Ce médecin militaire ayant le grade d'amiral s'était présenté au Texas sur un siège laissé vacant par un élu républicain parti à la retraite. Se disant "honoré" d'avoir été élu, le Dr Jackson a tweeté: "Je ne m'inclinerai jamais devant les gangs progressistes, et je serai le dirigeant conservateur que vous méritez".

L'amiral Ronny Jackson était déjà le médecin de la Maison Blanche lorsque Barack Obama était président.

Il avait une réputation sulfureuse alimentée par des problèmes d'alcool et des accusations de prescriptions excessives de médicaments au sein de l'armée, ainsi qu'à la Maison Blanche; on lui a aussi reproché une mauvaise conduite au travail.

Parfois surnommé "Candy Man" ("l'homme aux bonbons"), en raison de sa propension à prescrire des médicaments, il s'est fait remarquer par des conférences de presse inhabituellement détaillées sur Donald Trump, au cours desquelles il avait dépassé le cadre strictement médical de sa mission.

Il avait notamment vanté les "gènes incroyables" du magnat de l'immobilier et estimé que celui-ci resterait apte à exercer ses fonctions "jusqu'à la fin de son mandat et même jusqu'à la fin d'un autre mandat s'il est réélu".

Donald Trump avait voulu promouvoir le docteur Jackson à la tête du département des Anciens combattants, avant que celui-ci ne refuse finalement le poste face à la controverse soulevée par son profil.

Une pro-Trump proche des complotistes QAnon remporte un siège au Congrès américain

Autre victoire pour le Président ce soir, une candidate pro-Trump, proche du mouvement complotiste QAnon, a été élue mardi à la Chambre des représentants américaine où elle représentera un bastion républicain de l'Etat de Géorgie. Marjorie Taylor Greene était quasi-assurée de remporter ce siège à la chambre basse après sa victoire à la primaire républicaine en août. Elle commencera à siéger à la rentrée du nouveau Congrès, le 3 janvier 2021.

"Grande victoire ce soir!", a tweeté cette républicaine âgée de 46 ans.

Le président américain Donald Trump l'avait félicitée chaleureusement pour sa victoire à la primaire, sur Twitter: "Marjorie est solide à tous égards et elle n'abandonne jamais - une vraie GAGNANTE!".

Pendant sa campagne pour la primaire, Mme Taylor Greene s'était revendiquée de la mouvance pro-Trump QAnon qui se répand depuis 2017 sur les réseaux sociaux.

Ce mouvement d'extrême droite défend l'idée que Donald Trump mène une guerre secrète contre une secte mondiale composée de pédophiles satanistes.

Selon ses adeptes, les Etats-Unis sont dirigés depuis des décennies par "l'Etat profond", une organisation secrète rassemblant de hauts responsables du gouvernement, les Clinton, les Obama, les Rothschild, le puissant investisseur George Soros, des vedettes d'Hollywood et d'autres membres de l'élite mondiale.

Les premiers messages cryptiques sont apparus en 2017, écrits par un mystérieux "Q".

"Q est un patriote", avait déclaré Marjorie Taylor Greene en 2017. "C'est l'occasion d'une vie d'éliminer cette cabale mondiale de pédophiles satanistes et je pense que nous avons le président qu'il faut pour cela".

Elle avait aussi assuré que les hommes blancs étaient "le groupe le plus maltraité aujourd'hui aux Etats-Unis" et nié que les Afro-Américains soient victimes de racisme dans le pays.

"Vous savez quoi? Le racisme, c'est fini", avait-elle affirmé dans une vidéo publiée par Politico. "Les Noirs ont les mêmes droits".

Elle a en outre dénoncé "une invasion islamique", en allusion à l'élection en 2018 à la Chambre des représentants de deux femmes musulmanes.