"Moi, je traverse la rue et je vous en trouve du travail", "Je veux emmerder les non-vaccinés", "Les Gaulois réfractaires au changement": durant ses cinq années à l'Elysée, le président français Emmanuel Macron a choqué certaines franges de la population par des expressions polémiques.

A moins d'une semaine du premier tour de la présidentielle, la figure de proue de La République en Marche est revenu sur ces petites phrases, surnommées les "macronades" par les médias français.

"Je suis toujours direct et je ne fais pas de circonlocutions, mais je n’ai jamais méprisé les Françaises et les Français", a-t-il assuré dans les colonnes du Dauphiné Libéré. "Si je les méprisais, je ne me battrais pas pour eux".

Pour le candidat à sa réélection, il faut remettre chacun de ces propos dans leur contexte afin de les comprendre correctement.  "Quand on remet les choses dans le contexte, la familiarité que j'ai pu utiliser ne signifie pas de la provocation."

"Je ne pense pas avoir blessé"

"Il y a une chose qui m’importe, c’est de ne pas blesser", a poursuivi Macron, en assurant ne regretter aucune de ces sorties si ce n'est les propos tenus à l'égard des salariées "illettrées" du groupe GAD lorsqu'il était ministre de l'Economie en 2014. 


"Mais avec les autres phrases, je ne pense pas avoir blessé", s'est-il justifié, reconnaissant tout de même avoir "peut-être" choqué des gens.

Aujourd'hui, le président dit avoir appris de ses erreurs. "Je suis plus prudent depuis quelques années, car je sais que ces phrases m'ont beaucoup coûté"