Le président Clinton veut sa sortie en beauté

WASHINGTON Malgré la poursuite de la violence sur le terrain, les perspectives d'une paix négociée au Proche-Orient se sont raffermies mercredi à Washington lors des négociations entre Palestiniens et israéliens sous l'égide de Bill Clinton.

Yasser Abed Rabbo, un des principaux négociateurs palestiniens, a ainsi estimé que les pourparlers en cours avaient permis de progresser vers un accord sur Jérusalem.

`Si nous nous entendons sur les détails de base, nous pourrions avoir un accord dès samedi´, a-t-il déclaré.

`Nous sommes près d'obtenir la reconnaissance de la souveraineté palestinienne sur la partie arabe orientale de Jérusalem, y compris les lieux saints, a-t-il ajouté. Mais il reste de nombreux détails à discuter´, a-t-il dit en estimant que, s'ils n'étaient pas réglés, `la voie d'un accord serait bouchée´.

Le ministre israélien des Affaires étrangères Shlomo Ben-Ami, qui dirige la délégation de son pays, a de son côté jugé acceptables les grandes lignes d'un éventuel accord de paix présenté par Bill Clinton.

Le chef de la Maison Blanche a proposé le 10 janvier comme date-limite à la conclusion d'un accord, soit dix jours avant la fin de son mandat.

La philosophie générale du projet américain est de considérer que tout `ce qui appartient aux Arabes à Jérusalem doit être transféré sous la responsabilité de l'Etat palestinien´ et de prévoir la reconnaissance par les deux camps de liens spécifiques pour accéder aux lieux saints, a dit Ben-Ami.

Selon un des négociateurs, Israël aurait proposé de transférer 95% de la Cisjordanie et de Gaza aux Palestiniens et de conserver les 5% restants pour les colonies juives, tout en cédant une surface équivalente de territoire israélien.