Cette mesure s'applique aux voyageurs UE venant d'Autriche, Belgique, France, Italie et Luxembourg. Elle suscite les "inquiétudes" de la Commission, au regard des "principes généraux du droit européen de proportionnalité et de non-discrimination", a déclaré ce porte-parole, Christian Wigand, lors du point de presse quotidien.

Au total, 71 pays jugés à risque sont concernés par cette quarantaine à l'hôtel d'un minimum de 10 jours destinée à lutter contre l'importation de nouveaux variants du coronavirus, selon le gouvernement irlandais.

Après des contacts ces derniers jours avec les autorités irlandaises, l'exécutif européen leur a envoyé une lettre "pour demander des éclaircissements sur les critères utilisés pour déterminer les pays" concernés par cette quarantaine obligatoire.

"La Commission estime que l'objectif poursuivi par l'Irlande (...) peut être atteint avec des mesures moins restrictives", a-t-il poursuivi, ajoutant que des exceptions devaient être prévues pour les voyages essentiels, conformément à une recommandation du Conseil sur laquelle les Etats membres se sont mis d'accord.

Les autorités irlandaises ont dix jours pour répondre à ce courrier, a-t-il précisé.

La Commission européenne a déjà envoyé des lettres de ce type à plusieurs pays de l'UE, dont elle jugeait les mesures de restriction de circulation liées à la Covid-19 disproportionnées. La Belgique en a fait partie, pour avoir introduit fin janvier une interdiction complète des voyages non essentiels à travers ses frontières. Cette interdiction a même été prolongée à deux reprises, au grand dam de la Commission européenne. L'interdiction prend fin ce dimanche.