Joe Biden deviendra officiellement le 46e président des Etats-Unis le 20 janvier prochain, jour de l’investiture. Il aura quatre ans pour mener à bien un programme chargé de plusieurs centaines de points. Avec une première promesse : celle de réintégrer les USA dans les accords de Paris sur le climat et le réchauffement climatique. Un accord dont Trump s’était retiré en novembre 2019 et qui est devenu effectif au lendemain des élections, ce mercredi 4 novembre. “Le gouvernement Trump a officiellement quitté l’accord de Paris sur le climat, a tweeté Joe Biden. Et dans exactement 77 jours, un gouvernement Biden le rejoindra.”

Voici les dix points les plus importants du programme de Biden.

1. La lutte coronavirus

La gestion de la crise sanitaire par Donald Trump a probablement joué un rôle dans l'élection de Joe Biden, de nombreux Américains critiquant la position d'un Donald Trump qui a sans cesse minimisé la pandémie alors que plus de 230.000 de ses compatriotes en étaient morts. Joe Biden veut accélérer le développement de traitements et vaccins contre le coronavirus.

2. Un retour dans l’OMS

Le nouveau président veut que les Etats-Unis réintègrent l’organisation mondiale de la santé, que les Américains avaient quittée en mai dernier. Trump voulait réduire de 53 % la contribution américaine au budget de l’OMS. Il accusait alors l’OMS d’être trop indulgente vis-à-vis de la Chine à propos de la crise du coronavirus.

3. L’armement nucléaire en Iran et en Corée du Nord

Joe Biden regrette le retrait des USA de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien. Un retrait qui a poussé l’Iran a relancé son programme d’armement nuclaire. Un retour du dialogue avec Téhéran est au programme. Joe Biden ne compte par contre pas dialoguer avec le Nord-Coréen Kim Jong Un sans garantie sur la dénucléarisation du régime.

4. La lutte contre le réchauffement climatique.

Joe Biden souhaite faire annuler les coupes fiscales instaurées par Trump, pour financer en retour les politiques climatiques, d’enseignement et de santé. Biden estime que le changement climatique est une “menace existentielle pour l’humanité” et reconnait la responsabilité humaine à cet égard. Il prévoit un plan de deux milliards de dollars pour lutter contre le changement climatique.

5. Lutte contre le racisme

Joe Biden veut lutter contre le racisme institutionnalisé aux USA, notamment au sein de la police. Il compte prendre des mesures pour résoudre les problèmes de disparité raciale dans le système judiciaire, dont la réduction des taux d’incarcération. Il n’est par contre pas en faveur d’un définancement de la police, pointée du doigt ces dernières années pour ses nombreuses bavures racistes.

6. La fin du mur de la honte.

Joe Biden s’oppose à la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique et se dit prêt à accueillir 125.000 réfugiés lors de sa première année de mandat. Il souhaite également réformer le système de visas temporaires.

7. Une politique pro IVG

Joe Biden a contribué à la mise en place de l’Obamacare et compte donc préserver le système. Il est favorable au financement public de l’IVG et ne souhaite pas y voir de nouvelles restrictions.

8. La fin de l’hégémonie du pétrole.

Biden assure vouloir vouloir se détourner à terme de l’industrie pétrolière et vouloir favoriser désormais les énergies moins polluantes. Il ne compte toutefois pas interdire l’exploitation des gaz de schiste, mais bien bloquer la délivrance de nouveaux permis sur les terres appartenant à l’Etat.

9. Les armes à feux

Dans un pays régulièrement soumis à des tueries de masse par armes à feu, Joe Biden est en faveur d’une interdiction des fusils d’assauts et soutient le principe d’un programme de rachat. Le démocrate propose de laisser le choix aux propriétaires d’armes de revendre celles-ci au gouvernement ou de les enregistrer. Il ne soutient pas une large confiscation des armes.

10. La fiscalité

Joe Biden compte entreprendre une grande réforme fiscale aux Etats-Unis. En s’attaquant principalement aux hauts revenus et aux entreprises. Il a promis de ne pas soulever de nouveaux impôts aux personnes qui gagnent moins 28.000 € par mois (400.000 dollars/an). Il compte aussi pénaliser les entreprises qui délocalisent leurs usines à l'étranger, en supprimant des emplois sur le sol américain. Et, a contrario, il compte récompenser celles qui restent en leur accordant des crédits d’impôts.