Le 23 février 2018, Jozef Chovanec devait embarquer sur un vol en direction de Bratislava. Il n’y a finalement jamais remis les pieds. Un regret douloureux pour le père du trentenaire, mais surtout de l’effroi.

Bien que son fils ait causé du souci aux autorités aéroportuaires et à la police, M. Chovanec estime que la façon dont son fils a été traité par les forces de l’ordre est "horrible". "Vous ne traiteriez pas un animal de cette manière " , a-t-il exprimé ce week-end à un média slovaque.

Originaire de Slovaquie, son regretté fils fait la une des médias dans ce pays membre de l’Union européenne. Pays qui, au travers de ses responsables politiques, s’est dit choqué du traitement que son ressortissant a subi en Belgique. Il faut dire que les circonstances de sa mort sont sinon choquantes, carrément honteuses (lire ci-contre).

La famille de Chovanec, s’exprimant par le biais de son papa, fera tout son possible pour tirer cette affaire au clair. Ses proches se sont constitués partie civile, anéantis par les dernières diffusions de vidéosurveillance de l’intervention de février 2018. "Nous ne pouvons pas rester sans rien faire" , martèle le chef de famille.

Lumière au bout du tunnel

De surcroît, pour la famille de la victime, l’attitude des policiers belges y est pour quelque chose dans le décès de Jozef. "Vous l’avez vu" , appuie son papa, faisant référence aux tragiques images de l’intervention. Ces dernières ont en effet révélé qu’un policier s’était assis sur la cage thoracique du jeune Slovaque pendant pas moins de 18 minutes !

Une lueur d’espoir : l’affaire qui traîne depuis maintenant deux ans fait indéniablement parler d’elle, une occasion pour la famille d’espérer un rebondissement et une issue juste pour leur proche décédé.