Le maire de New York la considère comme un "symbole de la haine".

Suite aux violences qui ont secoué Charlottesville, plusieurs villes américaines ont décidé de faire la chasse aux monuments ou symboles affiliés à l'extrême droite. A New York, le maire Bille de Blasio a annoncé la démolition d'une plaque commémorative : "La plaque commémorative en l'honneur du maréchal Pétain, collaborateur nazi, située sur la promenade du 'Canyon of Heroes', sera la première à être retirée", écrit-il sur Twitter. Plusieurs experts doivent définir des critères à propos des édifices à supprimer. "C'est le début d'un travail qui se situera sur le long terme, à propos de l'évaluation des structures publiques et des œuvres artistiques publiques controversées", a déclaré le porte-parole de la mairie Eric Philipps au New York Post.


"Une plaque qui n'a plus lieu d'être"

Peu le savent et pourtant, de manière assez discrète sur un trottoir de Broadway, une plaque de granite en l'honneur du maréchal Pétain a été déposée en 1931, avant la Seconde Guerre Mondiale et l'Holocauste. Non loin de celles du général de Gaulle et de Winston Churchill, elle était destinée, à l'époque, à honorer les héros de Verdun lors de la Première Guerre. Seulement 9 ans ans plus tard, Philippe Pétain s'est octroyé le titre de chef d’état français, à la tête du régime autoritaire de Vichy. Début mai, le député américain Div Hikind avait déjà réclamé ce retrait. Il s'était d'ailleurs indigné dans une interview accordée au Jerusalem Post : "Le fait qu'il ait été un héros durant la Première Guerre mondiale ne justifie pas qu'il ait son nom ici. C'est inacceptable. Il était impliqué dans la solution finale, purement et simplement"


Mercredi, une plaque célébrant la mémoire du général sudiste Robert E. Lee a déjà été retirée de New York.