"Nous ne pouvons ignorer que le corps électoral est resté profondément divisé malgré le passage des années", a-t-il reconnu dans une allocution télévisée, après l'annonce de la victoire écrasante des opposants à l'indépendance, ses partisans ayant appelé à bouder le scrutin.

A cet égard, le chef de l'Etat s'est contenté de prendre acte du "contexte de forte abstention". La participation n'a été en effet que de 43,9%, moitié moins que lors des deux référendums précédents.

Emmanuel Macron a surtout insisté sur la nécessité de préparer "une période de transition qui libère de l'alternative binaire entre le oui et le non et doit nous conduire à bâtir un projet commun".

Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer, qui se trouve sur place "à ma demande", a-t-il dit, "est à votre écoute dès maintenant pour préparer cette nouvelle étape".

Il a cité non seulement les questions institutionnelles et juridiques pour bâtir une "nouvelle organisation politique" mais aussi déroulé la liste des problèmes à résoudre en Nouvelle-Calédonie: "la situation économique, la situation sanitaire, la relance, l'équilibre des comptes publics", "la réduction des inégalités qui fragilise l'unité de l'archipel, la stratégie nickel, l'autonomie alimentaire et énergétique, le foncier, la fiscalité, une croissance plus juste et plus respectueuse de la nature", sans oublier "la situation des femmes calédoniennes".

"Nous aurons à construire une place pour la Nouvelle-Calédonie dans cette région indo-pacifique en pleine recomposition", a ajouté le chef de l'Etat, à propos de ce sujet géopolitique majeur pour Paris.

Le Premier ministre Jean Castex a souligné de son côté que "ce 12 décembre ne constitue donc en aucun cas une fin, mais une étape essentielle pour la Nouvelle-Calédonie".

"Dans la continuité de l'esprit qui a présidé aux accords de Matignon et de Nouméa, un nouveau dialogue va se mettre en place", a-t-il rappelé.