Face à Anne-Sophie Lapix sur France 2 lundi soir, Jean-Luc Mélenchon a eu des paroles interpellantes. Le leader de la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (Nupes) a appelé les électeurs du Rassemblement national à voter pour la coalition de gauche lors du deuxième tour des élections législatives, mais il les a désignés d'une façon qui n'est pas passée inaperçue.

"S’il y a des fachos qui ne sont pas trop fâchés, mieux vaut qu’ils votent pour nous plutôt que de rester à la maison ou de voter pour Marine Le Pen. Ça ne sert à rien", a lancé Jean-Luc Mélenchon, à qui Anne-Sophie Lapix demandait où la Nupes trouverait des voix supplémentaires pour le second tour.

Christophe Castaner (LREM) fut l'un des premiers à réagir aux propos de l'Insoumis, fustigeant sur Twitter un "rapprochement assumé avec l'extrême droite". Roselyne Bachelot n'a pas tardé à s'exprimer également sur le sujet, sur LCI: "Après avoir sommé tout le monde de combattre le Rassemblement national, lui-même se donne le droit d’en appeler aux électeurs du RN en les traitant de fachos. Ils apprécieront les appels du pied de monsieur Mélenchon".


Au vu de la polémique engendrée par ses paroles, Jean-Luc Mélenchon a posté sur Twitter une explication, ce mardi. "C'était un lapsus. Désolé. J'en appelais aux fâchés pas fachos. Non l'inverse. 'Valeurs actuelles' et quelques autres ne sont donc pas concernés", a écrit le leader de la Nupes. Son camp a abondé dans son sens, rappelant que Mélenchon a déjà utilisé l'expression "fâchés pas fachos" par le passé. "Tout le monde connaît cette phrase de Jean-Luc Mélenchon", a déclaré ce mardi sur France Info Adrien Quatennens, le coordinateur de La France insoumise, "Il a juste inversé dans la phrase" les deux mots.