Le président des Etats-Unis est en tournée en Europe depuis une semaine. Il doit rencontrer Vladimir Poutine ce mercredi à Genève, après être passé par Bruxelles pour l'OTAN et au Royaume-Uni pour le sommet du G7. Lors de sa visite chez les Britanniques, Joe Biden a été reçu au château de Windsor, le 13 juin, par la reine Elizabeth II. Mais lors de cette rencontre, le président aurait commis plusieurs entraves au protocole.

La monarchie britannique respecte un protocolaire très strict, et la presse d'Outre-Manche n'a pas manqué de pointer du doigt les ratés du démocrate.

Dimanche, Joe Biden et son épouse Jill, ont assisté avec la reine à une parade de la garde d'honneur, lors de laquelle les hymnes des deux pays ont été écoutés. Première petite erreur, lors de ce premier échange avec la souveraine, le dirigeant américain portait ses lunettes de soleil. "Si vous rencontrez la reine en face-à-face, vous ne devez pas porter de lunettes de soleil ou quoi que ce soit d'autre du genre, car le regard est très important", souligne un ancien majordome du Prince Charles auprès de The Independant. Ce n'est pas une infraction majeure, puisque porter des lunettes n'est pas complètement interdit. Joe Biden aurait dû les retirer au moment de saluer Elizabeth II.

Le président a commis un autre faux pas, plus important, en révélant à la presse le contenu de ses échanges avec la reine. Biden s'est confié aux journalistes présents à l'aéroport de Londres-Heathrow avant d'embarquer pour Bruxelles. Il a ainsi raconté que la monarque lui avait posé des questions sur Vladimir Poutine et Xi Jinping. "Une excellente conversation", a déclaré Biden, ajoutant "Je ne pense pas qu’elle se sentirait insultée, mais elle m’a rappelé ma mère, par son style et sa générosité".

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Ce genre de conversation ne doit surtout pas être rendue publique puisque la reine, comme les membres de la famille royale, ne doivent pas faire de commentaires sur la politique. Révéler les contenus des discussions avec Sa Majesté est "un abus de confiance", a expliqué le commentateur royale britannique Richard Fitzwilliams au DailyMail.