"Etre président ou présidente de la République, ça ne s'improvise pas, c'est un long chemin, il faut pouvoir endosser des responsabilités, il faut pouvoir en être digne et aujourd'hui je pense que la pré-candidature un peu précipitée d'Éric Zemmour est en train de tourner au fiasco" après ce "geste totalement indigne", a jugé sur LCI la présidente de la région Ile-de-France.

"Etre président ou présidente, c'est une crédibilité. On confie au président de la République à la fois les codes du nucléaire, donc on ne peut pas les confier à quelqu'un d'impulsif. On lui confie ses économies, donc il faut qu'il soit aussi bon gestionnaire. On lui confie l'avenir de ses enfants, il faut qu'il soit visionnaire et avoir une vision c'est pas juste être monomaniaque sur un seul thème, l'immigration", a-t-elle ajouté.

"On ne s'improvise pas président de la République, il faut être digne, il faut être respectueux, il faut être à la hauteur", a critiqué sur Cnews Michel Barnier, un autre candidat à l'investiture LR.

La candidate RN à la présidentielle Marine Le Pen avait estimé dimanche que "de manière générale, la mue de polémiste en candidat à la présidentielle ne s'est pas faite" et qu'il "n'a pas l'air très à l'aise dans cet exercice", en allusion au déplacement chahuté du polémiste à Marseille.

Pour le candidat écologiste Yannick Jadot, "ça fait longtemps qu'il est disqualifié pour la présidentielle".

Eric Zemmour a été "condamné pour haine raciale" et "le doigt d'honneur ça fait des mois qu'il le fait à la France, ça fait des mois qu'il le fait aux musulmans, ça fait des mois qu'il le fait aux juifs, ça fait des mois qu'il le fait aux valeurs de la République", a-t-il dénoncé lundi sur RTL.

Dans les colonnes de L'Express, un ancien soutien d'Eric Zemmour et ex-collaborateur de Marion Maréchal, Pierre Meurin, parti dès le mois d'août, reproche au polémiste de ne pas avoir "quitté le couloir de l'intellectuel sans concession", avec un "ton pour le moins anxiogène" et une presque "candidature teintée de désespérance".

Eric Zemmour, qui pourrait annoncer sa candidature à l'Elysée dans les tout prochains jours, a reconnu dimanche un geste "fort inélégant" au lendemain d'un échange de doigts d'honneur avec une passante à Marseille qui a créé la polémique.

Il s'agit d'une rare concession du probable candidat depuis le lancement de la pré-campagne à Toulon mi-septembre de l'essayiste, familier des polémiques et condamné à deux reprises pour provocation à la haine raciale.