23h45 : A New York, une ONG se fait voler des centaines de gilets pare-balles destinés à l'Ukraine

Une organisation non-gouvernementale américaine d'Américains d'origine ukrainienne s'est fait voler 300 à 400 gilets pare-balles donnés par des policiers et destinés à être envoyés en Ukraine, ont annoncé jeudi la police new-yorkaise et l'association. Un "cambriolage" a été constaté mercredi matin au siège de l'ONG Ukrainian Congress Committee of America (UCCA), dans le sud de Manhattan, où "environ 400 gilets pare-balles avaient été soustraits de l'endroit" où ils étaient entreposés, a indiqué à l'AFP une porte-parole de la police de New York (NYPD).

"Il n'y a eu aucune interpellation et l'enquête se poursuit", a-t-elle déclaré.

23h30 : Le Canada offre trois ans de résidence temporaire aux Ukrainiens

Le Canada a annoncé jeudi la mise en place d'un nouveau programme d'immigration permettant d'offrir aux Ukrainiens qui fuient la guerre un permis de résidence temporaire pouvant aller jusqu'à trois ans. "Les demandes d'autorisation de voyage d'urgence Canada-Ukraine sont maintenant ouvertes", a déclaré le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Sean Fraser.

Dans un communiqué, Ottawa précise que les demandeurs souhaitant utiliser ce nouveau "moyen spécial et accéléré d'obtenir la résidence temporaire" doivent effectuer leur demande en ligne et fournir leurs données biométriques (empreintes digitales et photo).

Les réfugiés ukrainiens peuvent en même temps effectuer une demande de permis de travail et d'études gratuits.

23h00 : Près de 18 millions d'euros désormais récoltés pour l'Ukraine via le consortium 12-12

Les dons de la population belge en faveur du consortium Ukraine 12-12, qui unit plusieurs organisations humanitaires qui se coordonnent pour la récolte de fonds, ont atteint ces derniers jours 17,78 millions d'euros, a-t-on appris jeudi soir à l'occasion d'une émission commune sur plusieurs médias flamands. L'action de récolte de dons se poursuit. Le consortium belge pour les situations d'urgence, 12-12, a lancé le 3 mars dernier un appel aux dons en faveur des victimes de la crise en Ukraine. L'action soutenue par Caritas International, Médecins du Monde, Handicap International, Oxfam-Belgique, Plan International Belgique, la Croix-Rouge de Belgique, Rode Kruis-Vlaanderen et Unicef Belgique, a pour objectif de réunir les fonds nécessaires au financement d'opérations humanitaires en Ukraine et dans les pays voisins qui font face à un afflux important de réfugiés en provenance d'Ukraine.

22h58 : La caméra dite "bras russe" débaptisée par ses inventeurs ukrainiens

Un système de caméra sur bras articulé utilisé dans la plupart des films d'actions et jusqu'alors appelé "bras russe" a été débaptisé par ses inventeurs ukrainiens, en signe de protestation contre l'attaque de l'Ukraine par la Russie. Le nouveau nom officiel de cet engin révolutionnaire, composé notamment d'une grue stabilisée par un gyroscope et qui fut récompensé par un Oscar en 2006, est désormais "U-Crane" (prononcé comme Ukraine à l'anglaise, "crane" signifiant "grue" en anglais), en hommage au pays d'origine de ses concepteurs.

22h25 : Les barricades d'Odessa

Des blocs de béton sur lesquels est inscrite la devise nationale française "liberté, égalité, fraternité" forment une barricade devant le théâtre national d'opéra à Odessa. Photo prise le 17 mars 2022, par Bulent Kilic, photographe pour l'AFP.

© AFP

21h55 : La Russie, faute d'alliés, renonce au vote à l'ONU d'une résolution sur l'Ukraine

La Russie a renoncé à tenir vendredi un vote au Conseil de sécurité de l'ONU sur une résolution liée à la guerre en Ukraine, faute de soutien de ses plus proches alliés, ont indiqué jeudi à l'AFP des diplomates. "Ils ont fait appel au co-parrainage" pour leur texte portant selon eux sur l'humanitaire, "et il n'y a pas eu de retour", a indiqué un ambassadeur sous couvert d'anonymat, laissant entendre que ni la Chine ni l'Inde ne soutenaient l'initiative controversée russe et n'auraient voté en sa faveur.

21h30 : Pas de redémarrage de l'usine anversoise d'EuroChem dans l'immédiat

L'entreprise d'engrais EuroChem ne peut pas redémarrer la production sur son site d'Anvers pour le moment, est-il ressorti jeudi, selon les syndicats, d'une réunion du comité d'entreprise. La direction veut continuer à payer les salaires des employés si le gouvernement belge l'y autorise. La production d'EuroChem, située dans la zone portuaire d'Anvers, a été interrompue la semaine dernière en raison des sanctions européennes prises à l'encontre de l'(ex-)propriétaire russe Andrey Melnichenko. La société a bien communiqué que M. Melnichenko avait quitté son poste de directeur et de "principal bénéficiaire", mais n'a pas pu démontrer de manière suffisante que les liens avec cet homme avaient été complètement rompus. Le géant de la chimie BASF, sur le site duquel se trouve l'usine EuroChem, a d'abord annoncé qu'il ne fournirait plus de matières premières avant que l'entreprise elle-même ne décide d'arrêter la production.

À l'issue du comité d'entreprise de jeudi, les syndicats ont évoqué d'un "sentiment positif dans l'ensemble"."Il n'y a pas de chômage technique pour l'instant, la direction est prête à continuer à payer les salaires", affirme Bruno Verlaeckt de l'ABVV. "Mais il faut que le gouvernement l'autorise, car le capital nécessaire doit être libéré. En tant que syndicat, nous soutenons cette demande. La deuxième demande au gouvernement est de pouvoir relancer la production. EuroChem devra démontrer que ses liens avec la Russie ont été rompus, mais il faut garder en tête que la fabrique est aussi tout simplement importante pour la production alimentaire européenne."

20h30 : Le Royaume-Uni suspend la coopération fiscale avec la Russie

Le Royaume-Uni a annoncé jeudi suspendre "l'échange et le partage d'informations fiscales avec la Russie et le Bélarus" dans le cadre des sanctions prises en réaction à l'invasion russe en Ukraine, selon un communiqué. L'annonce du gouvernement britannique "garantira que le Royaume-Uni ne fournit pas au régime (du président russe Vladimir) Poutine des informations qui pourraient entraîner une augmentation des recettes ou rendements fiscaux pour la Russie", selon le communiqué.

La mesure entre en vigueur dès jeudi et représente "l'une des nombreuses mesures fiscales prises" par les autorités britanniques pour "soutenir l'Ukraine et infliger des difficultés économiques" au Kremlin, a précisé le gouvernement britannique.

20h05 : Les parlements des pays baltes demandent une "no-fly zone" au-dessus de l'Ukraine

Les parlements letton, estonien et lituanien ont demandé l'établissement d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine. Ils demandent à l'Onu d'agir sans délai pour protéger des vies humaines et garantir la sécurité des centrales nucléaires ukrainiennes.

20h03 : Feu vert de l'UE pour un déploiement de Frontex en Moldavie

L'UE a signé jeudi un accord avec la Moldavie, d'application immédiate, permettant aux agents de Frontex d'aider les garde-frontières de ce pays, débordés par l'afflux de réfugiés en provenance d'Ukraine, a annoncé la Commission. Plus de 300.000 personnes fuyant l'invasion de l'Ukraine par la Russie ont trouvé refuge en Moldavie voisine, pays non membre de l'UE.

"La Moldavie a du mal à protéger ses propres frontières avec l'Ukraine, elle ne peut pas faire l'enregistrement" des réfugiés, avait déclaré mercredi la commissaire européenne aux Affaires intérieures Ylva Johansson devant des eurodéputés.

La présence de Frontex, l'agence européenne de garde-frontières et garde-côtes, devrait aussi permettre de lutter contre le trafic d'enfants et de femmes, dont le risque est très élevé, alerte la Commission.

Dans le cadre d'une plateforme coordonnée par Bruxelles, six États membres se sont engagés à accueillir 11.500 réfugiés ukrainiens ayant transité par la Moldavie, a précisé la Commission.

L'accord signé jeudi permet le déploiement d'équipes de Frontex pour aider à l'enregistrement et au contrôle des personnes fuyant l'Ukraine, sous la direction des autorités moldaves. Il renforce la coopération actuelle entre Frontex et la Moldavie, qui repose sur un accord de travail conclu en 2008.

La négociation d'un tel accord avec un pays tiers, qui prend habituellement au moins six mois, s'est cette fois réalisée en une semaine, s'est félicitée la commissaire.

Le soutien opérationnel de Frontex sera fourni à la Moldavie "dès que possible dans le cadre de l'application provisoire de l'accord", selon le Conseil européen. La conclusion définitive interviendra après l'approbation du Parlement européen.

Actuellement, 18 agents de Frontex sont présents en Moldavie sans être opérationnels, et l'accord permettra des déploiements supplémentaires.

Dans les pays membres de l'UE, 205 agents de Frontex sont déployés en Roumanie, 20 en Pologne et 14 en Slovaquie, selon la Commission.

19h50 : Moscou ne fait pas "d'effort significatif" dans ses pourparlers avec Kiev

Les Etats-Unis ont fait preuve de scepticisme jeudi au sujet des pourparlers en cours entre l'Ukraine et la Russie pour mettre fin à la guerre, estimant que Moscou n'avait pas démontré jusqu'ici "d'effort significatif" sur le front diplomatique.

"D'un côté, nous saluons l'Ukraine qui reste à la table des négociations alors qu'elle est sous les bombes à tout instant, et de l'autre côté, je n'ai pas vu d'effort significatif de la part de la Russie pour mettre fin par la diplomatie à la guerre qu'elle mène", a dit le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken devant la presse.

19h24 : L'UE et Blinken dénoncent des "crimes de guerre" commis par la Russie

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a estimé jeudi que les attaques russes contre des civils en Ukraine constituaient des "crimes de guerre". "Cibler intentionnellement des civils est un crime de guerre. Après tant de destruction ces trois dernières semaines, je trouve difficile de conclure que les Russes font autre chose que cela", a-t-il dit lors d'une conférence de presse, tout en précisant que le processus juridique pour parvenir à une telle accusation formelle était toujours en cours.

L'Union européenne condamne aussi les "graves violations du droit humanitaire" et les "crimes de guerre" commis par la Russie en Ukraine, et ses dirigeants devront rendre des comptes, a annoncé jeudi le chef de la diplomatie européenne. "L'UE condamne dans les termes les plus fermes les forces armées russes et leurs mandataires, qui continuent de cibler la population civile et les infrastructures civiles ukrainiennes", a déclaré Josep Borrell dans un communiqué.

Le théâtre de la ville ukrainienne de Marioupol (sud-est) "a été lourdement bombardé mercredi, bien qu'il ait servi d'abri bien connu et clairement identifié pour les civils, y compris les enfants", a-t-il dénoncé.

18h21 : Des besoins humanitaires "énormes" en Ukraine

"Les besoins des personnes en Ukraine sont énormes et croissent chaque jour, chaque jour que continue cette agression". Mais parallèlement, la réponse humanitaire de la part des pays de l'UE et d'autres pays européens participant au mécanisme de protection civile de l'UE est "sans précédent", a souligné jeudi le commissaire européen à la gestion des crises, Janez Lenarcic. Le commissaire slovène était présent lors d'une visite pour la presse au centre de coordination de la réaction d'urgence (ERCC), installé à Bruxelles. Il est au coeur du mécanisme de protection civile de l'UE: il sert à coordonner les différentes offres d'aides aux pays demandeurs d'assistance, et l'acheminement de l'aide (réserve d'aide gérée par le centre, ou nouvelle aide proposée par les Etats en réponse à une demande) vers les pays frappés par une catastrophe. Il s'agit donc d'une sorte de plateforme de coordination, qui a une nouvelle fois prouvé son intérêt avec la guerre déclenchée en Ukraine.

L'Ukraine elle-même y a fait appel, mais également des pays qui font désormais face à l'arrivée massive de personnes tentant de fuir le conflit. C'est le cas de la Moldavie, pays non-membre de l'UE, mais aussi de la Pologne, la Slovaquie et la République tchèque, a rappelé le commissaire jeudi.

Actuellement, tous les 27 Etats membres ainsi que deux autres pays participant au mécanisme de protection civile de l'UE "contribuent à l'aide d'urgence acheminée vers l'Ukraine via le mécanisme", note le Slovène. Les offres de nourriture, médicaments, matériel médical, matériel pour les pompiers, carburants, véhicules de secours, entre autres, sont enregistrées à l'ERCC par une équipe spécialisée.

L'agression de l'Ukraine par la Russie "a causé un désastre humanitaire de proportions inédites depuis la Seconde Guerre mondiale", constate le commissaire.

18h14 : Au moins 27 morts dans des frappes russes dans la région de Kharkiv

Plusieurs tirs russes ont fait jeudi au moins 27 morts dans la région de Kharkiv, grande ville assiégée du nord-est de l'Ukraine, ont annoncé les autorités locales.

"Des militaires russes ont procédé à des tirs d'artillerie sur la ville de Merefa dans la région de Kharkiv vers 03H30 (01H30 GMT) jeudi. Une école et un centre culturel ont été détruits. 21 personnes ont été tuées et 25 blessées dont 10 sont dans un état grave", a annoncé le Parquet régional sur Facebook.

La ville de Merefa est située à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Kharkiv.

"Le déblayage des décombres est en cours", selon le Parquet, qui a publié deux photos de bâtiments éventrés par des explosions.

Au moins six personnes sont aussi mortes dans des tirs de bombes à sous-munitions dans un village à une cinquantaine de kilomètres au nord de Kharkiv, Kozacha Lopan, a par ailleurs affirmé le maire du village voisin de Derguatchi, Vyatcheslav Zadorenko, sur Facebook.

"Les occupants ont bombardé la gare, des magasins, des pharmacies et d'autres bâtiments civils dans le centre du village", a-t-il détaillé, précisant que les infrastructures militaires n'avaient en revanche pas été endommagées.

18h00 : Zelensky implore d'aider à "arrêter cette guerre"

Le président ukrainien a imploré les Occidentaux d'aider à "arrêter cette guerre", au moment où une frappe russe faisait au moins 21 morts dans l'est de l'Ukraine, après trois semaines d'une offensive de Moscou qui ne donne aucun signe de répit malgré la poursuite de pourparlers.

"Un peuple est en train d'être détruit en Europe", a lancé Volodymyr Zelensky, s'adressant par visioconférence au Bundestag depuis la capitale ukrainienne bombardée. "Aidez-nous à arrêter cette guerre!", et à détruire le nouveau "mur" que veut imposer Moscou, a-t-il ajouté, ovationné par les députés allemands.

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17h46 : Les auteurs de crimes de guerre "devront rendre des comptes", prévient le G7

Les auteurs de crimes de guerre perpétrés en Ukraine, où l'armée russe est accusée de bombarder des populations civiles, devront "rendre des comptes" devant la justice internationale, ont averti jeudi les ministres des Affaires étrangères du G7 dans une déclaration commune.

Les chefs de la diplomatie de ce groupe présidé cette année par l'Allemagne "se sont félicités des travaux d'enquête et de collecte de preuves en cours, y compris par le procureur de la Cour pénale internationale" en Ukraine.

"Ceux qui commettent des crimes de guerre, y compris par l'utilisation au hasard d'armes contre des civils, devront rendre des comptes", ont souligné les ministres allemand, français, italien, américain, japonais, canadien et italien dans ce communiqué.

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), qui enquête sur des allégations de crimes de guerre en Ukraine, s'est rendu mercredi dans ce pays et s'est entretenu par visioconférence avec le président ukrainien Volodomyr Zelensky.

Le procureur a ouvert le 3 mars une enquête sur la situation en Ukraine, après avoir reçu le feu vert de plus de 40 Etats parties de la CPI.

La CPI, qui siège à La Haye, a été créée en 2002 pour juger des individus poursuivis notamment pour des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité ou des actes de génocide.

Par ailleurs, la Cour internationale de justice (CIJ), basée comme la CPI à La Haye et qui est le plus haut tribunal de l'ONU, a ordonné mercredi l'arrêt immédiat de l'offensive russe en Ukraine.

Dans leur déclaration, les ministres du G7 appellent la Russie "à se conformer" à cette ordonnance.

17h20: 30.000 personnes évacuées de Marioupol, bilan inconnu pour le bombardement du théâtre

Les autorités de la ville ukrainienne de Marioupol, assiégée par les forces russes, ont annoncé jeudi l'évacuation de 30.000 personnes en une semaine, ajoutant ne pas connaître encore le bilan du bombardement la veille d'un théâtre où s'abritaient des civils. Selon un message de la mairie sur Telegram, la situation est "critique" avec des bombardements russes "ininterrompus" et des destructions "colossales". "Selon les premières estimations, environ 80% du parc de logement de la ville a été détruit", a-t-elle ajouté.

17h15: Les auteurs de crimes de guerre "devront rendre des comptes"

Les auteurs de crimes de guerre perpétrés en Ukraine, où l'armée russe est accusée de bombarder des populations civiles, devront "rendre des comptes" devant la justice internationale, ont averti jeudi les ministres des Affaires étrangères du G7 dans une déclaration commune.

Les chefs de la diplomatie de ce groupe présidé cette année par l'Allemagne "se sont félicités des travaux d'enquête et de collecte de preuves en cours, y compris par le procureur de la Cour pénale internationale" en Ukraine.

17h09: La mairie de Marioupol cherche encore à établir un bilan du bombardement du théâtre

17h02: Le Canada sanctionne le Bélarus pour son aide à la Russie

Le Canada a annoncé jeudi de nouvelles sanctions contre 22 hauts fonctionnaires du ministère de la Défense du Bélarus pour avoir permis au pays "de servir de plateforme de lancement pour l'invasion russe".

"L'annonce d'aujourd'hui envoie un message clair aux complices du président Poutine", a déclaré dans un communiqué la ministre canadienne des Affaires étrangères Mélanie Joly.

"Ceux qui soutiennent les atteintes à la souveraineté, à l'intégrité territoriale et à l'indépendance de l'Ukraine seront tenus responsables", a-t-elle ajouté.

16h27 : La France va débloquer 300 millions d'euros pour l'Ukraine

La France va débloquer une aide de 300 millions d'euros pour l'Ukraine qui fait face depuis le 24 février à une attaque de la Russie, a annoncé jeudi le ministère français des Affaires étrangères.

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a confirmé, lors d'un entretien avec son homologue Dmytro Kouleba, "le déblocage dans les prochains jours d'une enveloppe d'assistance financière de 300 millions d'euros, conformément à l'engagement pris" par le président Emmanuel Macron auprès de son homologue Volodymyr Zelensky.

La France livre également des équipements de défense et un soutien en carburant aux forces ukrainiennes. L'Ukraine bénéficie d'un soutien massif des Etats-Unis et des autres pays membres de l'Otan. Washington a ainsi annoncé une enveloppe militaire d'un milliard de dollars en une semaine.

16h14: Le maire de Melitopol échangé contre des prisonniers russes

Le maire enlevé de la ville ukrainienne de Melitopol a été libéré dans le cadre d'un échange avec des prisonniers russes, a indiqué jeudi Darya Sarivna, la porte-parole du chef de l'administration présidentielle ukrainienne, à des médias locaux. Ivan Fedorov a été échangé contre neuf conscrits russes. Le maire qui a été libéré mercredi avait disparu vendredi dernier. Les séparatistes pro-russes avaient lancé peu de temps avant sa disparition des poursuites contre le maire de 33 ans "pour son soutien à une organisation d'extrême droite ukrainienne". Kiev avait parlé d'un enlèvement et de nombreuses personnes avaient réclamé sa libération dans les rues de Melitopol.

La ville de Melitopol dans le sud de l'Ukraine qui compte près de 150.000 habitants est occupée depuis plus de deux semaines par les troupes russes.

16h04 : Moscou regrette la suspension "amère" de la mission ExoMars

Le chef de l'Agence spatiale russe (Roscosmos), Dmitri Rogozine, a dit jeudi regretter amèrement la suspension de la mission russo-européenne ExoMars, annoncée par l'Agence spatiale européenne (ESA) en lien avec l'offensive russe en Ukraine.

"C'est un évènement très amer pour tous les enthousiastes spatiaux", a écrit M. Rogozine sur Telegram, alors que la mission ExoMars prévoyait le lancement en septembre d'un rover de l'ESA à destination de la planète Mars, à l'aide d'un lanceur et d'un atterrisseur russes. "C'est très regrettable", a-t-il souligné.

15h40 : Un "millier" de volontaires tchétchènes en route pour l'Ukraine

Le dirigeant de la république russe de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, a assuré jeudi qu'un "millier" de volontaires tchétchènes sont en route pour aller combattre en Ukraine, trois semaines après le début de l'offensive de Moscou.

Sur son compte Telegram, M. Kadyrov a affirmé que l'un de ses proches, Apti Alaoudinov, se trouve "à la tête d'un millier de volontaires de la république tchétchène" qui sont "en route pour participer à l'opération spéciale pour la dénazification et la démilitarisation de l'Ukraine".

15h33: Les groupes russes peuvent désormais travailler "tranquillement" en Crimée, dit Poutine

Le président russe Vladimir Poutine a assuré jeudi que les sanctions massives contre Moscou retiraient un poids pesant sur les entreprises du pays, qui désormais peuvent s'installer "tranquillement" sur la péninsule ukrainienne annexée de Crimée. "Les grands groupes russes, qui craignaient des sanctions, n'ont maintenant plus rien à craindre. Ils peuvent venir tranquillement sur la péninsule, notamment les banques, et travailler activement dans la région", a déclaré M. Poutine.

"Les restrictions prises contre la Russie créent de nombreux problèmes, mais ce n'est pas tout, elles ouvrent aussi de nouvelles possibilités", a-t-il ajouté, lors d'une réunion gouvernementale sur la situation économique en Crimée, huit ans après son annexion par Moscou.

15h25: L'Ukraine a demandé à la Turquie d'être l'un des garants d'un éventuel accord avec la Russie

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba a demandé jeudi que la Turquie soit "l'un des garants" d'un éventuel accord avec la Russie, a annoncé jeudi son homologue Mevlut Cavusoglu, en visite à Lviv dans l'ouest de l'Ukraine. "L'Ukraine a fait une offre sur l'accord de sécurité collective: P5 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, ndlr), plus Turquie et Allemagne", a précisé M. Cavusoglu, assurant que "la Fédération de Russie n'y voyait aucune objection".

15h03: Au moins 21 morts dans une frappe russe près de Kharkiv

Des tirs d'artillerie russes ont fait jeudi au moins 21 morts et 25 blessés dans la localité de Merefa, près de la ville assiégée de Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine, a annoncé le parquet régional.

"Des militaires russes ont procédé à des tirs d'artillerie sur la ville de Merefa dans la région de Kharkiv vers 03H30 (01H30 GMT) jeudi. Une école et un centre culturel ont été détruits. 21 personnes ont été tuées et 25 blessées dont 10 sont dans un état grave", a annoncé le parquet de la région de Kharkiv sur son compte Facebook.

14h45: La mission ExoMars suspendue suite à l'arrêt de la coopération avec la Russie

L'Agence spatiale européenne (ESA) a acté la suspension de la mission russo-européenne ExoMars et la recherche d'alternatives pour le lancement de quatre autres missions, à la suite de l'arrêt de la coopération avec l'agence spatiale russe Roskosmos en raison de la guerre en Ukraine, a-t-elle annoncé jeudi par communiqué à l'issue de son Conseil. La mission ExoMars prévoyait le lancement en septembre d'un rover de l'ESA à destination de la planète Mars, à l'aide d'un lanceur et d'un atterrisseur russes. Le conseil de l'agence spatiale européenne a chargé son directeur de lancer une étude industrielle rapide pour relancer ExoMars et des alternatives pour les autres missions.

14h35 : La République tchèque atteint ses limites face au flux de réfugiés ukrainiens

Le Premier ministre tchèque Petr Fiala a lancé un appel à l'aide en faveur des 270.000 réfugiés ukrainiens arrivés en République tchèque et a averti dans le même temps que son pays ne pourrait pas en accueillir beaucoup plus. "Nous devons nous rendre compte que nous atteignons la limite de ce que nous pouvons absorber sans problème", a-t-il noté jeudi face à l'afflux de réfugiés. Le parlement tchèque a adopté une loi accordant aux réfugiés démunis 200 euros par mois. Les personnes qui accueillent des réfugiés ukrainiens reçoivent, quant à elles, 120 euros par réfugié et par mois.

Plus de 3 millions de personnes ont fui l'Ukraine au cours des trois semaines de guerre, la plupart d'entre elles vers la Pologne d'abord. La République tchèque compte plus de 10 millions d'habitants et n'a pas de frontière avec l'Ukraine.

13h55: La Grande-Bretagne déploiera en Pologne un système de défense anti-missiles

La Grande-Bretagne déploiera prochainement en Pologne son système anti-missiles à moyenne portée Sky Sabre, a annoncé jeudi à Varsovie le ministre britannique de la Défense Ben Wallace. Il s'agit d'aider la Pologne a protéger son espace aérien d'une éventuelle agression russe, dans le contexte de la guerre en Ukraine, a-t-il indiqué en substance.

13h41: Une parlementaire ukrainienne évoque le sauvetage de 130 civils du théâtre de Marioupol

Près de 130 civils ukrainiens ont pu être secourus de l'abri anti-aérien du théâtre de Marioupol, bombardé mercredi, selon une parlementaire ukrainienne. "L'abri anti-aérien sous le théâtre a résisté au raid", a écrit Olga Stefanishyna sur Facebook. Évoquant un "miracle", elle a fait savoir que des travailleurs étaient déjà en train d'évacuer les gravats pour aider les survivants à s'extraire de leur abri.

Selon le gouvernement ukrainien, le théâtre dramatique de Marioupol a été en grande partie détruit par un bombardement russe mercredi. Des centaines de personnes avaient cherché refuge dans le bâtiment. Le ministère russe de la Défense a pour sa part démenti avoir bombardé l'édifice, mettant l'explosion sur le compte du bataillon nationaliste ukrainien Azov.

13h29: L'Unesco va fournir à des journalistes des casques et des gilets pare-balles

L'Unesco va fournir un premier lot de 125 casques et gilets pare-balles siglés "presse" pour que le "maximum possible de journalistes opérant en Ukraine ait cet équipement vital", a annoncé jeudi l'organisation onusienne dans le cadre de mesures d'urgence pour protéger les journalistes couvrant ce conflit. Depuis le début de la guerre en Ukraine, cinq journalistes - trois Ukrainiens, un Franco-Irlandais, un Américain - ont été tués.

"Chaque jour, les journalistes et l'ensemble des professionnels des médias risquent leur vie en Ukraine pour informer la population locale et le monde entier de la réalité de cette guerre", souligne Audrey Azoulay, directrice générale de l'Unesco, dans un communiqué.

13h18: Le commerce flamand avec la Russie est à peu près à l'arrêt

Les flux commerciaux avec la Russie sont pour ainsi dire à l'arrêt, et pas uniquement pour les produits visés directement par les sanctions, a expliqué jeudi la ministre flamande de l'Economie, Hilde Crevits, au parlement flamand. Il y a principalement trois catégories de produit importées de Russie vers la Flandre: les diamants (10% d'entre eux viennent de Russie), les ressources minérales comme le pétrole et le gaz (8%) et le bois, les produits en bois et le charbon de bois (5,5%).

L'arrêt de ce commerce est dû notamment à la difficulté du transport. Les armateurs refusent de transporter par la mer, le transport par route se déroule très difficilement, le transport aérien doit être détourné, ce qui mène à des surcoûts considérables, etc. L'augmentation des primes d'assurance ou l'incertitude entourant le paiement jouent également un rôle dissuasif.

12h43 : La Russie fait "semblant" de négocier, estime Paris

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a accusé jeudi la Russie de "faire semblant de négocier" un cessez-le-feu en Ukraine tout en continuant à "faire parler les armes". Comme à Alep (Syrie) ou Grozny (Tchétchénie), la "logique russe (..) repose sur le triptyque habituel: des bombardements indiscriminés, des soi-disant +corridors+ humanitaires conçus pour accuser ensuite l'adversaire de ne pas les respecter et des pourparlers sans autre objectif que de faire semblant de négocier", dit-il dans une interview au quotidien Le Parisien.

Des pourparlers russo-ukrainiens se sont poursuivis mercredi, Moscou affirmant qu'ils portent notamment sur un statut de neutralité de l'Ukraine. L'Ukraine a cependant rejeté le concept d'une neutralité à la suédoise ou l'autrichienne avancé par Moscou.

12h30 : Le chancelier allemand Olaf Scholz exclut une intervention militaire de l'Otan en Ukraine

Le chancelier allemand, Olaf Scholz, a répété que l'Otan n'interviendrait pas militairement dans la guerre en Ukraine, en marge d'une intervention vidéo du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, jeudi devant le parlement allemand. Olaf Scholz a toutefois remercié son homologue ukrainien pour ses "mots impressionnants".

Volodymyr Zelensky, dans un discours diffusé en vidéo jeudi au sein du Bundestag, a appelé le chancelier allemand à "détruire le mur" en train de s'ériger en Europe "contre la liberté". Il a en outre renouvelé son appel à une aide militaire supplémentaire de la part de l'Allemagne. "Donnez à l'Allemagne le rôle de leader qu'elle mérite", a-t-il lancé.

12h16 : Plus de trois millions de réfugiés, dont plus de 100.000 en 24 heures

Plus de 100.000 réfugiés sont venus s'ajouter en 24 heures aux trois millions de personnes qui ont déjà fui l'Ukraine et les combats déclenchés par l'invasion de l'armée russe le 24 février, selon le décompte de l'ONU publié jeudi.

L'ONU a également recensé environ deux millions de déplacés à l'intérieur du pays. La moitié des réfugiés sont des enfants.

11h28 : Plus de 50 morts dans des attaques à Tchernihiv

Plus de 50 personnes ont perdu la vie jeudi dans des bombardements dans la ville de Tchernihiv, au nord de l'Ukraine. "Rien qu'au cours des dernières 24 heures, 53 corps de nos citoyens assassinés par l'agresseur russe sont arrivés dans les morgues de la ville", a annoncé jeudi sur Telegram le chef de l'administration militaire de la région, Viatcheslav Tchaus. M. Tchaus a jugé la Russie responsable d'attaques contre des infrastructures civiles, une information qui n'a pas encore pu être vérifiée de manière indépendante.

11h37 : Plus de 110 centres de santé endommagés ou détruits selon Kiev

Plus de 110 centres de santé ont été endommagés ou détruits depuis le début de l'offensive russe en Ukraine, selon le gouvernement ukrainien. Au total, plus de 2.700 habitations ou infrastructures ont été affectées, a dit jeudi l'un de ses représentants à Genève. Devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, ce membre de la mission ukrainienne a à nouveau dénoncé des "crimes de guerre" perpétrés par Moscou dans son pays. Mercredi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait affirmé avoir pu vérifier 43 assauts contre des centres de santé.

11h25 : La Loterie Nationale offre 1,9 million d'euros pour l'aide urgente aux réfugiés ukrainiens

En collaboration avec la Loterie Nationale, le secrétaire d'État Sammy Mahdi, en charge de cette dernière, a annoncé jeudi qu'un montant de 1,9 million d'euros avait été libéré pour faire face aux besoins urgents générés par la guerre en Ukraine. Ce montant a pour but de soutenir les organisations belges qui ont uni leurs forces au sein du consortium 12-12 dans leur travail d'aide d'urgence auprès des réfugiés venus d'Ukraine. Il peut s'agir de "soins urgents, de nourriture, d'hygiène, d'enseignement, d'encadrement psychosocial et de protection", d'après le communiqué du secrétaire d'État.

11h08 : Le Kremlin rejette la décision de la CIJ lui ordonnant de suspendre son offensive

Le Kremlin a rejeté jeudi la décision de la Cour internationale de justice (CIJ), plus haut tribunal de l'ONU, qui a ordonné la veille à la Russie de suspendre immédiatement ses opérations militaires en Ukraine. "Nous ne pourrons pas tenir compte de cette décision", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en soulignant que les deux parties -- la Russie et l'Ukraine -- devaient être d'accord pour que la décision puisse être mise en oeuvre. "Dans ce cas-là, aucun accord ne peut avoir lieu", a-t-il affirmé.

11h03 : La guerre en Ukraine risque de coûter 1 point de croissance mondiale en un an, avertit l'OCDE

10h42 : En Pologne; 1,95 million de réfugiés d'Ukraine sont arrivés depuis le début de la guerre

Quelque 1,95 million de personnes ont franchi la frontière polonaise pour se mettre en sécurité depuis le début de l'offensive russe en Ukraine, ont indiqué les garde-frontières polonais jeudi sur Twitter. 60.000 réfugiés sont arrivés mercredi, un chiffre en baisse par rapport au jour précédent. Il n'existe actuellement aucune donnée officielle sur le nombre de réfugiés de guerre qui sont parvenus en Pologne et sur le nombre de ceux qui ont poursuivi leur route vers d'autres pays de l'Union européenne.

L'Ukraine - le plus grand pays d'Europe en termes de superficie - comptait plus de 44 millions d'habitants avant le début de l'invasion russe. La Pologne et l'Ukraine sont séparées par une frontière de plus de 500 kilomètres de long.

10h40 : Neuf nouveaux couloirs humanitaires prévus jeudi

Les autorités ukrainiennes ont annoncé que neuf nouveaux couloirs humanitaires allaient être ouverts jeudi à travers le pays, permettant à des civils de fuir les zones de combats de manière sécurisée. Concernant la ville assiégée de Marioupol, un camion citerne devrait être acheminé depuis Zaporijia avec du carburant pour les voitures privées, a déclaré la vice-première ministre de l'Ukraine Iryna Vereshchuk dans un message vidéo. Selon des informations ukrainiennes, des milliers de civils ont quitté Marioupol à bord de quelque 6.500 voitures privées au cours des deux derniers jours. La ville au bord de la mer d'Azov comptait autrefois 400.000 habitants. Dans leur fuite, ils auraient toutefois essuyé des tirs. Par contre, les convois d'aide ne parviennent pas à atteindre la ville portuaire depuis plusieurs des jours.

10h37 : Initiatives pour éviter l'exploitation des réfugiés ukrainiens

Les autorités fédérales prendront des initiatives pour éviter l'exploitation de réfugiés ukrainiens, a indiqué jeudi le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne. Un message sera ainsi diffusé sur les réseaux sociaux les plus utilisés par ces réfugiés -Facebook, Telegram et WhatsApp- qui les met en garde contre les risques qu'ils courent. Actuellement, deux cas sont recensés, signalait la veille le ministre en commission de la Justice. Le premier est une tentative d'exploitation sexuelle, le deuxième portait sur l'exploitation économique de trois femmes ukrainiennes.

10h08 : Selon la BBC, l'abri du théâtre Marioupol a résisté aux bombardements

L'abri anti-aérien du Théâtre dramatique de Marioupol a résisté au bombardement de mercredi et des gens sortent vivants des décombres, ont rapporté jeudi la BBC et CNN. "Après une nuit remplie d'incertitude, il y a enfin de bonnes nouvelles de Marioupol au matin du 22e jour de la guerre. L'abri anti-aérien a tenu", a écrit sur Facebook le député ukrainien Serhi Taruta. "Les gens sortent vivants." Entretemps, les travaux de déblaiement ont commencé, a-t-il précisé. L'information n'a cependant pas pu être vérifiée par un organisme indépendant pour le moment.


Il n'est toutefois pas clairement établi que tout le monde ait survécu à la frappe aérienne mais la BBC assure sur la base du témoignage d'un autre parlementaire que la plupart des femmes et des enfants qui y avaient trouvé refuge seraient encore en vie.

Selon le gouvernement ukrainien, le théâtre dramatique de Marioupol a été en grande partie détruit par un bombardement russe mercredi. Des centaines de personnes avaient cherché refuge dans le bâtiment qui comprenait un abri anti-aérien. Le ministère russe de la Défense a pour sa part démenti avoir bombardé le théâtre, mettant l'explosion sur le compte du bataillon nationaliste ukrainien Azov.

09h50 : Risque de défaut : Moscou dit avoir remboursé 117 millions de dollars

La Russie a assuré jeudi avoir payé une première tranche d'intérêts liés à des obligations, éloignant dans l'immédiat la possibilité d'un défaut de paiement, alors que ses avoirs à l'étranger sont gelés par des sanctions occidentales. "L'ordre de paiement sur le versement d'intérêts d'obligations (...) d'une valeur totale de 117,2 millions de dollars (...) a été exécuté", a indiqué le ministère russe des Finances dans un communiqué.

09h39 : La guerre en Ukraine va diviser par deux la croissance allemande en 2022, estime l'institut IfW

La guerre en Ukraine va nettement plomber la reprise économique allemande et diviser par deux à 2,1% la croissance attendue du PIB en 2022, a estimé jeudi l'institut économique IfW Kiel.

Les conséquences du conflit devraient amputer le PIB de "quelque 90 milliards d'euros cette année et l'année prochaine" et "retarder au deuxième semestre le retour au niveau d'avant Covid" de la première économie européenne, jugent les économistes, qui prévoyaient jusqu'ici une croissance de 4% cette année.

09h08 : Le président ukrainien reçoit une ovation debout du Bundestag allemand

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a reçu jeudi matin une "standing ovation" du Bundestag allemand avant une intervention vidéo devant les députés. Au lendemain d'un discours en vidéo devant le Congrès américain, le dirigeant ukrainien a débuté une allocution vidéo devant la chambre basse du parlement au cours de laquelle il devait renouveler son appel à une aide militaire supplémentaire de la part de l'Allemagne.


8h57: Une personne tuée lors d'une frappe à Kiev

Les débris d'un missile abattu au-dessus de Kiev ont entrainé jeudi la mort d'au moins une personne et fait trois blessés, ont indiqué les services de secours, l'armée russe ne relâchant pas la pression autour de la capitale ukrainienne. "A Kiev, les débris d'un missile abattu ont causé des dommages et un incendie dans un bâtiment de plusieurs étages", ont indiqué les services d'urgence, sur leur compte Telegram, précisant que l'explosion avait eu lieu vers 5H00 locales (3H00 GMT).

"Selon des informations préliminaires, trente personnes ont été évacuées, parmi elles trois ont été blessées. Une personne est morte", a ajouté cette source.

Toutes les vitres de cet immeuble de construction soviétique, d'une quinzaine d'étages, ont été soufflées, et plusieurs bâtiments avoisinants également endommagés, ont constaté des journalistes de l'AFP sur place.

8h13: les voitures privées sont autorisées à sortir de la ville assiégée de Marioupol

Les voitures privées sont autorisées à sortir de la ville assiégée de Marioupol, en Ukraine, a déclaré jeudi le maire Vadym Boychenko. Quelque 6.500 véhicules ont quitté la ville portuaire au cours des deux derniers jours. Il n'y a cependant pas de cessez-le-feu, donc les civils doivent quitter les lieux alors que la ville est sous le feu de l'ennemi, a déclaré M. Boychenko.

07h36 : Le réseau électrique ukrainien est "connecté" au réseau européen

Le réseau électrique ukrainien est désormais "connecté" au réseau européen, ce qui doit aider à préserver sa stabilité et son fonctionnement malgré la guerre, ont annoncé mercredi l'Union européenne et l'Ukraine.

"Nous nous y étions engagés, c'est chose faite: le réseau électrique ukrainien qui fonctionnait depuis le début de la guerre en mode isolé, est connecté depuis ce matin au réseau européen", a écrit sur Twitter Barbara Pompili, la ministre française de la Transition écologique, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE.

06h29 : Un navire battant pavillon panaméen coulé par des tirs russes en Mer Noire

Un navire marchand battant pavillon panaméen a été coulé par des tirs de missiles russes en Mer Noire, et deux autres ont été endommagés, a annoncé mercredi l'administrateur de l'Autorité maritime du Panama, Noriel Arauz. Les équipages sont sains et saufs, a-t-il précisé.

"Nous savons que trois embarcations (battant pavillon panaméen) ont été victimes d'attaques par des missiles russes", a déclaré M. Arauz à des journalistes.

L'un de ces navires "a coulé, et deux se maintiennent à flot mais ont subi des dégâts matériels", a-t-il ajouté.

"La marine de guerre russe" interdit à 200 à 300 navires de différentes nations de "sortir de la Mer Noire", a dénoncé l'administrateur de l'Autorité maritime panaméenne.

04h00 : Le président Zelensky promet que l'Ukraine reconstruira les maisons détruites

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a promis que les maisons détruites par les offensives russes seraient reconstruites. Dans un message vidéo partagé jeudi, M. Zelensky a affirmé que les autorités ukrainiennes oeuvraient déjà à un plan de reconstruction. Peu importe les dégâts, le président a fait part de sa confiance dans la capacité du pays à tout reconstruire rapidement.

Il a par ailleurs reconnu que les couloirs humanitaires mis en place pour évacuer des civils n'avaient pas fonctionné mercredi, car les forces armées russes ne s'étaient pas abstenues de tirer.

03h30 : "Plus d'un millier" de personnes s'abritaient dans le théâtre bombardé, selon un responsable local

Les autorités ukrainiennes ont affirmé que la Russie avait détruit mercredi un théâtre dans lequel s'étaient réfugiées plus d'un millier de personnes dans la ville assiégée de Marioupol, le bilan humain restant à ce stade indéterminé.

"Les envahisseurs ont détruit le Théâtre dramatique. Un endroit où plus d'un millier de personnes avaient trouvé refuge. Nous ne pardonnerons jamais cela", a indiqué la municipalité sur la messagerie Telegram.

Les Ukrainiens affirment avoir écrit en grand, au sol, à proximité du théâtre, le mot "Enfants", en cyrillique et en russe, afin qu'il soit vu du ciel par de potentiels assaillants. Le Kremlin, de son côté, dément avoir visé le Théâtre dramatique.

00h48 : Washington promet une meilleure défense anti-aérienne à l'Ukraine

Les Etats-Unis ont déjà fourni à l'Ukraine des centaines d'armes antichar et antiaériennes, mais avec les envois d'armement annoncés mercredi par Joe Biden, l'assistance militaire américaine à l'Ukraine est entrée dans une nouvelle phase, plus musclée.

Le président américain a promis d'aider l'Ukraine à se procurer des "systèmes de défense anti-aérienne de plus longue portée" que les Stingers déjà fournis, et va envoyer 100 drones à l'armée ukrainienne pour qu'elle se défende plus efficacement contre l'artillerie russe qui pilonne les villes.