"Après deux ans de pandémie, nous nous trouvons dans une phase de gestion différente (...) celle d'une cohabitation avec le virus," a annoncé le ministre de la Santé Thanos Plevris lors d'une conférence de presse.

Les nouveaux cas et les hospitalisations en soins intensifs sont en baisse et 85% des adultes grecs sont vaccinés, a-t-il déclaré.

La Grèce, dont l'économie dépend du tourisme pour environ un quart du produit intérieur brut (PIB), a supprimé en février les tests de dépistage obligatoires pour les voyageurs titulaires d'un certificat de vaccination européen.

De plus, il ne sera plus nécessaire de présenter un pass vaccinal dans les restaurants, les bars et les magasins à partir du 1er mai, tandis que le port du masque ne sera plus obligatoire à l'intérieur dès le 1er juin.

Le gouvernement a indiqué que ces mesures seraient révisées d'ici le 1er septembre selon l'évolution de la pandémie.

Le ministre a rejeté le modèle de "zéro Covid" adopté par la Chine, qui a vu la ville de Shanghai confiner la plupart de ses 25 millions d'habitants.

"Nous ne croyons pas en une logique de zéro Covid", a-t-il affirmé, la qualifiant d'"échec" contre la haute contagiosité du variant Omicron.

"Les mesures de restriction sévères avaient un sens au début de pandémie, ce qui n'est désormais plus le cas," a déclaré M. Plevris.

Avec une population de 10,7 millions d'habitants, la Grèce déplore plus de 28.000 décès à la suite de complications liées au virus.

Plus de 3,2 millions de cas ont été enregistrés dans le pays depuis l'apparition de la pandémie en février 2020.