée et de l'indépendance des deux "républiques" séparatistes prorusses du Donbass.

Selon M. Medinski, Kiev "s'inquiète principalement d'obtenir des garanties de sécurité de la part de puissances tierces au cas où l'Ukraine ne pourrait pas intégrer l'Otan", une position "totalement compréhensible".

Après avoir débuté par des rencontres physiques entre délégations, les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine se font désormais en visioconférence à un rythme quasi-quotidien.

Les deux camps ont un temps exprimé leur optimisme quant à une issue positive de ces discussions, avant de faire le constat de leurs divergences ces derniers jours.

14h45 : Un nouveau général russe tué en Ukraine, affirme Kiev

Kiev a affirmé vendredi avoir à nouveau tué dans des combats un général russe, dans le sud de l'Ukraine, selon un conseiller de la présidence ukrainienne, Oleksiï Arestovytch.

"Nos troupes (...) ont tué le commandant de la 49e armée du district sud de la Russie, le général Iakov Rezantsev, dans un bombardement de l'aérodrome de Tchornobaïvka", situé dans la région de Kherson (sud), a déclaré M. Arestovytch dans un message vidéo.

14h30 : Poutine compare les sanctions contre le monde de la culture russe aux autodafés nazis

Le président russe Vladimir Poutine a comparé vendredi la déprogrammation dans les pays occidentaux de personnalités et d'événements culturels russes aux autodafés orchestrés par les nazis.

"La dernière fois, ce sont les nazis en Allemagne, il y a près de 90 ans, qui ont mené une telle campagne de destruction d'une culture indésirable. On se souvient bien des images des livres brûlés sur les places publiques", a-t-il dit, lors d'une rencontre avec des personnalités de la culture.

14h00 : L'armée russe admet 1.351 morts en Ukraine et annonce avoir accueilli 419.736 réfugiés

La Russie a reconnu, vendredi, la mort de 1.351 de ses soldats depuis le début de son offensive militaire en Ukraine il y a un mois, accusant les pays occidentaux de commettre une "erreur" en livrant des armes à Kiev, ce qui prolonge le conflit. "Lors de l'opération militaire spéciale, 1.351 militaires ont été tués et 3.825 blessés", a déclaré l'adjoint au chef de l'état-major des armées Sergueï Roudskoï lors d'un point de presse. Par ailleurs, la Russie a accueilli 419.736 réfugiés d'Ukraine depuis le début de l'opération, selon Mikhaïl Mizintsev, directeur du Centre national russe de gestion de la défense.

L'Otan estime plutôt les pertes entre 7.000 et 15.000 soldats, d'après un haut fonctionnaire resté anonyme, tandis qu'un journal russe avait publié avant de le retirer, dimanche, un article citant le ministère de la Défense russe et faisant état de 9.861 soldats russes tués en Ukraine.

13h45 : Les Etats-Unis "n'ont pas l'intention d'utiliser des armes chimiques quelles que soient les circonstances"

Les Etats-Unis "n'ont pas l'intention d'utiliser des armes chimiques quelles que soient les circonstances", c'est-à-dire même si la Russie en emploie en Ukraine, a assuré vendredi le conseiller à la sécurité nationale américain Jake Sullivan, à bord d'Air Force One.

Lors d'un échange avec la presse, il a cependant prévenu que Moscou payerait "un prix très élevé" en cas d'utilisation d'armes chimiques, clarifiant des propos de la veille du président Joe Biden qui avait promis une "réponse" dans un tel scénario, mais en restant évasif sur la "nature" de cette riposte.

12h42 : Un aumônier militaire tué en Russie par des roquettes ukrainiennes près de la frontière

Un aumônier militaire a été tué par de tirs ukrainiens de roquettes "Smertch" sur un village frontalier russe non loin de la ville ukrainienne de Kharkiv en proie à de violents combats, a annoncé vendredi l'Eglise orthodoxe.

"Le père (Oleg Artiomev) se trouvait hier (jeudi) soir dans le village de Jouravliovka lorsqu'il est tombé sous les tirs de Smertchs ukrainiens, mourant dans l'exercice de ses fonctions", a indiqué le département militaire de l'Eglise. Il s'agit du premier décès en territoire russe suite à des tirs ukrainiens qui a été rendu public depuis le début de l'offensive en Ukraine.

© AFP

12h10 : Près de 25.000 réfugiés ukrainiens enregistrés en Belgique

La Belgique a enregistré 24.369 réfugiés ukrainiens depuis l'invasion de l'Ukraine, selon les chiffres communiqués vendredi par le secrétaire d'État à l'Asile, Sammy Mahdi. Les réfugiés sont enregistrés dans un centre installé dans le Palais 8 du Heysel. Jeudi, le nombre d'enregistrements s'élevait à 1.756.

Selon une estimation fournie au début de la crise, la Belgique pourrait accueillir 200.000 personnes fuyant la guerre en Ukraine. Actuellement, quelque 3 millions d'Ukrainiens ont quitté leur pays.

Accueil des refugies ukrainiens au Palais 8 du Heysel © BELGA

11h40 : Plus de 422.000 personnes évacuées sont arrivées en Russie depuis le Donbass

Le nombre de personnes évacuées depuis les régions séparatistes pro-russes de Donetsk et Lougansk vers la Russie a franchi les 422.000, rapporte vendredi l'agence de presse étatique russe Tass. Parmi elles, 20.000 ont franchi la frontière au cours des dernières 24 heures. "Au matin du 25 mars, plus de 422.000 personnes, dont près de 88.000 enfants, sont arrivées en Russie depuis le Donbass et l'Ukraine", a déclaré vendredi une source au sein des agences de sécurité à Tass. Plus de 358.000 sont arrivées des Républiques populaires (autoproclamées, NDLR) de Donetsk et de Lougansk, tandis que 64.000 ont quitté le territoire ukrainien par les postes de contrôle des régions de Belgorod, Koursk, Briansk et de la Crimée, détaille-t-elle.

Parmi les personnes qui ont fui vers la Russie, près de 132.000 sont des citoyennes russes. Les autres sont originaires des "Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, d'Ukraine et d'autres pays", a précisé la source.

Les forces de sécurité ont déclaré que plus de 22.000 réfugiés sont actuellement accueillis dans 348 centres d'hébergement temporaire, situés dans 34 régions russes.


11h18 : L'Ukraine demande à l'UE de fermer ses frontières avec la Russie et le Bélarus

L'Ukraine a demandé vendredi à l'Union européenne de fermer ses frontières avec la Russie et le Bélarus, pays allié de Moscou dans l'invasion menée par l'armée russe en Ukraine depuis un mois.

"Le ministère des Infrastructures propose à l'UE de bloquer complètement les liaisons terrestres et maritimes avec la Russie et le Bélarus", a indiqué le ministère ukrainien sur Telegram, jugeant ces "mesures nécessaires" pour "arrêter la fourniture au pays agresseur de biens à double usage pouvant être utilisés à des fins militaires".

11h08 : Le Kremlin dément toute violation du droit international

La Russie a démenti vendredi toute violation du droit international après avoir été accusée par l'Ukraine d'avoir utilisé des bombes au phosphore dans le cadre de son intervention militaire dans ce pays voisin.

"La Russie n'a jamais violé aucune convention internationale", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, interrogé par la presse au sujet des accusations ukrainiennes.

10h22 : Quatre civils tués dans un bombardement russe sur un centre médical de Kharkiv, selon la police ukrainienne

Un bombardement russe sur un centre médical de Kharkiv, dans l'Est de l'Ukraine, a fait quatre morts et au moins trois blessés, a annoncé vendredi la police régionale de la deuxième ville du pays.

"Sept civils ont été blessés dont quatre ont succombé à leurs blessures dans un bombardement aux lance-roquettes multiples", a indiqué la police sur sa chaîne Telegram, précisant que la frappe avait eu lieu "vers 05H45 GMT" sur "un centre médical" dans le Sud de Kharkiv.

10h02 : Environ 300 morts redoutées dans la frappe du théâtre de Marioupol

Environ 300 morts sont redoutées dans le théâtre de Marioupol bombardé par l'aviation russe le 16 mars alors que des centaines de personnes y étaient abritées, a annoncé vendredi la mairie de la ville, citant des témoins.

"Des témoins ont des informations selon lesquelles environ 300 personnes sont mortes au théâtre dramatique de Marioupol à la suite d'un bombardement par un avion russe. Jusqu'au bout, on ne veut pas croire à cette horreur. Jusqu'au bout, on veut croire que tout le monde est sauf. Mais les témoignages de ceux qui se trouvaient à l'intérieur du bâtiment au moment de cet acte terroriste disent le contraire", écrit la mairie de Marioupol sur son compte Telegram.


09h55 : Les États-Unis et l'UE annoncent une "task force" pour réduire la dépendance européenne au gaz russe

Les États-Unis et l'Union européenne ont annoncé vendredi la création d'un groupe de travail visant à réduire la dépendance de l'Europe envers les énergies fossiles russes, en raison de la guerre menée par Moscou en Ukraine.

Les États-Unis s'efforceront de fournir à l'Europe 15 milliards de mètres cubes supplémentaires de gaz naturel liquéfié (GNL) cette année, dans le cadre de cette initiative dévoilée par le président américain Joe Biden et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, selon un communiqué.

09h39 : L'Allemagne va fortement réduire sa dépendance énergétique envers la Russie

L'Allemagne a annoncé vendredi qu'elle allait fortement et rapidement réduire sa dépendance à l'égard des ressources énergétiques de la Russie, en se passant de son charbon d'ici l'automne et de son pétrole à la fin de l'année.

"D'ici le milieu de l'année, les importations de pétrole russe en Allemagne devraient avoir diminué de moitié, à la fin de l'année, nous visons une quasi-indépendance", a indiqué le ministère de l'Economie dans un communiqué, ajoutant que "d'ici l'automne, nous pouvons devenir globalement indépendants du charbon russe". Pour le gaz, l'Allemagne pourra être "largement indépendante (...) d'ici mi-2024", a-t-il ajouté.

09h38 : Au moins 135 enfants décédés depuis le début de l'invasion de l'Ukraine, annonce le parquet ukrainien

Depuis le début de la guerre en Ukraine, il y a tout juste un mois, Kiev a enregistré le décès de 135 enfants, a indiqué le parquet ukrainien vendredi. Plus de 180 enfants ont également été blessés. La plupart de ces victimes auraient été dans les environs de Kiev et dans les régions orientales de Kharkiv et Donetsk, sans qu'il soit possible de vérifier cette information de manière indépendante.

Jeudi aux alentours de Donetsk, deux enfants de six et 13 ans ont encore été blessés dans des bombardements, a ajouté le parquet. A Zaporijjia, trois adolescents ont été gravement atteints par l'explosion d'une mine.

Le parquet a également fait état de plus de 560 établissements scolaires ravagés, dont plus de 70 complètement détruits.

Un enfant marche devant une école endommagée dans la ville de Zhytomyr, dans le nord de l'Ukraine, le 23 mars 2022. © AFP

09h10 : L'armée ukrainienne reprendrait du terrain en périphérie de Kiev

Les forces ukrainiennes auraient repris 35 km de terrain à l'est de Kiev, a indiqué le ministère de la Défense britannique vendredi, qui a ajouté que l'armée ukrainienne était susceptible de continuer à repousser les forces russes vers l'aéroport de Hostomel, au nord-ouest de Kiev.

Le ministère a ajouté que des "problèmes logistiques et la résistance ukrainienne" ralentissent aussi les tentatives russes de contourner la ville de Mykolaïv pour atteindre Odessa.

09h05 : La Russie affirme avoir détruit la plus grande réserve de carburant de l'armée ukrainienne

Jeudi soir, "des missiles Kalibr de haute précision ont visé une base (de stockage) de carburant près du village de Kalinovka, près de Kiev", a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, dans un communiqué.

"La plus grande réserve de carburant qui restait à l'armée ukrainienne, qui servait à approvisionner les unités dans la partie centrale du pays, a été détruite", a-t-il ajouté.

M. Konachenkov a en outre déclaré que les forces russes avaient détruit plusieurs équipements militaires ukrainiens depuis la veille, dont trois systèmes de défense anti-aérienne et quatre drones.

Il n'était pas possible de vérifier ces affirmations de manière indépendante.


07h00 : La guerre en Ukraine fait craindre une "pénurie de lanceurs" spatiaux, selon Rocket Lab

La guerre en Ukraine risque de provoquer une "pénurie de lanceurs" spatiaux, nécessaires pour les constellations de satellites, met en en garde le patron de Rocket Lab, Peter Beck, qui veut faire voler en 2024 son Neutron, une fusée comparable au Soyouz russe. Dans un secteur spatial très imbriqué, la coopération est traditionnellement de mise malgré les tensions géopolitiques. Là "c'est du jamais-vu", estime dans un entretien à l'AFP le patron néo-zélandais de l'entreprise à l'origine d'Electron, seul mini lanceur aujourd'hui opérationnel dans le monde.

05h00 : Biden en Pologne vendredi, près de la frontière ukrainienne

Le président américain Joe Biden se rend vendredi en Pologne, dans une ville proche de la frontière ukrainienne, montant en première ligne de l'engagement occidental contre l'invasion lancée par Moscou, qui ressemble de plus en plus à une guerre d'usure.

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04h30 : Les Ukrainiens dénoncent la déportation "en masse" d'habitants vers la Russie

En Ukraine, la situation de la ville de Marioupol, sur la mer d'Azov, lourdement bombardée, se dégrade encore, les Ukrainiens dénonçant la déportation "en masse" d'habitants vers la Russie.

Le maire de Marioupol, Vadim Boychenko, a avancé jeudi soir sur Telegram un dernier bilan de 15.000 habitants emmenés "de force" à bord de bus, ainsi que "la confiscation des passeports ukrainiens" d'habitants coincés sur place.

01h03 : Le Brésil "clairement opposé" à l'exclusion de la Russie du G20

Le ministre brésilien des Affaires étrangères a indiqué jeudi que le gouvernement du président Jair Bolsonaro était "clairement opposé" à l'idée d'exclure la Russie du G20, comme suggéré notamment par les Etats-Unis.

"Nous avons vu l'émergence d'initiatives dans divers organismes internationaux visant à expulser la Russie de ces entités ou à suspendre sa participation. Le Brésil s'y est clairement opposé (...) conformément à notre position traditionnelle en faveur du multilatéralisme et du droit international", a déclaré Carlos França devant le Sénat lors d'un débat sur les conséquences de l'invasion de l'Ukrainepar la Russie.

"Le plus important pour le moment serait que tous ces forums, le G20, l'OMC, la FAO, soient pleinement opérationnels. Et pour qu'ils fonctionnent pleinement, il faudrait que tous les pays, y compris la Russie, soient présents", a-t-il ajouté.

00h01 : Zelensky remercie les Européens tout en leur demandant d'en faire plus

À l'issue de leur entretien avec le président des Etats-Unis Joe Biden, jeudi au sommet de Bruxelles, les Vingt-sept poursuivaient en soirée leurs discussions sur l'Ukraine. Ils se sont entretenus par visioconférence avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, comme ils l'avaient déjà fait il y a un mois jour pour jour, lors d'un sommet extraordinaire de l'UE quelques heures après le début de l'assaut russe. En une dizaine de minutes, M. Zelensky a témoigné de la situation sur le terrain et de la souffrance du peuple ukrainien face à l'agression russe. Il a répété ses remerciements pour les importantes sanctions édictées par l'UE contre la Russie, mais demandé aussi que l'Union en fasse davantage, a-t-on appris à bonne source.

Volodymyr Zelensky a souligné la nécessité de sanctions supplémentaires, notamment dans le domaine de l'énergie. Des États membres comme la Pologne et les pays baltes plaident pour un embargo de l'UE sur les importations de gaz et de pétrole russes, mais d'autres pays, Allemagne en tête, y sont opposés.

© AP