"Les règles de précaution ne sont plus appliquées", avertissent les observateurs. L'Ukraine se trouvait au milieu d'une vague de contaminations due au variant Omicron juste avant son invasion par l'armée russe, le 24 février. Près de 900.000 cas ont été enregistrés dans le pays en février tandis que le taux de test positifs y atteignait les 60%.

"Les abris, bus, trains et hôtels sont bondés", selon l'experte en matières sanitaires de l'IFRC Petra Khoury. "Comme le nombre de tests va diminuer à cause de la guerre, le suivi de la situation sanitaire dans le pays va être plus difficile."

Les pays voisins de l'Ukraine comme la Moldavie et la Roumanie, où sont accueillis les réfugiés ukrainiens, possèdent un taux de vaccination faible, avec respectivement 39,9% et 41,8% de citoyens possédant un schéma vaccinal complet, ce qui fait craindre une propagation du virus dans ces pays également.

Au total, plus de 1,5 millions de réfugiés ont quitté l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe, selon les chiffres publiés dimanche sur Twitter par le Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi.