"Nous pensons que la répartition en Europe a échoué et que de nombreux États la rejettent", a estimé le chef du gouvernement autrichien, en référence aux pays d'Europe centrale qui refusent d'accueillir des migrants arrivés en Grèce ou en Italie. "Cela ne marchera pas ainsi, mais en protégeant mieux les frontières extérieures, en luttant ensemble contre les trafiquants et en envoyant de l'aide sur place", a ajouté M. Kurz, un conservateur, à la chancellerie, à Vienne.

La présidente de la Commission européenne, l'Allemande Ursula von der Leyen, a proposé d'abolir le règlement de Dublin, pilier contesté de la politique d'asile dans l'UE. Ce règlement veut que les demandes d'asile soient traitées par le premier pays de l'UE dans lequel le migrant est arrivé. "Si nous intensifions nos efforts (au niveau européen), nous attendons des États membres qu'ils intensifient eux aussi leurs efforts", avait-elle affirmé.

Sur le plan économique, l'Autriche s'était opposée au plan de relance proposé cet été par la France et l'Allemagne. Avec les Pays-Bas, elle a pris la tête d'une coalition de pays dits "frugaux", qualifiés "d'égoïstes" par le président français Emmanuel Macron. Elle a finalement donné son feu vert au projet après avoir négocié une baisse de sa contribution. "Il ne s'agit pas d'être contre qui que ce soit, mais l'Union européenne, c'est plus que l'Allemagne et la France, et c'est une bonne chose", a affirmé Sebastian Kurz.