Selon le Wall Street Journal, le New York Times et le Washington Post, l'inculpation porte sur des avantages en nature accordés au directeur financier de la holding, Allen Weisselberg, fidèle parmi les fidèles de Donald Trump, et présumés non déclarés au fisc.

M. Weisselberg devrait être présenté jeudi à un juge, qui lui signifiera les chefs d'accusation retenus contre lui, selon les médias américains. L'acte d'inculpation devrait alors être rendu public.

L'ancien président américain et les membres de sa famille ne devraient pas être inquiétés, au moins dans un premier temps, par les procureurs qui enquêtent depuis deux ans sur l'entreprise immobilière qui gère également des hôtels de luxe et des clubs de golf.

L'inculpation d'Allen Weisselberg viserait, de l'avis général, à le mettre sous pression afin qu'il accepte de collaborer avec les enquêteurs pour apporter à l'accusation davantage d'éléments à charge.

Sollicité, il y a plusieurs semaines, pour déterminer si des poursuites pouvaient effectivement être engagées, un grand jury a donné son feu vert au procureur de Manhattan, Cyrus Vance, pour aller de l'avant, selon les trois quotidiens.

Ces inculpations, si elles sont confirmées, seraient un revers pour Donald Trump qui laisse entendre qu'il pourrait être candidat à l'élection présidentielle de 2024.

Il reste très présent sur la scène politique, demeure l'homme fort du Parti républicain et a repris la semaine dernière les grands meetings qui ont fait sa marque de fabrique.

Comptable de formation, Allen Weisselberg, 73 ans, a fait l'essentiel de sa carrière dans l'empire immobilier de la famille Trump, au sein duquel il était entré en 1973.

Lorsque Donald Trump était entré à la Maison Blanche en 2017, il avait été chargé de gérer la Trump Organization avec les deux fils du nouveau président, Eric et Donald Jr.