"Il est très difficile de dire" combien de personnes pourraient quitter leur pays si une solution n'est pas trouvée pour les exportations ukrainiennes, a-t-il dit à la presse à Genève. Mais il ne peut penser à aucun autre scénario que celui de davantage de réfugiés si la crise alimentaire s'ajoute aux conflits, aux désastres et au réchauffement climatique.

M. Grandi appelle à nouveau à trouver une solution sur le blocage des ports et à mettre un terme aux affrontements. Les conséquences notamment au Sahel pourraient pousser la population des pays de cette région à fuir vers d'autres Etats.

Sur les réfugiés ukrainiens, M. Grandi ne pensait pas qu'autant parmi eux demanderaient la protection à moyen terme de pays européens. Près de 3,3 millions de personnes l'ont requise parmi plus de 7 millions de départs du pays, un nombre qui augmente, dit également le Haut commissaire. Des millions de personnes sont en revanche à nouveau en Ukraine, sans qu'il ne soit possible de savoir si elles vont rester.

Le Haut commissaire appelle les gouvernements à ne pas diminuer leurs quotas de réinstallation de réfugiés parce qu'ils auraient accueilli beaucoup d'Ukrainiens. "Le partage de la charge peut être résolu" sans affecter ceux-ci, ajoute-t-il.

Des Etats comme les Etats-Unis et le Canada se sont déjà engagés sur cette question. M. Grandi se dit "confiant" que la situation ukrainienne ne provoquera pas d'impact sur les offres de réinstallation qui sont déjà inférieures à 1% des besoins.