Des chasseurs-bombardiers basés sur le porte-avions français Charles de Gaulle ont frappé lundi le groupe Etat islamique (EI) en Irak pour la première fois depuis le déploiement du navire en Méditerranée orientale, a annoncé le chef d'état-major des armées.

"Nous avons frappé à Ramadi et à Mossoul en appui au sol de forces locales qui étaient en progression contre des troupes de Daech", acronyme de l'EI en arabe, a déclaré le général Pierre de Villiers à bord du porte-avions.

Ce premier engagement intervient dix jours après les attentats de Paris, les plus meurtriers jamais commis en France, qui ont fait 130 morts et ont été revendiqués par l'EI.

Concernant les frappes en Syrie, qui abrite des centres de commandement et de recrutement ainsi que des ressources pétrolières de l'EI, "c'est une question d'heures, de jours", a ajouté le général de Villiers.

Les 26 chasseurs embarqués sur le Charles de Gaulle triplent la capacité de frappes française dans la région, en s'ajoutant aux 12 appareils stationnés aux Emirats arabes unis et en Jordanie (respectivement six Rafale et six Mirage 2000).

"Nous allons intensifier nos frappes, nous allons choisir des cibles qui feront le plus de dégâts possibles à cette armée terroriste", avait déclaré dans la matinée le président français François Hollande.

La France avait initialement prévu de dépêcher son porte-avions dans le Golfe mais a décidé d'accélérer son engagement après les attentats de Paris en l'envoyant en Méditerranée orientale, plus près du théâtre syrien.