La Démocrate est favorite. Mais sait-on jamais?

Alors, Hillary Clinton ou Donald Trump pour succéder à Barack Obama en janvier prochain ?

L’ex-First Lady restait à la veille de ce scrutin historique la mieux placée pour prendre le relais du président démocrate et devenir la première femme à occuper le Bureau ovale.

Reste que rarement une telle incertitude a plané sur l’issue de ce scrutin.

Favorite de longue date, Hillary Clinton est talonnée par Donald Trump dans les derniers sondages alors que le Républicain semblait cuit après les dernières révélations sur ses propos peu amènes à l’égard des femmes.

Si sa grossièreté interpelle de ce côté de l’Atlantique, elle n’en témoigne pas moins d’un profond malaise de la société américaine, dont la colère sourde contre le système se retrouve dans ce candidat hors système.

Ce milliardaire dont les frasques ont longtemps animé les pages people des journaux a déjoué tous les pronostics en parvenant à écraser ses rivaux dans la course à l’investiture républicaine et même à se trouver, aujourd’hui, aux portes de la Maison-Blanche.

Il avait lancé voilà quelques mois sur le ton de la boutade qu’il pourrait tuer quelqu’un sur la 5ème avenue de New York sans perdre un électeur.

Donald Trump ne croyait pas si bien dire : aucune polémique n’a durablement entamé le socle de son électorat. Quelque 40 % des électeurs américains devraient le choisir dans l’isoloir.

Une victoire du Républicain serait une claque pour tous ceux qui plaident encore pour un débat politique nourri d’idées et de projets, et non jalonné de propos trop souvent insultants.

Une défaite du Républicain pourrait mettre à mal la démocratie américaine s’il ne devait pas reconnaître la victoire d’Hillary Clinton et continuer à attiser la rancœur de ses électeurs.

Tant de choses , en tout cas, pouvaient encore bouleverser les derniers sondages, tant les écarts sont parfois ténus entre les candidats dans les États-clés, à savoir ces États susceptibles de tomber dans l’escarcelle de l’un ou l’autre candidat.

C’est par exemple le cas de la Floride, où les deux candidats sont coude à coude. Un résultat trop serré dans cet État pesant pas moins de 29 Grands électeurs pourrait vous empêcher de connaître le nom du vainqueur mercredi au saut du lit.

À moins qu’Hillary Clinton fasse aussi bien que prévu voilà quelques semaines, quand elle semblait devoir s’envoler vers une victoire facile, parvenant même dans la foulée à retourner le Congrès en sa faveur.

Cela semble bien peu probable, même si Hillary Clinton n’aurait dû faire en principe qu’une bouchée de son adversaire républicain. Encore heureux, pour elle, qu’elle ait eue pour concurrent un personnage aussi rocambolesque que Donald Trump et non un premier calibre du Grand Old Party.