L’inquiétude pèse sur la Défense intérieure américaine. A seulement 48 heures de l’investiture de Joe Biden à la Maison Blanche, le ministère de la Sécurité intérieure redoute de nouveaux actes de violence, dix jours après l’assaut meurtrier perpétré par des manifestants pro-Trump au siège du Congrès. 
Selon le média américain Fox News, les membres chargés de la défense du pays ont incité le FBI à contrôler les quelque 25 000 soldats de la Garde nationale prévus lors de l’inauguration de Biden à Washington. L’objectif de cette manœuvre est de prévenir tout risque de débordements qui pourraient compromettre la sécurité du nouveau président démocrate lors de sa prise de fonction. Les récentes attaques au sein du Capitole ont révélé que certains partisans de Donald Trump entretenaient des liens parfois très étroits avec des membres de l’armée américaine envoyés sur place. 

Une ville sous haute tension  

6 200 membres de la Garde nationale, et 10 000 autres soldats supplémentaires devraient assurer le bon déroulé de cette investiture, soit plus de trois fois le nombre de troupes déployées en Irak et en Afghanistan à l’heure actuelle. Tous sont « passés au crible », selon le général Daniel Hokanson, responsable du Bureau de la Garde nationale. Le Pentagone souhaite à tout prix éviter un acte II à l’insurrection du Capitole, jugée « incompatible avec l’État de droit », maintient Hokanson. 
 
Une sécurité ultra renforcée qui a transformé la ville en véritable terrain de guerre : bâtiments fédéraux et institutions entourés de barbelés et de grillages, services de surveillance de Washington accentués, trafic routier contrôlé… rien n’est laissé au hasard. Viennent s’ajouter à ces mesures sécuritaires les services secrets, la police métropolitaine de la capitale et même la police des parcs américains, qui ont été réquisitionnés afin d’accompagner l’armée le jour J. Pour le FBI, le risque zéro n’existe visiblement pas avec Donald Trump…