"Nous devons nous tenir prêts à envisager tous les scénarios possibles et à y réagir rapidement", a expliqué le chef de l'Otan. "L'Alliance a déjà renforcé sa présence sur le flanc est et devrait encore le faire", a ajouté M. Stoltenberg, en parlant de quatre nouveaux groupements tactiques à déployer en Roumanie, en Bulgarie, en Slovaquie et en Hongrie.

En réponse à question sur l'état de santé mentale présumé du président Poutine, le secrétaire général de l'Otan a indiqué "ne pas vouloir spéculer sur ce qui se passe à Moscou". Mais il a une fois de plus condamné les attaques contre des civils et les infrastructures civiles par les troupes russes en Ukraine. "Il s'agit clairement d'une violation du droit international et la Russie sera jugée pour cela", a-t-il lancé à la presse.

Il a également appelé la Chine à condamner la guerre en Ukraine et à ne pas fournir de soutien matériel à la Russie.

Les 30 chefs d'Etat et de gouvernement vont également aborder la question de la possible utilisation d'armes chimiques par Moscou dans sa guerre en Ukraine. "Si c'est le cas, cela pourrait avoir des conséquences extrêmement graves. Celles-ci pourraient s'étendre à des pays alliés. Toute utilisation d'armes chimiques changerait fondamentalement la nature du conflit - ce serait une violation flagrante du droit international", a indiqué M. Stoltenberg.

Il n'a cependant pas précisé comment l'Otan réagirait à une telle attaque.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est adressé aux dirigeants alliés en visioconférence - mais à huis clos - en début de sommet, vers 10h00.

Des décisions à plus long terme sur l'avenir ainsi que le développement des capacités de dissuasion et de défense devraient être envisagées jeudi et discutées en vue d'une approbation lors du sommet prévu de longue date à Madrid, les 29 et 30 juin prochains.