Cinq civils tués dans des bombardements dans l'est samedi

Cinq personnes ont été tuées et cinq autres blessées samedi dans des bombardements russes dans l'est de l'Ukraine, région qui s'attend à une offensive russe majeure, a indiqué dans la soirée le gouverneur régional sur Telegram. "Aujourd'hui, cinq personnes sont mortes à la suite des frappes russes dans la région de Donetsk. (...) Cinq autres personnes ont été blessées ", a déclaré Pavlo Kyrylenko.

Quatre civils ont été tués à Vougledar, à 60 kilomètres au sud-ouest de Donetsk, et un autre à Novomikhaïlivka, un village voisin.

Les combats sont de plus en plus rudes dans cette région, sur fond de potentielle offensive majeure russe.

Samedi, l'armée ukrainienne a annoncé sur Facebook avoir "détruit quatre chars, huit véhicules blindés et sept véhicules ennemis", ainsi qu'"un avion, un hélicoptère" et des drones.

Plus au nord, dans la région de Kharkiv, "au moins deux personnes ont été tuées à Slatyne à la suite d'un bombardement (russe) et une autre blessée", a écrit sur Facebook le maire de la commune voisine de Dergatchi, Viatcheslav Zadorenko.

L'Ukraine annonce un nouvel échange de prisonniers avec la Russie

L'Ukraine a annoncé samedi avoir procédé à un "troisième échange" de prisonniers avec la Russie depuis le début de l'invasion russe le 24 février, permettant la libération de 12 soldats et 14 civils ukrainiens. "Sur ordre du président Volodymyr Zelensky, un troisième échange de prisonniers a eu lieu aujourd'hui. Douze de nos militaires, dont une femme officier, rentrent chez eux. Nous avons également permis la libération de 14 civils, neuf femmes et cinq hommes, soit au total 26 personnes", a écrit sur Telegram la vice-Première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk.

Le nombre de Russes ayant pu, en échange, rentrer chez eux n'a pas été précisé.

Selon l'agence de presse étatique russe Tass, les deux parties ont également échangé des chauffeurs de camion: 32 Russes et 20 Ukrainiens.

Pour Johnson, les atrocités à Boutcha ont "entâché de façon permanente" la réputation de Poutine

Les atrocités commises à Boutcha, petite ville près de Kiev où de nombreux cadavres de personnes habillées en civil ont été retrouvés après le retrait de troupes russes, ont "entaché de façon permanente" la réputation du président russe Vladimir Poutine, a déclaré samedi le Premier ministre britannique Boris Johnson.

"Ce que Poutine a fait à Boutcha et Irpin sont des crimes de guerre et ont entaché de façon permanente sa réputation et la représentation de son gouvernement", a-t-il fustigé lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite surprise à Kiev où il a rencontré Volodymyr Zelensky.

Boris Johnson offre à l'Ukraine des blindés et des missiles antinavires

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, en visite samedi à Kiev, s'est engagé à fournir à l'Ukraine des véhicules blindés et des missiles antinavires, en rendant hommage à l'armée ukrainienne pour "le plus grand fait d'armes du 21e siècle".

"C'est grâce au leadership inébranlable du président Zelensky et à l'héroïsme invincible et au courage du peuple ukrainien que les desseins monstrueux de (Vladimir) Poutine sont déjoués", a déclaré Boris Johnson après sa rencontre avec Volodymyr Zelensky, selon un communiqué de ses services.

Plus de 10 milliards d'euros réunis pour l'Ukraine lors d'une collecte internationale

Une collecte internationale de fonds a permis de réunir 10,1 milliards d'euros destinés à soutenir l'Ukraine envahie par l'armée russe, a annoncé samedi à Varsovie la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Le monde a finalement promis 9,1 milliards d'euros dans le cadre de la campagne (Stand up for Ukraine, ndlr) (...) En outre, la Commission, en collaboration avec la BERD, ajoute un milliard supplémentaire pour les personnes déplacées en Ukraine. C'est fantastique. Donc 10,1 milliards d'euros", a déclaré Mme von der Leyen.

Boris Johnson à Kiev en train de rencontrer Zelensky

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a entamé samedi une visite surprise à Kiev par un entretien en tête-à-tête avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, a annoncé Andriï Sybyga, chef adjoint de la présidence ukrainienne.

"La Grande-Bretagne est le leader dans le soutien militaire de l'Ukraine, leader de la coalition antiguerre, leader des sanctions contre l'agresseur russe", écrit M. Sybyga sur Facebook en postant une photo montrant les deux dirigeants en train de discuter. Boris Johnson est le premier leader du G7 à visiter l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe le 24 février.

Le président Zelensky l'affirme : "L'Ukraine est "toujours prête" à des pourparlers avec la Russie"

L'Ukraine est "toujours prête" à mener des pourparlers avec la Russie, au point mort après la découverte d'atrocités dans des villes ukrainiennes libérées et en dépit d'une offensive imminente dans l'Est, a déclaré samedi le président ukrainien Volodymyr Zelensky. "L'Ukraine a toujours dit qu'elle était prête à des négociations et chercherait toute possibilité pour arrêter la guerre. Parallèlement nous voyons malheureusement des préparatifs pour des combats importants, certains disent décisifs, dans l'Est", a déclaré M. Zelensky au cours d'une conférence de presse avec le chancelier autrichien Karl Nehammer. Celui-ci était en visite à Kiev et à Boutcha, près de la capitale ukrainienne, devenue un symbole des atrocités de l'invasion russe.

"Nous sommes prêts à nous battre et à chercher parallèlement des voies diplomatiques pour arrêter cette guerre. Nous envisageons toujours parallèlement un dialogue", a-t-il poursuivi.

La dernière session de pourparlers directs russo-ukrainiens s'est tenue le 29 mars à Istanbul, au cours desquels l'Ukraine a détaillé ses principales propositions en vue d'un accord avec Moscou dont sa "neutralité" en échange d'un accord international pour garantir sa sécurité.

"Dans l'Est et dans le Sud, nous observons une concentration d'armes, d'équipements et de troupes qui s'apprêtent à occuper une autre partie de notre territoire", a souligné M. Zelensky.

Interrogé sur les scénarios d'une telle offensive, il a dit qu'ils allaient dépendre de "plusieurs facteurs": "de notre force, de la rapidité de nos partenaires pour nous fournir des armes, et de la volonté du dirigeant russe (Vladimir Poutine) d'aller plus loin".

La Russie nomme un nouveau commandant des opérations militaires en Ukraine

La Russie a réorganisé le commandement de ses opérations en Ukraine, a confirmé samedi un responsable occidental au radiodiffuseur britannique BBC. Elles seront désormais dirigées par le général Alexandre Dvornikov.

"Ce commandant a une grande expérience des opérations russes, qu'il a acquise en Syrie. Nous nous attendons donc à ce que le commandement et le contrôle globaux s'améliorent", a déclaré la source, sous couvert d'anonymat. Avec cette nouvelle nomination, la Russie souhaite améliorer la coordination entre les différentes unités. Jusqu'à présent, les troupes russes étaient organisées et commandées séparément, a expliqué le responsable. La Russie a du mal à atteindre ses objectifs de guerre, 44 jours après le début de l'invasion, ne parvenant pas à s'emparer de grandes villes comme Kiev. Elle se concentre désormais sur la région du Donbass, dans l'est du pays. "À moins que la Russie ne soit en mesure de changer de tactique, il est difficile de voir comment elle pourra atteindre ne serait-ce que les objectifs limités qu'elle s'est fixés", a poursuivi le responsable.

Trois quarts des réfugiés enregistrés en Belgique ne demandent pas d'hébergement

Sur les 30.807 réfugiés ukrainiens officiellement enregistrés en Belgique, seuls 7.101 ont demandé une place d'accueil au bureau d'enregistrement installé au Heysel, ressort-il des chiffres de l'Office des Etrangers, relayés samedi par le journal De Tijd.

Plus de trois quarts d'entre eux séjournent donc dans notre pays sans bénéficier d'aucune aide gouvernementale.

Il convient toutefois de noter qu'environ 12.000 Ukrainiens enregistrés sont des mineurs d'âge et accompagnent donc un parent, un proche ou un membre de la famille. Cela signifie que des milliers d'Ukrainiens adultes se débrouillent seuls.

Certains d'entre eux sont hébergés par un réseau de plus de 5.000 Ukrainiens, qui se trouvaient déjà dans notre pays avant la guerre. Les autres sont hébergés par des bénévoles ou se sont organisés par leurs propres moyens.

Le fait que des milliers d'Ukrainiens ne sollicitent pas de place d'accueil vient compliquer le travail, déjà difficile, des autorités, car il faut alors attendre qu'ils s'enregistrent dans le registre des étrangers de l'administration communal où ils séjournent pour avoir une trace de leur arrivée en Belgique. Leur inscription est aussi le point de départ de toute assistance sociale, de leur intégration ainsi que de leur accompagnement professionnel.

Le FMI ouvre un compte pour soutenir financièrement l'Ukraine

Le Fonds monétaire international (FMI) a ouvert un nouveau compte pour envoyer les fonds des donateurs vers l'Ukraine. L'outil a été approuvé vendredi soir par le conseil d'administration du FMI, a-t-il indiqué dans un communiqué.

Les pays qui souhaitent soutenir financièrement l'Ukraine peuvent le faire en toute sécurité par l'intermédiaire de ce compte, par exemple en monnaies de réserve ou en droits de tirage spéciaux. Il s'agit d'unités de compte au sein du FMI que tous les pays membres possèdent. Le Fonds transfèrera ensuite l'argent récolté sur le compte ukrainien. Le Canada a récemment annoncé qu'il offrira au gouvernement ukrainien jusqu'à un milliard de dollars canadiens (730 millions d'euros) en nouvelles ressources de prêt par l'entremise de ce nouvel instrument. Le Canada est donc le premier pays à faire usage de ce compte administré pour l'Ukraine au FMI mais d'autres pays et organisations pourront également y déposer de l'argent. L'Ukraine a besoin de liquidités pour financier la guerre avec la Russie. Conséquences directes de la guerre: les revenus ne cessent de diminuer et l'économie est ébranlée. L'armée et l'aide aux citoyens coûtent par ailleurs beaucoup d'argent. Le fonds estime qu'en raison de la guerre, l'économie ukrainienne pourrait se contracter de 25 à 35%.