Depuis l'apparition du coronavirus, Didier Raoult déchaîne les passions en France. Ses plus fervents admirateurs n'hésitent pas à le défendre bec et ongles sur toutes les plateformes possibles et imaginables, de Twitter à YouTube en passant par Facebook et Instagram. Sur Facebook plus particulièrement, un groupe public intitulé "Didier Raoult vs Coronavirus" a même été créé et celui-ci suscite toujours autant d'engouement puisqu'il rassemble plus de 450.000 membres. La plupart des publications recensées sur ce groupe concernent la deuxième vague de l'épidémie, la fiabilité de l'hydroxychloroquine ou tout simplement des messages de soutien envers le professeur Didier Raoult.

A la surprise générale de tous les membres de ce groupe, "Didier Raoult vs Coronavirus" a été suspendu pendant deux jours le week-end dernier, sans qu'aucune véritable explication ne soit donnée. Les membres qui tentaient d'accéder au groupe pouvaient alors lire : "Votre groupe a été désactivé car il ne respecte pas les standards de la communauté."

Alors qu'elle n'a pas pour habitude de communiquer publiquement les raisons qui la poussent à fermer temporairement une page, un groupe ou un profil temporairement, l'entreprise américaine a fait savoir à BFM que "Didier Raoult vs Coronavirus" avait été supprimé "par erreur". Arthur Benchetrit, l'un des modérateurs du groupe interrogé par BFM, insiste sur le rôle de la communauté dans la réactivation du groupe. "Certains membres du groupe sont allés jusqu'à contacter des dirigeants de l'entreprise en message privé, sur Facebook ou LinkedIn, ce qui a pu jouer". Par contre, et comme il l'explique à LCI, il ne croit pas que cette désactivation soit une erreur. Cet entrepreneur dans l'immobilier avoue avoir reçu "quelques alertes" de la part du réseau social. "Cela fait près d'un mois et demi que nous subissons une modération énorme", explique-t-il. La modération de Facebook est d'ailleurs très active avec "une dizaine de publications effacée chaque jour". Une situation qui était devenue "récurrente et stressante" avoue Arthur Benchetrit qui gère ce groupe avec 13 autres personnes.

Ces derniers temps et avec l'apparition du COVID-19, Facebook a durci sa modération concernant les "fake news". Les publications mettant en danger les membres de la plateforme sont ainsi plus rapidement supprimées qu'auparavant.