Plus d'un mois après l'invasion des troupes russes ordonnées par Vladimir Poutine, les combats se poursuivent en Ukraine. Ce dimanche, les corps de 410 civils ont été retrouvés dans les territoires de la région de Boutcha (Kiev) récemment repris aux troupes russes, ce qui a provoqué un véritable tollé. La communauté internationale a unanimement condamné ces atrocités. De nouvelles négociations entre Kiev et Moscou doivent se dérouler ce lundi en Turquie.

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23h36: Les Etats-Unis se préparent pour une nouvelle phase de la guerre

Une offensive russe concentrée sur l'est du pays, mais sans que les attaques contre des cibles civiles ne faiblissent: les Etats-Unis estiment que la guerre en Ukraine aborde une nouvelle phase, appelant une nouvelle réponse des Occidentaux.

Comme il l'avait déjà fait peu avant que la Russie ne lance son invasion le 24 février, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan est venu lundi devant la presse détailler ce que seront, selon les Américains, les prochains mouvements de l'armée russe.

Selon lui, la Russie "est en train de repositionner ses forces pour concentrer son offensive sur l'est et des parties du sud de l'Ukraine". Elle "a essayé de soumettre toute l'Ukraine et a échoué", a-t-il jugé, estimant que cette nouvelle phase "pourrait durer des mois ou plus".

Selon Washington, "Moscou va continuer les frappes aériennes et les tirs de missiles sur le reste du pays pour causer des dégâts militaires et économiques et aussi, clairement, pour semer la terreur".

22h39: Cinq corps découverts à Motyzhyn, dont celui de la maire du village

Les corps de la maire du village de Motyzhyn, celui de son mari, de leur fils et de deux autres hommes ont été découverts dans cette localité à l'ouest de Kiev, ont constaté lundi des journalistes de l'AFP. La police a montré à des journalistes quatre corps, dont celui de la maire, à demi-enterrés dans une fosse creusée dans une forêt de pins bordant la maison de la maire du village, et le corps d'un autre homme gisant au fond d'un petit puits dans le jardin.

Selon la police, les cinq personnes avaient les mains liées dans le dos.

La maire, Olga Sukhenko, âgée de 50 ans, son mari et leur fils, avaient été enlevés par les forces russe le 24 mars, selon la même source.

Des habitants du village ont indiqué à l'AFP que la maire et son mari avaient refusé de collaborer avec les forces russes.

21h36 : Washington approuve la vente de huit avions de combat F-16 à la Bulgarie

Le gouvernement américain a annoncé lundi avoir approuvé la vente de huit avions de combat F-16 à la Bulgarie pour "renforcer la sécurité" de ce membre de l'Otan, sur fond de guerre menée par la Russie en Ukraine.

Le département d'Etat américain a déclaré dans un communiqué avoir notifié au Congrès des Etats-Unis son intention de vendre ces chasseurs et des munitions à ce pays d'Europe de l'Est pour un montant de 1,67 milliard de dollars. Il n'a pas précisé si cette vente pourrait ouvrir la voie au transfert à l'Ukraine d'avions de combat de fabrication soviétique, dont dispose la Bulgarie.

21h32: Nouvelles sanctions occidentales contre la Russie "cette semaine"

Les Etats-Unis et leurs alliés veulent annoncer "cette semaine" de nouvelles sanctions économiques contre la Russie, a annoncé lundi le conseiller à la Sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan.

Il a indiqué que les discussions entre Occidentaux à l'heure actuelle portaient notamment sur de possibles mesures "en lien avec l'énergie", sujet très sensible pour les Européens, qui sont très dépendants du gaz russe.

21h10 : Les habitants de Kiev ayant fui appelés à ne pas y retourner "pour le moment"

Les habitants de Kiev ayant fui l'invasion russe ont été appelés lundi par le maire de la capitale ukrainienne Vitali Klitschko à ne pas y retourner avant "au moins une semaine", des bombardements russes pouvant encore, selon lui, s'y produire.

"Nous n'excluons pas la possibilité de tirs de roquettes. Oui, notre défense antiaérienne fonctionne parfaitement. Mais tout peut arriver. Je demande donc aux gens d'attendre pour le moment et de ne pas revenir", a-t-il dit dans un message sur Telegram.

"Le couvre-feu est (actuellement) en vigueur 24 heures sur 24 dans plusieurs zones de la région de Kiev. Dans les villes proches de la capitale, où les combats ont eu lieu, on trouve également un grand nombre d'engins explosifs. Ce qui peut constituer une grande menace", a par ailleurs déclaré le maire.

20h45 : Dix civils tués, 46 blessés dans des bombardements sur Mykolaïv dans le sud

Dix civils ont été tués et au moins 46 blessés dans des bombardements sur Mykolaïv, dans le sud de l'Ukraine, a annoncé lundi son maire, Oleksandre Senkevitch.

Une première frappe de l'armée russe à 04H00 GMT a fait "un mort et cinq blessés, dont deux graves", avant une autre dans laquelle "ont été tuées 10 personnes et 41 autres blessées", a-t-il déclaré dans un message-vidéo, précisant que le nombre des victimes pouvait encore augmenter.

20h38: L'expulsion "inamicale" de diplomates russes par Berlin va "détériorer" les relations avec Moscou, selon l'ambassade russe

La Russie a jugé lundi que ses relations avec l'Allemagne allaient encore plus se "détériorer" après la décision "inamicale" de Berlin d'expulser une quarantaine de diplomates russes en lien avec le conflit en Ukraine.

"La réduction infondée du personnel diplomatique des missions russes en Allemagne va rétrécir l'espace permettant de maintenir le dialogue entre nos pays, ce qui va conduire à une détérioration supplémentaire des relations russo-allemandes", a déclaré l'ambassade russe à Berlin dans un communiqué publié sur Telegram.

L'Allemagne a annoncé cette expulsion massive de diplomates russes dans un contexte d'indignation européenne autour de l'offensive menée par Moscou en Ukraine, indignation qui a redoublé après la récente découverte de cadavres dans la ville de Boutcha.

Le Kremlin a "catégoriquement" rejeté les accusations liées à la découverte de civils tués à Boutcha, la Russie dénonçant une "provocation" de Kiev visant à discréditer Moscou.

"Nous avons exprimé notre rejet catégorique des accusations unilatérales de Berlin, qui s'est empressé de prendre le parti de Kiev, sans même attendre une enquête indépendante sur les événements de Boutcha", a déclaré l'ambassade russe.

Cette ambassade a confirmé que 40 membres des représentations diplomatiques russes en Allemagne avaient été sommés de quitter le territoire, comme l'avait appris l'AFP. Berlin n'avait pas donné de chiffre, évoquant seulement un "nombre élevé" de diplomates.

20h15: Les corps de cinq hommes avec les mains liées retrouvés dans une cave à Boutcha

Les corps de cinq hommes avec les mains liées ont été retrouvés dans la cave d'un sanatorium pour enfants à Boutcha, une ville près de Kiev reprise par les Ukrainiens aux Russes où des massacres ont été perpétrés, a annoncé lundi le bureau de la procureure générale d'Ukraine.

Ces "civils non armés" dont les cadavres ont été mis au jour par les forces de l'ordre ont été "battus" avant d'être tués par des "soldats des forces armées de la Fédération de Russie", a-t-on assuré de même source sur Telegram. Des photos montrant ces corps accompagnent ce communiqué.

19h55: La France va expulser 35 diplomates russes

La France va expulser 35 diplomates russes "dont les activités sont contraires à (ses) intérêts", a-t-on appris lundi de source proche du ministère français des Affaires étrangères. "Cette action s'inscrit dans une démarche européenne", explique un communiqué du ministère. "Notre première responsabilité est toujours d'assurer la sécurité des Français et des Européens", précise ce texte.

19h35: Les forces russes préparent une attaque "massive" dans l'est de l'Ukraine

Les forces russes préparent une "attaque massive" contre les troupes ukrainiennes dans la région de Lougansk, dans l'est de l'Ukraine, a annoncé lundi son gouverneur, Serguiï Gaïdaï.

"Nous voyons que des équipements arrivent de différentes directions, qu'ils (les Russes) amènent des hommes, qu'ils apportent du carburant (...). Nous comprenons qu'ils se préparent à une attaque massive", a-t-il déclaré dans un message-vidéo.

"Les bombardements sont de plus en plus denses. Cette nuit, il y a eu une tentative de percée à Roubijné (non loin de Lougansk, ndlr), nos défenseurs l'ont repoussée, ont mis hors d'état de nuire plusieurs chars, il y avait des dizaines de cadavres" de soldats russes, a poursuivi M. Gaïdaï.

"Hier, malheureusement, dans l'explosion d'une mine ou d'un obus d'artillerie, deux bénévoles sont morts" et "une église a été bombardée", "deux prêtres ont été blessés", a-t-il ajouté, sans fournir d'autres détails à ce sujet.

Le gouverneur a en conséquence appelé les habitants de la région à partir.

"N'hésitez pas, s'il vous plaît. Aujourd'hui, mille personnes ont été évacuées. S'il vous plaît, n'attendez pas que vos maisons soient bombardées", a-t-il exhorté dans son message.

Les autorités ukrainiennes ont estimé samedi que les forces russes se retiraient de régions du nord de l'Ukraine, notamment autour de Kiev, pour se redéployer vers l'est et le sud de ce pays.

La Russie a pour sa part récemment annoncé qu'elle concentrerait son offensive sur le Donbass, où se trouve la région de Lougansk, en grande partie déjà aux mains de l'armée russe et de ses alliés séparatistes.

19h15: Moscou dit avoir renforcé l'aide humanitaire dans les zones sous son contrôle

La Russie a affirmé lundi avoir renforcé son aide humanitaire dans les zones qu'elle contrôle en Ukraine, lors d'une visite à Moscou du secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, le Britannique Martin Griffiths. Lors d'une rencontre avec le haut responsable onusien, le vice-ministre russe de la Défense Alexandre Fomine a souligné "la hausse de l'assistance humanitaire à la population ukrainienne dans les zones contrôlées par les forces armées russes" et dans les zones séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine, a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué.

19h00: Les deux tiers des troupes russes ont quitté la région de Kiev

Les deux tiers des forces russes qui occupaient la région de Kiev depuis le début de l'invasion se sont repliées au Bélarus, a indiqué lundi un haut responsable du Pentagone, selon lequel il s'agit vraisemblablement d'une réorganisation avant un nouvel assaut ailleurs en Ukraine. "Il reste donc environ un tiers des forces qu'ils avaient déployées contre Kiev", a précisé à la presse ce haut responsable ayant requis l'anonymat.

"Nous continuons à les voir se réorganiser au Bélarus", a-t-il ajouté. "Ce que nous continuons à penser, c'est qu'ils vont se rééquiper, se réapprovisionner et peut-être même recevoir des renforts, avant d'être renvoyés en Ukraine pour combattre ailleurs".

"Nos conclusions, c'est qu'ils vont être envoyés dans l'est du pays, dans la région du Donbass, mais ce n'est que notre analyse: nous ne les avons pas vus commencer à bouger", a-t-il poursuivi.

Questionné sur la possibilité de fournir à l'armée ukrainienne des chars d'assaut de fabrication russe, évoquée par la presse américaine, le responsable n'a pas démenti, laissant entendre que ces armements pourraient venir de pays de l'ancien bloc soviétique.

"Nous prenons des décisions souveraines sur ce que nous pouvons fournir ou pas", a-t-il répondu. "D'autres nations prennent des décisions souveraines sur ce qu'elles peuvent fournir, (...) les systèmes et les armements avec lesquels les Ukrainiens sont plus à l'aise ou ont été entraînés à utiliser".

Outre les Etats-Unis, qui se sont jusqu'ici refusés à fournir des armes dites "offensives" à l'Ukraine, de peur de susciter une escalade du conflit, "14 autres pays fournissent ce qu'on peut considérer comme des armes offensives", a-t-il ajouté.

Selon le 'New York Times', les Etats-Unis vont faciliter l'envoi vers l'Ukraine, au départ de pays de l'Otan, de chars de fabrication soviétique, notamment des T-72, du type de ceux utilisés actuellement par l'armée russe en Ukraine.

18h00: Berlin expulse 40 diplomates russes

L'Allemagne a décidé d'expulser "un nombre élevé" de diplomates russes en poste à Berlin, en lien avec la guerre en Ukraine, a annoncé lundi la ministre des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, alors que selon des informations de l'AFP, leur nombre s'élève à 40.

La cheffe de la diplomatie a souligné que ces employés de l'ambassade de Russie constituaient "une menace pour ceux et celles qui cherchent une protection chez nous". L'Allemagne accueille plus de 300.000 réfugiés ukrainiens ayant fui les combats dans leur pays depuis le 24 février.

"Nous ne le tolèrerons plus", a-t-elle ajouté dans une courte déclaration écrite. Ces expulsions interviennent après des annonces similaires ces derniers jours de plusieurs pays de l'UE.

La ministre a une nouvelle fois dénoncé avec virulence "l'incroyable brutalité des dirigeants russes et de ceux qui suivent leur propagande" notamment à Boutcha, une localité proche de Kiev reprise par les forces ukrainiennes et où ont été découverts samedi de nombreux corps jonchant les rues ou sommairement enterrés.

Les images de Boutcha "témoignent (...) d'une volonté d'extermination qui dépasse toutes les limites", selon la ministre écologiste qui a déjà qualifié ces atrocités imputées par le président ukrainien aux troupes russes de "crimes de guerre" et de "crimes contre l'humanité".

Les diplomates sous le coup d'une mesure d'expulsion sont soupçonnés par les autorités allemandes de travailler pour les services de renseignement russes et disposent maintenant de cinq jours pour quitter l'Allemagne, a appris l'AFP.

Cette décision de l'Allemagne intervient quelques heures après qu'un autre pays de l'Union européenne, la Lituanie, a expulsé l'ambassadeur russe à Vilnius en raison notamment des atrocités imputées aux soldats russes.

Depuis le début de l'invasion de l'Ukraine, des dizaines d'expulsions ont eu lieu aux Etats-Unis, aux Pays-Bas, en Irlande ou encore en Pologne, dans les pays baltes et d'Europe orientale.

L'Allemagne a déjà expulsé plusieurs diplomates russes ces dernières années, notamment après le meurtre d'un opposant tchétchène par un Russe à Berlin en 2019, un assassinat directement commandité par Moscou, selon la justice allemande.

16h50: Biden veut un "procès pour crimes de guerre" après Boutcha

Le président américain Joe Biden a déclaré lundi vouloir un "procès pour crimes de guerre" après la découverte de nombreux corps portant des vêtements civils à Boutcha, dans les environs de Kiev.

Il a également dit qu'il voulait prendre "des sanctions supplémentaires" contre la Russie, aux journalistes qui l'attendaient pour son retour à Washington, après un week-end dans sa résidence familiale du Delaware.

Le président américain a dit une nouvelle fois qu'il tenait son homologue russe Vladimir Poutine pour un "criminel de guerre" et l'a qualifié de "brutal". "Il faut qu'il rende des comptes", a-t-il encore dit.

16h35: Poutine suspend une procédure de visas simplifiés avec les pays européens

Le président russe Vladimir Poutine a suspendu lundi par décret une procédure de visas simplifiés pour les responsables et journalistes de pays européens jugés "inamicaux", en réaction aux sanctions contre Moscou en lien avec l'Ukraine. Cette mesure est motivée par "la nécessité de prendre de toute urgence des mesures de représailles contre les actions inamicales de l'Union européenne", selon le décret.

Concrètement, le décret suspend des accords qui permettaient aux responsables et aux journalistes des pays de l'Union européenne, de Norvège, du Danemark, d'Islande, de Suisse et du Liechtenstein d'obtenir un visa de façon relativement simple et rapide, ce qui devrait alourdir les démarches et allonger les délais.

M. Poutine a par ailleurs ordonné au ministère des Affaires étrangères d'interdire l'entrée sur le territoire aux étrangers qui auraient commis des actes "inamicaux" envers la Russie, selon le décret.

Moscou a déjà annoncé ces dernières semaines des mesures d'interdiction d'entrée sur son territoire visant de hauts responsables occidentaux, notamment le président américain Joe Biden.

Ces mesures font suite à une série de sanctions économiques annoncées contre la Russie depuis le début de son offensive militaire en Ukraine, le 24 février.

16h32: L'Ukraine accuse la Russie de "traitement inhumain" contre ses prisonniers de guerre

Les soldats ukrainiens capturés par l'armée russe et récemment libérés ont fait état de "traitements inhumains" subis en captivité, a affirmé lundi Lioudmila Denissova, chargée des droits humains auprès du Parlement ukrainien.

"Les soldats ukrainiens ont raconté le traitement inhumain qu'ils avaient subi de la part de la Russie", a-t-elle dénoncé sur Facebook, évoquant notamment des atteintes physiques.

16h30: Situation "tendue" dans le Donbass, la population doit évacuer

La situation est "tendue" dans toute la partie du Donbass sous contrôle de l'Ukraine, dans l'est, où l'armée est prête à affronter les forces russes, et la population civile doit évacuer sans délai, a déclaré lundi le gouverneur de cette région.

"Nous tenons fermement tout le territoire, (...) mais partout la situation est tendue", a reconnu le gouverneur de l'administration militaro-civile de la région de Donetsk, Pavlo Kyrylenko, s'exprimant au cours d'un point de presse dans la ville de Kramatorsk.

"La situation la plus difficile concerne Izioum (une localité récemment conquise par les troupes russes à la limite de la région voisine de Kharkiv) où nous nous attendons à une aggravation de la situation", a poursuivi M. Kyrylenko.

"L'ennemi bombarde partout (...) De nombreuses localités le long de la ligne de démarcation ont été détruites par les bombardements", a-t-il précisé.

16h20: La Lituanie expulse l'ambassadeur de Russie

La Lituanie a annoncé lundi l'expulsion de l'ambassadeur de Russie dans ce pays balte, suite à l'invasion russe en Ukraine et les atrocités commises par les soldats russes. "En réponse à l'agression militaire de la Russie contre l'Ukraine souveraine et aux atrocités commises par les forces armées russes dans diverses villes ukrainiennes occupées, y compris l'horrible massacre de Boutcha, le gouvernement lituanien a décidé de réduire la représentation diplomatique et l'ambassadeur de la Fédération de Russie devra quitter la Lituanie", a déclaré à la presse le chef de la diplomatie lituanienne, Gabrielius Landsbergis.

16h00: L'UE veut aider au recueil de preuves sur les crimes de guerre russes

L'Union européenne est prête à envoyer des équipes d'enquêteurs en Ukraine pour aider au recueil de preuves sur les crimes de guerre dont les forces russes sont accusées dans la région de Kiev, a annoncé lundi la présidente de la Commission européenne.

"Les auteurs de ces crimes odieux ne doivent pas rester impunis. L'UE a mis en place une équipe d'enquête conjointe avec l'Ukraine pour recueillir des preuves et enquêter sur les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité", a déclaré Ursula von der Leyen après un entretien avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"L'UE est prête à renforcer cet effort en envoyant des équipes d'enquête sur le terrain pour soutenir les services ukrainiens chargés des poursuites. Eurojust (l'agence de coopération judiciaire de l'UE) et Europol (l'agence européenne de police criminelle) sont prêts à apporter leur aide", a-t-elle précisé dans un communiqué.

"Des pourparlers sont en cours entre Eurojust et la Cour pénale internationale pour unir leurs forces et pour que la Cour se joigne à l'équipe d'enquête commune", a-t-elle ajouté.

"Une telle approche coordonnée des autorités ukrainiennes, de l'UE, de ses Etats membres et agences et de la Cour pénale internationale permettra de collecter, d'analyser et de traiter les preuves de la manière la plus complète et la plus efficace possible", a estimé Ursula von der Leyen.

La CPI enquête depuis le 3 mars sur des allégations de crimes de guerre en Ukraine.

La CPI, qui siège à La Haye, a été créée en 2002 pour juger des individus poursuivis notamment pour des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité ou des actes de génocide.

15h40: Les Etats-Unis vont tenter de faire suspendre la Russie du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU

Les Etats-Unis vont tenter d'obtenir la "suspension" de la Russie du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, en réponse notamment "aux images de Boutcha", ville ukrainienne où ont été retrouvés les cadavres de nombreux civils, a annoncé lundi l'ambassadrice américaine aux Nations unies. "Nous ne pouvons pas laisser un Etat membre qui est en train de saper tous les principes qui nous tiennent à coeur participer au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU", a tweeté l'ambassadrice Linda Thomas-Greenfield.

Elle s'est adressée aux 140 pays qui ont "déjà voté pour condamner" l'invasion russe de l'Ukraine: "les images de Boutcha et la dévastation à travers l'Ukraine nous impose à présent de passer de la parole aux actes".

"En étroite coordination avec l'Ukraine et les autres Etats membres et partenaires à l'ONU, les Etats-Unis vont travailler à la suspension de la Russie du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU", a ajouté la diplomate, actuellement en visite en Roumanie.

"On ne peut pas laisser la Russie utiliser son siège au Conseil comme outil de propagande lui permettant de suggérer qu'elle a une préoccupation légitime au sujet des droits humains", a-t-elle ajouté.

La démarche américaine risque toutefois de buter sur plusieurs obstacles.

15h30: 90% de la ville assiégée de Marioupol détruite, selon son maire

La ville portuaire assiégée de Marioupol dans le sud-est de l'Ukraine est détruite "à 90%" et "40% de ses infrastructures" sont "irrécupérables", a annoncé lundi son maire Vadim Boïtchenko.

"La triste nouvelle est que 90% des infrastructures de la ville sont détruites et 40% d'entre elles sont irrécupérables", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse, précisant qu'"environ 130.000 habitants" y restaient toujours coincés.

Avant la guerre, Marioupol comptait près d'un demi-million d'habitants.

"L'armée russe détruit brutalement Marioupol. (...) Les bombardements sont incessants", avec notamment "des lance-roquettes multiples", a ajouté M. Boïtchenko.

Selon lui, les attaques contre Marioupol proviennent notamment "de la mer", où se trouvent des "navires russes".

"Nous planifions d'évacuer les habitants restants, mais nous ne pouvons pas le faire aujourd'hui", a-t-il regretté.

Russes et Ukrainiens se rejettent depuis plusieurs jours la responsabilité quant aux difficultés rencontrées dans les évacuations de Marioupol vers Zaporojie, à plus de 200 km à l'ouest.

Marioupol est dévastée après un siège de plus d'un mois de l'armée russe qui la pilonne, laissant la population livrée à elle-même, dans des conditions terribles.

15h25: l'Allemagne juge impossible de se passer du gaz russe "pour le moment"

L'Allemagne ne peut pas se passer des livraisons de gaz russe "à court terme" et des sanctions contre Moscou dans ce secteur feraient plus mal à l'UE qu'à la Russie, a estimé lundi le ministre allemand des Finances, Christian Lindner.

"Nous devons envisager de dures sanctions, mais à court terme les livraisons de gaz russes ne sont pas substituables" et les interrompre "nous nuirait plus qu'à la Russie", a déclaré M. Lindner à Luxembourg, avant une réunion avec ses homologues de l'UE.

15h20: Le ministre ukrainien de la Défense menace les Russes de représailles pour Boutcha

Le ministre ukrainien de la Défense, Oleksii Reznikov, a accusé lundi l'armée russe d'être responsable du massacre de civils dans la ville ukrainienne de Boutcha et a évoqué des représailles. "Un tel acte ne doit pas rester impuni", a-t-il déclaré. "Nos services de renseignement identifient systématiquement les intrus et les assassins. Tous. Chacun d'entre eux recevra ce qu'il 'mérite' en temps voulu", a-t-il écrit sur Facebook. Les images de la banlieue de Kiev, des corps jonchant les rues, suscitent l'indignation internationale depuis dimanche. M. Reznikov a pointé du doigt la responsabilité des troupes russes qui occupaient la ville depuis des semaines et a comparé leurs actions à celles perpétrées en Ukraine par les SS (Schutzstaffel) durant la Seconde Guerre mondiale.

Jusqu'à présent, environ 340 corps ont été retrouvés en Boutcha, écrit le journal Ukraïnska Pravda, en se basant sur les chiffres des pompes funèbres locales. De son côté, la Russie nie les atrocités commises contre la population civile et parle de mise en scène de la part des Ukrainiens.

© AFP

15h10: Zelensky à Boutcha, où les forces russes sont accusées de "massacre"

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est rendu lundi à Boutcha, ville proche de Kiev récemment reprise par les troupes ukrainiennes où l'armée russe est accusée d'avoir commis un "massacre" sur la population civile.

"Chaque jour, lorsque nos combattants entrent et reprennent des territoires, vous voyez ce qu'il se passe", a déclaré M. Zelensky à des médias dont l'AFP, en gilet pare-balles et accompagné de militaires ukrainiens, dans une rue de Boutcha dévastée par les combats.

Il a également affimé que des "crimes de guerre" qui seront "reconnus comme un génocide" y ont été commis. "Ce sont des crimes de guerre et ce sera reconnu par le monde comme un génocide."

14h45: Angela Merkel assume son refus de 2008 d'accueillir l'Ukraine dans l'Otan

L'ex-chancelière Angela Merkel a défendu lundi son refus, en 2008, d'engager le processus d'admission de l'Ukraine au sein de l'Otan face aux critiques de l'actuel président Volodymyr Zelensky qui a regretté la "peur absurde" manifestée par certains dirigeants à l'époque. L'ancienne responsable allemande, qui a quitté la politique fin 2021, affirme, dans une courte déclaration publiée par sa porte-parole, qu'elle "assume ses décisions du sommet de l'Otan de 2008 à Bucarest".

Dans un message vidéo dimanche soir, M. Zelensky avait critiqué le "refus caché", en 2008, de l'Otan d'accueillir l'Ukraine en son sein à cause de la "peur absurde de certains responsables politiques à l'égard" de Moscou. Ces derniers "pensaient qu'en rejetant l'Ukraine, ils pouvaient apaiser la Russie", a critiqué le président ukrainien.

M. Zelensky a également suggéré à Mme Merkel, aujourd'hui sans fonction officielle, ainsi qu'à l'ancien président français Nicolas Sarkozy de se rendre à Boutcha, ville au nord-ouest de Kiev récemment reprise par les Ukrainiens, où de nombreux civils ont été tués.

"J'invite Mme Merkel et M. Sarkozy à visiter Boutcha et à voir à quoi la politique de concessions envers la Russie a abouti", a lancé M. Zelensky.

"Compte tenu des atrocités découvertes à Boutcha et dans d'autres endroits en Ukraine, tous les efforts du gouvernement et de la communauté internationale pour se tenir aux côtés de l'Ukraine et mettre fin à la barbarie et à la guerre de la Russie contre l'Ukraine bénéficient du plein soutien de l'ancienne chancelière", répond la porte-parole de Mme Merkel dans son message.

La chancelière, restée à la tête de l'Allemagne durant seize ans, ne s'est quasiment pas exprimée depuis le début du conflit en Ukraine.

Quelques mois après son départ du pouvoir, au sommet de sa popularité, elle se voit désormais reprocher d'avoir manqué de fermeté à l'endroit du président Vladimir Poutine et sa politique à l'égard de la Russie fait l'objet de sévères mises en cause, y compris dans son camp.

La dirigeante conservatrice, qui a gouverné plusieurs années avec les sociaux-démocrates au sein d'une grande coalition, est également critiquée pour avoir rendu l'Allemagne dépendante du gaz russe qui représentait avant la guerre plus de la moitié des importations du pays.

Au sommet de l'Otan à Bucarest, en avril 2008, l'Allemagne s'était prononcée contre le lancement du processus d'adhésion de l'Ukraine et de la Géorgie, position partagée par le président Sarkozy, estimant qu'il ne s'agissait pas de démocraties assez stables.

"Nous ne blâmons pas l'Occident. Nous ne blâmons personne d'autre que les militaires russes (...) et ceux qui leur ont donné des ordres", a ajouté M. Zelensky dans son message dimanche soir.

13h30: Tokyo dénonce "les actes de violence exceptionnellement cruels" près de Kiev

Le ministre japonais des Affaires étrangères s'est dit lundi "profondément choqué" par les informations selon lesquelles "des actes de violence exceptionnellement cruels contre des civils ont eu lieu près de Kiev". "Le meurtre de civils innocents est une violation du droit humanitaire international et est inacceptable, et je condamne fermement ces actions", a déclaré Yoshimasa Hayashi à l'issue d'une rencontre avec son homologue polonais Zbigniew Rau à Varsovie.

13h05: La Haute commissaire aux droits de l'homme de l'ONU "horrifiée" par les images de Boutcha

La Haute-commissaire aux droits de l'homme s'est déclarée "horrifiée" lundi par les images des corps dans la ville ukrainienne de Boutcha, découverts après le retrait des troupes russes, évoquant de possibles crimes de guerre.

"Les informations qui se font jour de cette zone et ailleurs soulèvent des questions graves et inquiétantes sur de possibles crimes de guerres et atteintes graves au droit humanitaire international et des violations graves des droits de l'homme", a souligné Michelle Bachelet dans un communiqué, appelant aussi "à préserver toutes les preuves".

12h59: Plus de 4,2 millions de réfugiés

Plus de 4,2 millions de réfugiés ukrainiens ont fui leur pays depuis l'invasion ordonnée par le président russe Vladimir Poutine le 24 février, selon les chiffres du Haut commissariat aux réfugiés.

Le Haut commissariat aux réfugiés recensait exactement 4.215.047 réfugiés ukrainiens lundi. Ce sont 38.646 de plus que lors du précédent pointage dimanche.

L'Europe n'a pas connu un tel flot de réfugiés depuis la Deuxième guerre mondiale.

Quelque 90% de ceux qui ont fui l'Ukraine sont des femmes et des enfants, les autorités ukrainiennes n'autorisant pas le départ des hommes en âge de porter les armes.

12h40: Le chef de la diplomatie japonaise dénonce "les actes de violence exceptionnellement cruels" près de Kiev

Le ministre japonais des Affaires étrangères s'est dit lundi "profondément choqué" par les informations selon lesquelles "des actes de violence exceptionnellement cruels contre des civils ont eu lieu près de Kiev".

"Le meurtre de civils innocents est une violation du droit humanitaire international et est inacceptable, et je condamne fermement ces actions", a déclaré Yoshimasa Hayashi lors d'une visite à Varsovie.

12h21: De Croo veut des sacntions pour les crimes à Boutcha

Ce lundi matin, le Premier ministre belge a réagi aux crimes commis par les troupes russes à Boutcha. "Les images horribles de Boutcha ne s'effaceront jamais. Les vies perdues ne seront jamais oubliées", a-t-il écrit sur Twitter.

"Ces crimes de guerre ne peuvent rester impunis. La Belgique soutient pleinement la Cour pénale internationale dans son important travail à venir", a poursuivi Alexander De Croo.


12h10: Prague envoie 250 soldats en Slovaquie pour un groupement tactique de l'Otan

Deux cent cinquante parachutistes tchèques sont partis lundi pour la Slovaquie, pays voisin de l'Ukraine ravagée par la guerre, afin d'y constituer un groupement tactique de l'Otan, a déclaré le ministère de la Défense à Prague. Le groupement tactique comprendra jusqu'à 2.100 soldats venus d'Allemagne, des Pays-Bas, de Pologne, de Slovaquie, de Slovénie et des États-Unis.

Les Tchèques assureront le commandement de ce groupement tactique.

"La tâche essentielle de la mission est de déclarer que les membres de l'Otan sont prêts, résolus et unis pour protéger l'intégrité territoriale de l'alliance", a déclaré le colonel Tomas Unzeitig, qui dirigera le groupement tactique.

"Il s'agit d'une opération internationale de l'Otan destinée à renforcer les capacités de défense de l'armée slovaque", a-t-il ajouté.

11h42: La Russie rejette "catégoriquement" toutes les accusations de crimes à Boutcha

La Russie rejette "catégoriquement" toutes les accusations liées à la découverte d'un grand nombre de cadavres de civils à Boutcha, près de Kiev, a déclaré lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

"Nous rejetons catégoriquement toutes les accusations", a-t-il indiqué à la presse, assurant que les experts du ministère russe de la Défense avaient découvert des signes de "falsifications vidéo" et des "fakes" dans les images présentées par les autorités ukrainiennes comme preuves d'un massacre dont elles accusent la Russie.

11h24: Moscou va enquêter sur une "provocation" contre l'armée russe à Boutcha

La Russie a annoncé lundi qu'elle allait enquêter sur une "provocation" visant à "discréditer" les forces russes en Ukraine, après la découverte d'un grand nombre de cadavres de civils à Boutcha, près de Kiev. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé dimanche la Russie de commettre un "génocide" en Ukraine, au lendemain de cette découverte.

Le patron du Comité d'enquête russe, Alexandre Bastrykine, a ordonné de "donner une évaluation judiciaire de la provocation de la part de l'Ukraine concernant le meurtre de civils à Boutcha", a indiqué dans un communiqué cet organisme chargé des principales enquêtes pénales dans le pays.

"Afin de discréditer les militaires russes, le ministère de la Défense ukrainien a diffusé auprès des médias occidentaux des images tournées à Boutcha, dans la région de Kiev, comme preuve d'une tuerie de masse des civils", accuse le communiqué.

"Selon les informations du ministère russe de la Défense, tous les matériaux diffusés par le régime de Kiev sur les crimes des militaires russes dans cette localité ne correspondent pas à la réalité et ont un caractère provocateur", affirme-t-il.

Selon la même source, M. Bastrykine a ordonné de prendre des "mesures exhaustives" pour identifier toutes les personnes impliquées et établir si elles doivent être poursuivies pour diffusion de "fausses informations" sur l'armée russe, un crime apparu dans le code pénal russe après l'offensive en Ukraine et passible de 15 ans de prison.

10h36: L'UE discute "en urgence" de nouvelles sanctions contre la Russie

L'UE discute en "urgence" de nouvelles sanctions contre Moscou, réclamées notamment par la France et l'Allemagne, après la découverte d'un grand nombre de corps de civils dans la région de Kiev, notamment à Boutcha, a indiqué lundi le haut représentant de l'UE Josep Borrell.

L'UE "condamne dans les termes les plus forts les atrocités rapportées commises par les forces armées russes dans plusieurs villes ukrainiennes occupées, qui ont maintenant été libérées", ajoute M. Borrell dans un communiqué.

10h22: Huit morts dans des bombardements dans le sud

Huit personnes ont été tuées et 34 blessées dans des bombardements des forces russes dimanche sur les villes d'Otchakiv et de Mykolaïv, dans le sud de l'Ukraine, a indiqué lundi le Parquet ukrainien. "Du fait des bombardements de l'ennemi, sept habitants de la ville d'Otchakiv ont été tués et 20 autres blessés. Dans la ville de Mykolaïv, une personne a été tuée et 14 autres blessées, dont un enfant", a indiqué le parquet dans un communiqué.

Selon le parquet, les tirs des forces russes ont endommagé des habitations et des infrastructures civiles ainsi que des véhicules.

Ville-verrou sur la route d'Odessa, le plus grand port d'Ukraine, Mykolaïv, 475.000 habitants avant la guerre, a été longuement pilonnée quand l'armée russe avait en vain tenté de s'en emparer.

10h14: Varsovie propose une commission d'enquête internationale sur "le génocide" en Ukraine

Le Premier ministre polonais a appelé lundi à créer une commission d'enquête internationale sur "le génocide" commis selon lui par l'armée russe dans des villes ukrainiennes, dont Boutcha. "Ces massacres sanglants commis par des Russes, des soldats russes, méritent d'être appelés par leur nom. C'est un génocide, et il doit être jugé", a déclaré à la presse Mateusz Morawiecki. "C'est pourquoi nous proposons de mettre en place une commission internationale pour enquêter sur ce crime de génocide".

09h49: Le Premier ministre espagnol évoque un possible "génocide" en Ukraine

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a évoqué lundi un possible "génocide" en Ukraine après le massacre de civils mis au jour à Boutcha, près de Kiev, à la suite du retrait des troupes russes.

"Nous allons faire tout notre possible pour que ceux qui ont perpétré ces crimes de guerre ne restent pas impunis et puissent comparaître devant les tribunaux, dans ce cas précis devant la Cour pénale internationale, pour répondre de ces cas présumés de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre et, pourquoi ne pas le dire également, de génocide", a déclaré M. Sanchez lors d'un forum économique.

09h06: Macron favorable à de nouvelles sanctions contre la Russie

Emmanuel Macron s'est déclaré lundi "favorable" à ce que l'Union européenne décide de nouvelles sanctions vis-à-vis de la Russie, en évoquant le pétrole et le charbon, après la découverte de centaines de corps de civils dans la région de Kiev.

"Il y a des indices très clairs de crimes de guerre" dans la petite ville de Boutcha, et il est "à peu près établi que c'est l'armée russe" qui y était présente, a ajouté le président français sur la radio France Inter.

08h46: Nouveaux tirs de roquettes sur Odessa, selon les autorités locales

Les troupes russes ont de nouveau attaqué la ville portuaire d'Odessa, dans le sud de l'Ukraine, à la roquette dans la nuit de dimanche à lundi, a indiqué lundi l'administration régionale sur Facebook. De son côté, la Russie n'a pas confirmé cette information. Plusieurs roquettes avaient déjà été tirées le week-end dernier sur cette ville de plus d'un million d'habitants située au bord de la mer Noire. Selon le ministère russe de la Défense, des navires et des avions ont bombardé une raffinerie de pétrole et trois dépôts de carburant près de la ville. Les sites visés ravitaillaient les troupes ukrainiennes qui se battent plus à l'est, du côté de Mykolaïv, selon Moscou.

06h55: Plus de 1.400 civils officiellement tués en Ukraine

Depuis le début de l'invasion russe le 24 février, au moins 1.417 civils, dont 121 enfants, ont été officiellement tués en Ukraine, selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme. L'ONU estime que le nombre de civils tués est en réalité plus élevé car de nombreuses victimes n'ont pas pu être signalées et confirmées.

La plupart des victimes civiles sont décédées à la suite d'engins explosifs, de tirs d'artillerie ou de missiles.

Par ailleurs, plus de 2.600 personnes ont pu être évacuées dimanche via des couloirs humanitaires, dont 1.500 de la région de Lougansk et près de 500 de la ville portuaire assiégée Marioupol.

4h25: La Russie demande une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur Boutcha

La Russie a demandé une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU pour statuer sur les "provocations haineuses" commises selon elle par l'Ukraine à Boutcha, où les troupes russes sont accusées d'atrocités contre des civils. "A la lumière des provocations haineuses des radicaux ukrainiens à Boutcha, la Russie a demandé une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU lundi 4 avril", a tweeté l'ambassadeur adjoint de la Russie aux Nations unies Dimitri Polianski.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé dimanche les dirigeants russes de "tortures" et de "meurtres" après la découverte à Boutcha, dans la région de Kiev, de fosses communes et de centaines de corps de civils.

Moscou a démenti avoir tué des civils. Le ministère russe de la Défense a affirmé que les images de cadavres dans les rues de la ville étaient "une nouvelle production du régime de Kiev pour les médias occidentaux".

Une responsable du gouvernement américain a dénoncé la demande de la Russie au Conseil de sécurité.

"La Russie a recours au même scénario que pour la Crimée et Alep: forcée de défendre l'indéfendable (ici, les atrocités de Boutcha), la Russie demande une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU de façon à feindre l'indignation et à demander des comptes", a tweeté la responsable de l'Agence américaine pour le développement international (USAid), Samantha Power, ancienne ambassadrice de son pays aux Nations unies. "Personne n'y croit", a-t-elle ajouté.

4h07: Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'invite aux Grammy Awards

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est intervenu dimanche via une allocution enregistrée lors de la 64e édition des Grammy Awards, équivalent des Oscars pour la musique américaine, pour demander le soutien à son pays, en proie à une invasion de la Russie. "La guerre. Qu'est-ce qui est l'exact opposé de la musique ? Le silence des villes en ruines et des gens tués", a lancé le président Zelensky avec son habituel t-shirt kaki, avant une performance de John Legend, rejoint sur scène par des artistes ukrainiens, Mika Newton et Lyuba Yakimchukt.

"Nos musiciens portent des gilets pare-balles au lieu de smokings. Ils chantent pour les blessés dans les hôpitaux, même pour ceux qui ne peuvent les entendre. Mais la musique se fera entendre malgré tout", a poursuivi M. Zelensky.

"Nous défendons notre liberté de vivre, d'aimer, de nous faire entendre. Sur notre terre, nous combattons la Russie porteuse d'un horrible silence avec ses bombes. Un silence de mort. Remplissez ce silence avec votre musique", a exhorté le chef de l'Etat ukrainien.

"Dites la vérité sur la guerre sur vos réseaux sociaux, à la télé. Soutenez-nous de toutes les manières possibles, toutes sauf le silence. Et après viendra la paix", a-t-il encore dit.

3h06: La ville de Tchernihiv détruite à 70%, selon son maire

La ville de Tchernihiv, au nord de l'Ukraine, est détruite à 70% après les attaques russes, a indiqué dimanche son bourgmestre, Vladyslav Atroshenko. Cette ville, qui comptait plus de 285.000 habitants avant la guerre, recense de nombreuses églises et monastères médiévaux sur son territoire. Les autorités ukrainiennes avaient introduit une demande de reconnaissance de son centre-ville en tant que Patrimoine mondial.

A l'instar d'autres villes ukrainiennes comme Kiev, Kharkiv ou Marioupol, Tchernihiv a été soumise à d'incessants bombardements des forces armées russes.