"Chaque nouvel outil sûr et efficace contre le Covid-19 est un pas de plus vers la maîtrise de la pandémie", a commenté le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

L'OMS a déjà homologué le vaccin de Pfizer-BioNTech, ainsi que celui d'Astrazeneca-Oxford fabriqué en Inde et en Corée du Sud. Ces vaccins nécessitent l'injection de deux doses et celui de Pfizer ne peut être stocké qu'à des températures ultra-froides.

A l'inverse, le sérum de Johnson & Johnson peut-être maintenu dans un réfrigérateur classique.

Le feu vert donné vendredi permet d'intégrer ce vaccin au système Covax mis en place par l'Alliance pour les vaccins (Gavi), l'OMS et le CEPI, la branche recherche du mécanisme, pour tenter d'assurer une distribution équitable des vaccins qui ne sont pas encore fabriqués en quantités suffisantes pour satisfaire la demande.

Le Dr. Tedros a indiqué que le système Covax espérait recevoir "le plus vite possible" 500 millions de doses du nouveau vaccin. Bruce aylward, un conseiller du directeur général a précisé qu'il espérait les premières doses "en juillet ou même avant".

Dans la foulée de l'annonce de l'OMS, la France a donné son feu vert au vaccin unidose, en recommandant de l'utiliser "de manière préférentielle" dans les zones où l'épidémie est "particulièrement active".

L'autorité sanitaire estime que ce vaccin américain à injection unique, le quatrième à être autorisé en France, "peut être utilisé à partir de l'âge de 18 ans", "y compris chez les personnes âgées de 65 ans et plus et/ou" à risque de faire des formes graves de Covid.