Monde Des bombes pour détruire bunkers et canons, mais aussi pour creuser des abris.

De la Norvège à la frontière espagnole, sur la côte Atlantique, la sortie de mer n’est, en 1944, qu’un énorme rideau de barbelés. Derrière, des mines ont été camouflées dans le sable. Il y en a aussi dans la mer. Ainsi que des milliers d’autres engins de destruction : les hérissons tchèques, les asperges de Rommel, les Belgian Gates constituent autant d’obstacles et de pièges.

Ce sont, par exemple, des pieux dirigés vers la mer, de sorte à être recouverts par marée haute, qui vont éventrer les navires qui s’aventureraient trop près du rivage.

Au-delà, à l’arrière des plages, les Allemands ont construit des bunkers. Ils ont installé des canons, des mortiers, des nids de mitrailleuses… Ils avaient tout prévu pour résister à l’inévitable assaut venu de la mer.

Tout d’un coup, ce 6 juin 1944 (voici juste 75 ans), vers 6 h 30, 4 126 barges anglaises, canadiennes et américaines foncent droit vers les plages de Normandie. Ces barges sont des embarcations rudimentaires, avec à l’avant une porte-levis blindée. Trente hommes, debout, sont prêts à sauter à l’eau et à l’assaut des plages.

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