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Un "grand parapluie" viendra protéger la cathédrale Notre-dame des intempéries. Il s'agit dans les faits d'une bâche qui couvrira l'entièreté du bâtiment, a expliqué vendredi Charlotte Hubert, présidente de la compagnie des architectes en chef des monuments historiques sur BFMTV. 

Les flammes ont ravagé lundi une grande partie de la toiture de la cathédrale et la pluie, annoncée la semaine prochaine, pourrait endommager encore un peu plus l'édifice. Le ministre de la Culture Franck Riester avait déjà en effet mis en garde contre le risque d'effondrement si de l'eau devait s'accumuler sur le toit de la cathédrale.

"Ça redonnera une silhouette à Notre-Dame", ajoute l'architecte qui précise que le parapluie de Notre-Dame prendra la forme d'un "toit pointu, plus haut que le toit qu'elle avait". La bâche doit en effet être suffisamment grande pour permettre aux artisans de travailler dessous pour reconstruire la charpente.

Ce genre de structure avait déjà été installé en 2014 et 2015 au Panthéon lors de ses travaux de rénovation.

L'intégralité des tableaux sera retirée dans la journée

Les tableaux de Notre-Dame "n'ont pas été abîmés" et seront "sécurisés dans la journée", a annoncé vendredi le ministre de la Culture Franck Riester sur le parvis de la cathédrale rongée par les flammes lundi.

"Les tableaux à l'intérieur de la cathédrale ont été préservés des flammes et peuvent être retirés, déposés et transportés dans des réserves sécurisées (...) Ces tableaux n'ont pas été abîmés (...) ils sont dans des conditions quasi normales", s'est félicité le ministre.

"L'intégralité des tableaux sera retirée dans la journée", a précisé le ministre entouré des responsables du Patrimoine et des monuments historiques.

Les tableaux, notamment les Mays, des tableaux de grande taille offerts jadis par la corporation des orfèvres de Paris ont été déposés, soigneusement emballés et placés dans des camions qui devaient les conduire vers "des lieux sécurisés", probablement au Louvre.

© AP
Parmi ces tableaux figurent notamment des oeuvres de Laurent de La Hyre et de Charles Le Brun, deux peintres du XVIIe siècle.

Après la mise à l'abri de ces trésors, il ne devrait rester dans la cathédrale que quatre oeuvres, également intactes, mais qui ne sont pas encore accessibles pour des raisons de sécurité.

"Nous sommes aujourd'hui dans un état d'esprit très positif concernant les oeuvres qui étaient dans la cathédrale", a dit M. Riester.