Dans ce rapport publié jeudi, l'ancien juge de la Cour suprême John Dyson avait étrillé le journaliste Martin Bashir pour avoir recouru à de faux documents afin de faciliter l'obtention de l'entretien, mais aussi la direction du groupe audiovisuel public pour sa gestion de l'affaire.

L'interview, regardée en 1995 par 23 millions de téléspectateurs, avait fait l'effet d'une bombe: la princesse y avait notamment affirmé qu'il y avait "trois personnes" dans son mariage - en référence à la relation que Charles entretenait avec Camilla Parker Bowles - et reconnaissait entretenir elle-même une liaison.

"Ce rapport est clairement accablant", a déclaré le ministre de la Justice, Robert Buckland, sur la chaîne Sky News, soulignant que le document pointait du doigt non seulement le journaliste, mais aussi la direction et "les décisions prises à l'époque".

"Cela nécessitera un examen attentif et c'est que le gouvernement fera sobrement et calmement pour voir ce qui doit être fait pour améliorer la gouvernance à la BBC", a-t-il ajouté.

La publication du rapport Dyson a provoqué une vive condamnation de la BBC par les fils de Diana, décédée en 1997 dans un accident de voiture à Paris, poursuivi par des paparazzi.

"C'est infiniment triste de savoir à quel point les manquements de la BBC auront alimenté les peurs, la paranoïa et la solitude des dernières années que j'ai passées avec elle", a réagi son fils aîné, le prince William.

Son cadet, le prince Harry, a dressé un lien ente la mort de sa mère et "l'effet d'entraînement de cette culture d'exploitation et des pratiques contraires à toute éthique".

La police londonienne, qui avait décidé en mars dernier de ne pas ouvrir d'enquête, a indiqué vendredi qu'elle allait examiner "toute nouvelle preuve significative qui émergerait" à la suite de la publication du rapport.