Ces réserves comprennent un stock, doté d'un budget de 540,5 millions d'euros, incluant des équipements et des médicaments, des vaccins et d'autres traitements permettant de soigner des patients exposés à des agents chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN). La production de ces équipements et médicaments pourrait s'avérer difficile en temps de crise et les réserves nationales insuffisantes, explique la Commission dans un communiqué.

Quant à la réserve de décontamination, elle comprendra du personnel et des équipements en vue de décontaminer des personnes, des infrastructures, des bâtiments, des véhicules ou des équipements critiques. Elle sera développée et hébergée par la Croatie, l'Allemagne et l'Espagne et sera financée à 100% par l'UE, qui lui allouera un budget initial de 66,7 millions d'euros.

L'UE a d'ores et déjà mobilisé sa réserve médicale en vue de fournir des comprimés d'iodure de potassium (protection contre les effets nocifs de radiations): quelque 3 millions de pastilles d'iode ont déjà été livrées à l'Ukraine par l'intermédiaire du mécanisme de protection civile de l'Union, avec l'aide de la France et de l'Espagne.