"Je pense que la discussion est sur la bonne voie (...) J'espère que nous aurons une discussion finale fructueuse et un bon résultat pour montrer notre solidarité", a estimé Gordan Grlic Radman en arrivant à une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l'Alliance atlantique à Berlin.

L'opposition de dernière minute affichée par la Turquie, membre de l'Alliance, à l'intégration des deux pays nordiques fait peser une incertitude sur l'aboutissement du processus.

"Je suis convaincu que les alliés que nous sommes verront d'un oeil constructif et positif leur adhésion à cette alliance", a cependant déclaré le secrétaire général délégué de l'Otan, Mircea Geoana, qui s'est aussi dit confiant dans la possibilité d'atteindre un consensus.

La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a même assuré que ces deux adhésions pourraient intervenir "très rapidement".

"L'Allemagne a tout préparé pour que le processus de ratification soit rapide", a-t-elle indiqué au lendemain des échanges avec les chefs de la diplomatie des deux pays nordiques, présents à Berlin.

"De nombreux pays ont souligné qu'il était important qu'il n'y ait pas de zone grise interminable", a-t-elle poursuivi, en référence au délai entre la candidature et l'intégration effective des nouveaux entrants.

Sous l'effet de la guerre en Ukraine, les deux pays s'apprêtent à tourner la page de décennies de non-alignement militaire.

La Finlande doit officialiser sa candidature ce dimanche, avant une réunion décisive du parti au pouvoir en Suède en vue d'une probable demande d'adhésion commune des deux pays.

La Turquie reproche à la Suède et la Finlande de faire preuve d'une trop grande mansuétude vis-à-vis du Parti des travailleurs du Kurdistan, le PKK.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, s'est toutefois dit prêt à en discuter avec les deux pays, ainsi qu'avec les autres nations de l'Otan.