"Je vous parle aujourd'hui comme président des Etats-Unis, au tout début de mon administration, et j'envoie un message clair au monde: l'Amérique est de retour. L'alliance transatlantique est de retour", a déclaré M. Biden.

Le 46e président des Etats-Unis depuis la Maison Blanche a aussi, notamment, pointé la Chine, l'Iran et la Russie.

Soulignant que "tout le monde devait jouer avec les mêmes règles", il a mis en garde contre les "abus économiques" et une "pression" mise par le gouvernement chinois, qui "sapent les fondations du système économique international".

Les Etats-Unis doivent répondre aux "activités déstabilisatrices" de l'Iran au Moyen-Orient, a-t-il affirmé. Sans détailler ces activités imputées à Téhéran, M. Biden a confirmé la volonté de Washington de relancer l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien en associant tous les pays signataires, y compris l'Iran.

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Quant à la Russie, elle "attaque nos démocraties", a fustigé M. Biden. "Poutine cherche à affaiblir le projet européen et notre alliance de l'Otan. Il veut saboter l'unité transatlantique et notre détermination, parce qu'il est beaucoup plus facile pour le Kremlin d'intimider et de menacer des Etats seuls plutôt que de négocier avec une communauté transatlantique forte et unie."

Le nouveau président américain s'est aussi dit déterminé à "regagner" la confiance de l'Europe.

Mais "il ne s'agit pas de monter l'Est contre l'Ouest (...). Nous ne pouvons pas et ne devons pas revenir (...) aux blocs figés de la Guerre froide", a-t-il ajouté.

Enfin, concernant le climat, Joe Biden a affirmé que le monde ne pouvait plus se contenter de faire le "strict minimum" pour lutter contre le changement climatique, une "crise existentielle mondiale", au jour où les Etats-Unis sont officiellement revenus dans l'accord de Paris.

"Nous ne pouvons plus repousser ou faire le strict minimum pour répondre au changement climatique. Il s'agit d'une crise existentielle mondiale. Et nous en souffrirons tous les conséquences", a déclaré le président.

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