Le groupe audiovisuel britannique avait présenté ses excuses jeudi dans la foulée de la publication d'un rapport indépendant dénonçant les méthodes employées par le journaliste Martin Bashir, 58 ans, qui a démissionné mi-mai pour raisons de santé.

Rédigé par l'ancien juge de la Cour suprême John Dyson, le document pointait aussi du doigt la direction du groupe pour sa gestion de l'affaire et sa volonté de l'enterrer.

"Nous pensons que la BBC est une organisation différente aujourd'hui, avec une gouvernance différente et plus forte, ainsi que des processus améliorés", a indiqué son conseil d'administration dans un communiqué.

Mais "nous ne pouvons tout simplement pas présupposer que les erreurs du passé ne peuvent se répéter aujourd'hui, nous devons faire en sorte que cela soit le cas", a-t-il ajouté.

Ainsi, "nous pensons qu'il est juste de passer en revue, dans le détail, l'efficacité des politiques éditoriales de la BBC et sa gouvernance".

Les conclusions de cet examen, mené par des directeurs non exécutifs, seront remises en septembre.

L'interview de la princesse Diana avait fait l'effet d'une bombe: elle y avait notamment affirmé qu'il y avait "trois personnes" dans son mariage - en référence à la relation que Charles entretenait avec Camilla Parker Bowles - et reconnaissait entretenir elle-même une liaison.

Selon le rapport de John Dyson, Martin Bashir avait montré au frère de Diana, Charles Spencer, de faux relevés de compte censés prouver que les services de sécurité payaient deux personnes à la Cour pour espionner sa soeur. Selon Charles Spencer, c'est ce qui l'avait poussé à présenter le journaliste à Lady Di.

La publication de ce rapport a mis la BBC sous pression, le gouvernement envisageant de réformer le groupe financé par le redevance publique, déjà dans son collimateur.

Le ministre de la Culture, Oliver Dowden, a estimé lundi dans le journal The Times qu'un "changement de culture" était nécessaire au sein de la BBC, dont il a dénoncé une attitude parfois arrogante.