La police a dispersé à l'aide de gaz lacrymogènes près de 500 personnes, qui s'étaient rassemblées en fin de journée sur la place Nea Smyrni, dans la banlieue sud de la capitale grecque, pour protester contre un incident qui s'était produit un peu plus tôt dimanche.

Sur des vidéos filmées l'après-midi au même endroit, qui ont mis le feu aux poudres, on voit un policier frapper violemment un jeune homme avec une matraque. On entend le jeune homme crier: "j'ai mal", tandis que des passants s'indignent du comportement des policiers.

La police a indiqué de son côté avoir envoyé une patrouille à moto dans l'après-midi sur la place Nea Smyrni "pour contrôler l'application des mesures" contre le coronavirus, précisant avoir reçu de nombreuses plaintes dénonçant le non-respect des restrictions à cet endroit.

La police a ajouté avoir été attaquée alors par 30 personnes qui ont causé des blessures à deux de ses agents. Onze personnes ont été arrêtées.

La police a aussi annoncé l'ouverture d'une enquête interne sur le policier filmé en train de frapper le jeune homme.

Le chef de l'opposition de gauche Syriza et ancien Premier ministre Alexis Tsipras a dénoncé une "attaque, en l'absence de provocations, de policiers contre les familles et les jeunes enfants se trouvant sur la place". Le gouvernement "essaie (...) de sortir le pays de cette crise sanitaire sans précédent avec le moins de pertes possibles. Malheureusement, l'opposition exploite les tensions et enflamme le climat politique et social", a rétorqué la porte-parole de l'exécutif Aristotelia Peloni.

Les autorités grecques ont recensé dimanche 1.142 nouveaux cas de Covid-19 et 53 morts, portant à 6.758 le nombre de décès depuis le début de la pandémie.