Chaque jour, l'astronaute Thomas Pesquet diffuse photos et vidéos de sa mission en cours dans l'espace, au sein de la Station spatiale internationale (ISS). Il tient ses abonnés au courant de ce qu'il fait durant ses journées, de ce qu'il voit depuis la station spatiale, et donne aussi régulièrement quelques explications sur le fonctionnement de celle-ci. Il y a une quinzaine de jours notamment, l'astronaute français a publié sur Twitter une vidéo démontrant l'utilité du "Canadarm", un bras articulé de 17 mètres de long, "indispensable pour la maintenance extérieure mais surtout pour attraper des cargos ravitailleurs apportant nourriture et matériel scientifique".

 

Sauf que Thomas Pesquet n'avait pas remarqué que sa vidéo montrait également un trou causé par un débri spatial dans le bras articulé. Il n'est pas le seul à être passé à côté, rapporte le Huffington Post, car ce n'est que 16 jours plus tard, lors d'une inspection de routine, que l’Agence spatiale canadienne a repéré et signalé le coup.


Heureusement, le débris n'a endommagé que faiblement le "Canadarm", mais la problématique des déchets spatiaux n'est pas pour autant à prendre à la légère pour les responsables de l'ISS. Les institutions spatiales surveillent environ 23.000 gros débris qui "flottent" dans l'espace, qui pourraient causer une grave collision. Celui qui a heurté la Station spatiale internationale n'a pas touché d'endroits sensibles, et ne devait pas être très gros, ce qu'il fait qu'il n'est pas détectable par les radars.