Il s'agit de la polémique qu'Emmanuel Macron n'avait pas vue venir. Le président de la République française est effectivement empêtré dans l'affaire McKinsey, le recours de l'État aux cabinets de conseil continuant de faire parler.

Sur Brut, il est revenu sur la question. L'entreprise américaine est notamment visée par une enquête du parquet national financier pour sa situation fiscale. "Ils ne paient pas d'impôts, ce qui me scandalise", a avoué le candidat de La République En Marche. Il assure également n'avoir "jamais fait une intervention pour que quelque chose soit signé avec McKinsey."

Dès lors, qui est à incriminer? Le président explique que "ce sont les administrations qui les signent, un ministre, un directeur de l'administration ou un opérateur peut le faire." Il ajoute également que "chacun de ces contrats est scruté, et s'il y a un problème il peut aller devant le juge, c'est le code du marché public."

Pour certains, Emmanuel Macron a des relations privilégiées avec cette entreprise de conseil. "Je n'ai pas de lien personnel, je n'ai jamais travaillé pour McKinsey. Ce sont des gens que je connais, il se trouve que j'ai été dans le secteur privé et que ce sont des gens avec qui j'ai travaillé par ailleurs", a poursuivi le chef de l'État.

Pour le journal Le Parisien, le Macron était déjà revenu sur cette polémique. "Ce débat est un énorme mensonge et une énorme manipulation. Ce ne sont pas des copains qu'on embauche !", avait-il déclaré.

Le 28 mars dernier, Nicolas Dupont-Aignan l'avait notamment accusé d'avoir "donné un milliard d'euros à ses copains qui l'ont aidé à devenir président". Selon Macron, "McKinsey n'était qu'un 'pouillème' de ce fameux milliard (de factures aux cabinets) ! Et à 75% ce chiffre concerne des prestations informatiques pour le Covid et la cybersécurité."

Son opposant de Debout la France avait notamment annoncé que, s'il était élu, il ne ferait pas appel à des cabinets de conseil. "Je demanderai à un bureau de fonction publique de faire ce genre de tâches qui est fait pour travailler."

Impossible pour le président encore en place. "Il faudrait recréer des centaines de milliers de postes de fonctionnaires pour assurer ces tâches. Dans un pays qui a le plus de fonctionnaires par habitant en Europe ! J'ai une seule règle: à chaque fois qu'il y a des fonctionnaires qui savent faire le boulot, je suis défavorable aux prestataires extérieurs. À chaque fois que les compétences ne sont pas dans l'État, nous y ferons appel", a-t-il assuré.