Ce dimanche soir était diffusé la très attendue interview de Meghan et Harry par Oprah Winfrey sur la chaîne américaine CBS. Un entretien de deux heures, durant lequel l'ancien couple royal s'est confié sans tabou sur leur vie passée au sein de la monarchie britannique. Ils ont notamment révélé que certains membres du palais de Buckingham s'étaient montrés inquiets quant à la couleur de peau qu'allait avoir Archie. Le palais aurait même refusé d'accorder un titre de noblesse à l'enfant. Meghan est également revenue sur le profond mal-être qu'elle a ressenti durant cette période, avouant même avoir eu des pensées suicidaires.

Des révélations qui ont eu l'effet d'une bombe partout dans le monde mais particulièrement en Angleterre. De l'autre côté de la Manche, la presse ne sait plus où donner de la tête pour couvrir le sujet. En Une de tous les journaux, les révélations chocs du couple mais également les avis très mitigés des experts. Robert Jobson, spécialiste de la famille royale britannique, révèle notamment dans les colonnes du Daily Mail qu'à ses yeux la seule gagnante de cette "nouvelle débâcle" est Oprah Winfrey.

" Le duc et la duchesse de Sussex, obsédés par eux-mêmes, ont déversé leurs problèmes sur des millions de personnes. J'avais l'impression de m'immiscer dans un chagrin privé. Par endroits, c'était terriblement grincheux, parfois difficile à regarder ", explique-t-il. Il n'hésite d'ailleurs pas à critiquer ouvertement le comportement de Meghan Markle, mettant en avant ses qualités d'actrices "surcotées" pour livrer une performance "guindée et clairement mise en scène". Selon lui, qualifier la famille royale de raciste est épouvantable et malhonnête. Il ne comprend pas comment le couple peut affirmer soutenir la reine Elizabeth durant tout l'entretien et attaquer en même temps certains membres de la famille royale "de manière déplacée".

Sur Twitter, les téléspectateurs britanniques ont appelé le prince Harry et Meghan Markle à être "dépouillés" de leurs derniers titres royaux à la suite de cette interview explosive, certains accusent même le couple d'être irrespectueux envers la reine.

"Une interview dévastatrice"

Du côté du Telegraph, les experts sont unanimes: cet entretien était à la fois ce qu'ils attendaient et à la fois tout l'inverse également. " Nous savions que ce serait de la télévision à succès. Mais ce que nous n'avions pas prévu à propos de l'interview du duc et de la duchesse de Sussex, c'est à quel point leur «vérité» allait être pure ", relate la journaliste Camilla Tominey. Elle compare cette interview à un film hoolywoodien et décrit la vérité du couple à des coups incessants. " On peut penser à ceux qui ramassent les pièces au palais de Kensington en ce moment suite à ces révélations (...) Et comme si cela n’était pas assez accablant, l’aveu en larmes de Meghan révélant avoir envisagé le suicide a réussi à enfoncer l’avant-dernier clou dans le cercueil de la réputation déjà bien rodée de la famille royale ".

Pour conclure, l'experte a quelque peu attaqué le couple, affirmant "qu'ils ont été contraints de signer des accords avec Netflix et Spotify parce qu'ils n'avaient pas d'argent". Meghan Markle, en particulier, en a pris pour son grade, puisque la journaliste a même déclaré "que si pour elle "Maman' est le titre le plus important, elle veut pourtant que son fils soit un prince".

Pour ce qui est du Guardian ou du Sun, les deux journaux préfèrent ne pas se positionner sur le sujet et se concentrent sur les révélations "sensationnelles" de Meghan Markle. La BBC de son côté se contente de qualifier l'interview de "dévastatrice" pour la monarchie et d'un "coup dur pour l'institution". Le média affirme n'entendre là qu'un seul son de cloche et s'interroge sur ce que le Palais de Buckingham pourrait bien avoir à dire sur le sujet.

Finalement, le Times a lui joué la carte de la sécurité en mettant en avant le discours du Commonwealth de la reine adressé à la nation ce dimanche. Si la reine ne s'est pas exprimée sur cette interview polémique, qui à ce moment était sur le point d'être diffusée, elle a néanmoins subtilement fait allusion à Meghan et Harry. " Le contact avec notre famille est essentiel en cette période ", a-t-elle déclaré.