Le consulat et l’ambassade de Belgique ne prévoient pas de rapatriement pour le moment, il risque donc de se retrouver en séjour illégal.

En cette période trouble, les Belges sont nombreux à avoir connu des problèmes à l’étranger. Aux quatre coins du monde, des mesures sont prises pour endiguer la pandémie de Covid-2019 entre confinement forcé et rapatriement. En Australie, aucune mesure de rapatriement ou de fermeture des frontières n’est encore prise, même si les autorités belges recommandent de rentrer au plus vite au pays. Kevin Magis voyage depuis 2 ans au pays des kangourous et avait prévu son retour en Belgique depuis le mois de février. "En fait, mon visa expire le 1er avril et j’avais réservé en billet d’avion le mois dernier, explique-t-il. Le 18 mars, on m’a annoncé que mon vol était annulé et on m’a proposé un remboursement de mon billet."

Il attend toujours les 616 euros déboursés pour ce premier billet, mais ce qui l’inquiète le plus c’est le prix actuel de billets encore disponibles pour rentrer en Belgique. "J’ai une particularité, ce que je voyage avec un chat, indique-t-il. Si je veux prendre un billet d’avion maintenant pour rentrer avant le 1er avril, je dois payer 22.000 dollars australiens, soit 12.000 euros ! Les prix ont complètement explosé, c’est incompréhensible d’en arriver à des sommes pareilles."

Pour lui, il est hors de question de payer une telle somme, et il a contacté les autorités belges. "Le problème, c’est que l’espace aérien n’est pas fermé et que des vols sont encore disponibles. Il n’y a donc pas de rapatriement de prévu, souffle-t-il. Je ne pleure pas pour qu’on vienne me chercher gratuitement, mais je ne peux payer que pour des tarifs mesurés. Nous avons des groupes d’entraide avec d’autres voyageurs, et certains qui ont pu quitter l’Australie disent que les vols sont loin d’être pleins…"

Reste que Kevin doit trouver une solution pour quitter l’Australie d’ici une semaine. "Je me suis déjà renseigné pour prolonger mon visa, mais ceux qui sont dans le même cas que moi ont déjà essuyé un refus des autorités australiennes. J’ai le projet de revenir l’année prochaine pour continuer à travailler ici, et je ne peux pas me permettre de rester ici dans l’illégalité. J’ai beaucoup travaillé pendant deux ans et je ne veux pas avoir tout fait pour rien !"

Ce qu’il espère désormais, c’est faire entendre sa voix. " J’espère faire bouger les choses auprès des autorités belges, ou alors que l’Australie ferme son espace aérien. Dans ce cas, je pourrais être rapatrié en Belgique beaucoup plus facilement, lance-t-il. Vous savez, je me suis même renseigné pour un avion privé, mais là on me demandait 260.000 dollars."